‹ Cours de pathologie interneChapitre 129 sur 232 · DU RAMOLLISSEMENT DU FOIE · texte numérisé non relu

DU RAMOLLISSEMENT DU FOIE

Il présente deux degrés : dans le premier, pour s’apercevoir de la diminution de consistance qu’a subie le foie, il faut le presser entre les doigts; on voit alors qu’il s’écrase et qu’il se réduit en bouillie avec une extrême facilité. Dans un second degré plus rare que l’autre, on s’aperçoit, à la simple vue, de

l’existence du ramollissement. Alors le tissu du foie, véritablement liquéfié , présente un aspect semblable à celui qu’on lui donne par une macération prolongée : on trouve disséqués en quelque sorte sa trame celluleuse et son appareil vasculaire , dont les dernières extrémités, divisées comme les filaments d’une houppe et privées de leur moyen d’union , flottent au milieu d’une pulpe rouge ou grise, qui ne semble être autre chose que le parenchyme hépatique revenu à l’état liquide.

Le foie ramolli peut conserver sa couleur ordinaire ; il peut être rouge ou brun ; il peut aussi être décoloré.

Le ramollissement du foie peut coïncider avec le volume normal de l’organe , avec son augmentation , et , ce qui est plus rare , avec sa diminution.

Le ramollissement est général ou partiel.

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