‹ Cours de pathologie interneChapitre 103 sur 232 · OEDÈME COMPACTE · texte numérisé non relu

OEDÈME COMPACTE

mentà ces troisauteurspardes faits nombreux tirés d’Auvily , de Billard, de M. Léger, de M. Blanche, où l’ouverture des corps a montré les poumons à l’état naturel ou à peine* congestionnés.

L’opinion d’Andry et. d’Auvily fut généralement adoptée ; la principale cause, selon eux, était le froidhumide : non-seulement, disaientils , il supprime la transpiration cutanée , mais encore il coagule , il congèle même les sucs séreux et adipeux , et endurcit les tissus. Les objections se présentent ici naturellement Comment ces auteurs peuvent-ils prétendre qu’il y a coagulation et congélation des sucs, . lorsque, dans les mêmes écrits , ils ajoutent que des incisions après la mort font écouler une sérosité abondante des parties malades? Comment ont-ils cru que les tissus étaient indurés , lorsqu’après l’issue de cette sérosité ils trouvaient les parties plus flasques et plus molles que dans l’état naturel? Comment la coagulation et la congélation n’atteignentelles pas le sang stagnant dans le derme le plus voisin des agents extérieurs? Auvily, dont le travail'consciencieux est certainement le plus important qui ait été fait à cette époque a , sans aucun doute , été induit en erreur par la confusion qu’il faisait de plusieurs affections différentes. Comment parvenir à la connaissance parfaite d’une maladie, quand vous êtes obligé de la regarder comme inflammatoire (érésipèle, et en même temps alonique ( endurcissement adipeux) ; quand, ««après avoir trouvé une dureté et une adhérence de la peau, sans écoulement de sérosité (endurcissement adipeux), vous rencontrez delà rénitence, une légère mobilité des téguments et une sérosité abondante (œdème); quand vous voyez la peau livide ou décolorée indifféremment, etc., et que vous ne faites aucune distinction entre ces divers états ? Or, voilà où en était la science. Je dois à la vérité d’ajouter qu’Andry et Auvity ont eu le mérite de fixer l’attention sur cette maladie des nouveau-nés, qu’ils ont combattu avec succès plusieurs erreurs accréditées sur celte matière , qu’ils ont perfectionné le traitement, et que leurs écrits doivent être encore consultés.

Le professeur Seb. Liberali , dans un mémoire inséré parmi ceux de l’Athénée de Trévise, partage l’opinion d’ Auvity sur l’action du froid : il a aussi fréquemment trouvé des inflammations internes; mais, comme il ne les regarde pas comme primitives ,' ce n’est plus ici le lieu de discuter cette question. Au reste, même confusion des divers états.

Je laisserai de côté les théories de Naudeau, Alard , Souville , etc. , parce qu’elles me paraissent avoir été renversées par tout ce qui a été écrit depuis, et qu’elles sont abandonnées.

Passons à des travaux plus modernes et qui méritent un examen particulier : ce sont ceux i

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