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B. PHLEGMASIES DES CENTRES NERVEUX

Il semblerait, au premier coup d’œil, qu’une maladie telle que l’inflammation des centres nerveux, devrait se traduire par des symptômes très-tranchés et par des signes caractéristiques. Il n’en est cependant pas ainsi : les inflammations du cerveau surtout sont assez obscures et doivent cette obscurité à ce que les désordres fonctionnels qu’elles présentent | ressemblent à ceux qui traduisent l’inflamma- j tion des méninges. D’ailleurs les phlegmasies du cerveau ne sont pas aussi communes que certains médecins le pensent. Si l’on n’appelle pas encéphalite toute altération de texture et j de consistance que présente l’encéphale, il faut conclure que cette inflammation est plus rare qu’on ne le dit. 11 ne faut pas toujours regarder comme symptômes d’inflammation du cerveau quelques désordres fonctionnels qui se manifestent dans un très-grand nombre de maladies. Ainsi , il est très-peu d’enfants qui succombent à une maladie aiguë, qui ne présentent quelques troubles nerveux, sans qu’il y ait encéphalite. Vers la fin d’un grand nombre de maladies chroniques, des symptômes nerveux se manifestent, qui ne sont nullement liés à l'inflammation du cerveau. Dans les maladies générales sous forme de typhus, le système nerveux joue un rôle immense; mais ce n’est là qu’un élément de la maladie, auquel on peut assimiler le trouble de l’estomac, aussi fréquent que le trouble nerveux. Dans d’autres cas, le cerveau se trouble dans ses fonctions sans que cet organe soit le siège d’une phlegmasie. Ainsi le délire nerveux que présentent certains individus, celui qui survient chez certaines personnes adonnées aux boissons alcooliques, ne sont en aucune façon sous l’influence de l’inflammation. Ces considérations ont une grande importance pour la thérapeutique; car ces deux dernières affections, par exemple, cèdent merveilleusement

à l’emploi de l’opium, médicament qui aggrave constamment la véritable inflammation du cerveau.

Cela posé, nous allons décrire l’inflammation des centres nerveux; et ici nous établirons une division très-naturelle dans les inflammations des parties contenues dans le crâne, et dans celles des parties renfermées dans le canal vertébral.

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