HYPERTROPHIE
Un état d’hypertrophie du pancréas, c’està-dire sans altération aucune dans la texture de cet organe , est excessivement rare, et la presque totalité des faits publiés sous ce litre, par les auteurs , nous ont paru appartenir à une dégénération squirrheuse. Ce qui vient surtout nous confirmer dans notre manière de voir, c’est que M. le professeur Cruveilhier, qui cultive l’anatomie pathologique avec tant de zèle et de succès , à l’article Hypertrophie du Dictionn. de médec. et de chirurg. pratiques, parle de celle de l’estomac et de ses annexes, mais ne dit rien du pancréas. Cependant lé docteur Thomas Sewal, dans un Essai sur les maladies du pancréas, après avoir dit que, de toutes les affections, la plus fréquente est le squirrhe, état dans lequel l’organe perd sa structure naturelle , ajoute qu’il n’est pas très-rare de le voir considérablement augmenter de volume et approcher d’un état d’induration , sans présenter aucun changement sensible dans son organisation. Le docteur Sewal regarde cet état comrnp le premier pas fait vers la dégénérescence squirrheuse. Nous croyons devoir aussi rattacher à cette lésionle cas pathologique rapporté par J. Crampton, et dans lequel le pancréas était dur et augmenté de volume ( Hard and enlarged ).