‹ Cours de navigation intérieure, fleuves & rivièresChapitre 23 sur 104 · T ■ — TC · texte numérisé non relu

T ■ — TC

Si on suppose pour simplifier n = 2w, l’équation précédente devient :

On serait ainsi conduit à donner au radier une épaisseur généralement bien supérieure à celle que l’expérience a démontrée être suffisante.

U faut donc admettre que le radier résiste, soit comme un monolithe élastique, soit comme une voûte, selon son mode de construction.

J’ai déjà fait observer précédemment qu’on doit autant que possible éviter de faire résister la maçonnerie à l’extension. Cette prescription s’applique à plus forte raison au béton qui contient une plus grande proportion de mortier et qui est plus exposé aux mal façons.

Or, une couche horizontale de béton, formant le radier d’une écluse, travaillera nécessairement à l’extension quand elle aura à résister à une sous pression. La fondation en béton constitue donc un système qui peut être commode en exécution, mais qui est théoriquement défectueux et qu’on ne devrait employer qu’à défaut de pouvoir économiquement en admettre un autre.

En d’autres termes, il y a lieu d’examiner s’il n’est pas possible de faire le radier en maçonnerie disposée sur toute son épaisseur comme une voûte renversée, c'est-à-dire dont les divisions successives seraient tracées non pas suivant des assises horizontales ou enchevêtrées, mais suivant les plans de joints d’une voûte en plate-bande ou d’une voûte

Résistance du radier.

Calcul de l’épaisseur d’un

radier monolithe.

en arc de cercle, selon qu’on juge à propos d’avoir un plat fond horizontal ou légèrement concave.

L’opinion que je viens d’émettre est contraire à l’usage. Même lorsque la fondation se fait à l’abri de batardeaux indépendants, en mettant à sec le fond naturel au moyen d’épuisements; c’est-à-dire lorsqu’on pourrait employer la maçonnerie ordinaire, on forme souvent les massifs de fondation des bajoyers et du radier avec du béton coulé à sec. (GraefT, Construction des canaux et des chemins de fer , page 89.)

Je pense qu’on aurait plus de garanties de solidité en composant ce massif avec de la maçonnerie ordinaire et en le divisant suivant la forme de voussoirs.

Au reste, je vais indiquer la manière de calculer l’épaisseur dn radier dans l’un et l’autre cas, et la comparaison des formules et de leurs résultats fera mieux ressortir les avantages du système que je crois préférable.

Je considère d’abord un radier eu béton formant un massif imperméable sur lequel reposent d’abord les batardeaux de construction et plus tard les bajoyers.

Je représente comme précédemment par :

2 1 la largeur de la fouille; c’est donc l’écartement des deux batardeaux à leur base, s’il s’agit des travaux de construction, et c’est la largeur comprise entre les bajoyers s’il s’agit d’une mise à sec après la construction.

h la différence de niveau entre le dessus du radier et l’eau qui entoure les bâlardeaux.

e l’épaisseur du radier dont je suppose la surface horizontale. Je suppose en outre cette épaisseur constante.

r. et tc’ le poids en tonnes d’un mètre cube d’eau et d’un mètre cube de la maçonnerie du radier.

aï la pression ou l’extension maximum que l’on peut faire supporter par mètre carré à la maçonnerie du radier, la dite pression ou extension exprimée en tonnes.

Le massif du radier, pris d’une part entre le sol à sa partie inférieure et d’autre part entre les bâtardeaux ou bajoyers doit être considéré comme un solide encastré à ses deux extrémités et chargé uniformément sur toute sa longueur.

Son plus grand moment de rupture se produit donc à chacun des points d’encastrement et a pour expression :

En représentant par p la pression effective par mètre courant.

Considérant une tranche d’un mètre de largeur la pression par mètre courant est de :

ou

En supposant pour simplifier - = 1T et n — 2T.

Le moment résistant qu’on représente ordinairement par :

Rab*

est ici d’après les notations adoptées :

on a donc l’équation :

nse2

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