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HÉMORRAGIES

Les hémorragies des plèvres sont rares et l’épanchement qu’elles produisent se reconnaît aux mêmes signes que l’épanchement séreux.

IIe CLASSE.— LÉSIONS DE SÉCRÉTION.

EXALATION SEREUSE. — HYDROTHORAX.

C’est l’hydropisiedes plèvres. Elle résulte tantôt de l’hypersécrétion des plèvres (hydrothorax actif), tantôt d’une diminution dans la faculté absorbante des extrémités veineuses , ou bien d’un obstacle au cours du sang dans les troncs veineux où se rendent cellesci (hydrothorax passif). Il peut, comme toutes les autres hydropisies , reconnaître pour cause première un obstacle au cours du sang.

Il sera toujours fort difficile de distinguer de la pleurésie aiguë légère un hydrothorax actif; souvent aussi une pleurésie chronique laisse à sa suite un épanchement séreux qui ne diffère en rien d’un hydrothorax non précédé d’inflammation.

Le liquide de l’hydrothorax n’occupe ordinairement qu’un des côtés du thorax. La quantité en est très-variable. Dans uri cas vu par Laënnec, la plèvre droite contenait douze livres de sérosité incolore et limpide. La plèvre , plus blanche que dans l’état normal, est intacte. Comme dans les épanchements pleurétiques, le poumon correspondant à l’épanchement est comprimé, refoulé vers la colonne vertébrale et le sommet du thorax,

tandis que le diaphragme, le foie ou la rate, selon le côté affecté, sont repoussés en bas.

Causes. Elles sont les mêmes que celles des autres hydropisies en général. Ainsi l’hydrothorax peut résulter d’une brusque suppression de la transpiration ou de quelque autre sécrétion. Il se rencontre le plüs ordinairement chez les individus affectés d’une maladie du cœur ou des gros vaisseaux qui mettent obstacle à la circulation.

Symptômes. Gène de la respiration en rapport avec la quantité du liquide épanché. Décubitus sur le côté malade; dans les cas d’hydrothorax double, respiration haletante, position assise dans le lit, contraction énergique de tous les muscles respiratoires, anxiété extrême sur le visage.

Matité dans la partie du thorax qui est le siège de l’épanchement. Si l’hydrothorax est étendu, bruit respiratoire nul dans la partie correspondante à l’épanchement, remplacé par le souffle tubaire ou la respiratoire bronchique.

Circonférence de lapoitrine plus étendue du côté affecté. Agrandissement des espaces intercostaux entre lesquels on peut quelquefois sentir la fluctuation.

Symptômes généraux en général nuis.

Traitement. L’hydrothorax résultant presque toujoursd’une maladie organique du cœur ou des gros vaisseaux, c’est celte maladie qu’il faut combattre, et malheureusement nos moyens sont bien bornés.

EXHALATION GAZEUSE. — PNEUMOTHORAX.

Les gaz peuvent exister seuls ou être mêlés à des liquides ; ils sont inodores, ou fétides, et peuvent être constitués par de l’oxygène ou de l’azote, par de l’hydrogène pur ou phosphoré.

Sur 70 cas, deux fois l’affection existait des deux côtés, a fois à gauche, 27 à droite.

Causes. Le pneumothorax peut surgirspontanément, mais il est très-rare que la plèvre exhale des gaz. Le plus souvent ils viennent (abstraction faite du pneumothorax traumatique) du dehors par une lésion pulmonaire. C’est tantôt une fistule qui fait communiquer une caverne avec la plèvre ; c’est tantôt un abcès, suite de pneumonie, ouvert dans la plèvre ; tantôt une gangrène du poumon étendue à la plèvre, une apoplexie pulmonaire déchirant le poumon ou la plèvre, un cancer ulcéré du poumon, ou bien, comme je l’ai observé deux fois, une rupture simultanée de quelques vésicules pulmonaires et de la plèvre

Symptômes.- Us consistent i» dans une dyspnée plus ou moins considérable en raison de la quantité des gaz et de la rapidité avec laquelle ils se sont formés ;2° un bombement du thorax, mais qui n’est pas constant; 30 une

MALADIES DES APPAREILS DES SÉCRÉTIONS

sonorité insolite dans toute l’étendue du côté malade, ou seulement supérieurement, car, plus bas, un son mat dénote la présence du liquide; 4° l’absence du bruit respiratoire coïncidant avec cette sonorité {signe pathognomonique); 5° quelquefois une respiration amphorique, caverneuse ; 6® s’il y a des gaz et des liquides épanchés, un gargouillement d’abord peu sensible, puis augmentant chaque jour en raison inverse de la respiration Amphorique et de la sonorité ; 7° un tintement métallique, signe spécial, mais non constant, et resté jusqu’ici sans explication ; s° s’il y a en même temps des liquides, la succussion du tronc fait naître un bruit de liquide déplacé.

Durée . Elle peut être de quelques heures et amener la mort, s’étendre à quelques jours et même à plus d’un mois.

Terminaison. Une terminaison heureuse peut avoir lieu par résorption; mais, le plus souvent, la mort estla suite de cette maladie.

Diagnostic. Il est en général facile, et les seules maladies avec lesquelles on puisse confondre le pneumothorax sont l’emphysème du poumon, et le passage, à travers le diaphragme divisé, de l’estomac, distendu par des gaz et des liquides.

IIIe CLASSE. — LÉSIONS DE NUTRITION.

PRODUITS ACCIDENTELS

Des kystes séreux, développés dans l’intérieur des plèvres, peuvent simuler l’hydrothorax.

Sous l’influence de l’inflammation, des plaques cartilagineuses et osseuses peuvent se former dans les plèvres.

Les tubercules peuvent se développer dans de fausses membranes de la plèvre et coïncider avec ceux du poumon, ou envahir cette membrane saine, et constituer même des masses assez volumineuses pour refouler le poumon.

Le cancer peut se montrer dans cette séreuse sous deux formes : i° en petites masses disséminées sans rien produire de particulier ;

2° en masses considérables, remplissant tout un côté de la poitrine et affaissant le poumon, produisant un son mat et une dyspnée qui simulent l’hydrothorax.

CANCER DU MÉDIASTIN.

Une douleur sous-sternale, le dépérissement, unson mat sont souvent les seuls signes qui précèdent la mort dans cette maladie. Dans d’autres cas, des battements sentis à travers une tumeur, simulant; l’anévrisme de l’aorte, la côrrodation du sternum et la saillie à l’extérieur viennent s’y joindre.

Sur 5 cas observés, dans l’un, le malade avait 31 ans, un autre 37 , un autre 47, un quatrième 69, le cinquième, âge inconnu. Dans 3 cas, il y avait des cancers dans d’autres par- \

tiesdu corps; dans un cas observé par M. Martin-Solon, le médiastin seul en présentait.

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