DE L’INFLAMMATION DE L’ENCEPHALE , OU EN- CEPHALITE
On l’appelle cèrèbrite quand elle porte surles hémisphères cérébraux; cèrèbellite, quand elle atteint le cervelet.
L’encéphalite peut se présenter sous la forme aiguë et sous la forme chronique.
1° Forme aiguë. Elle peut être générale, ce qui est rare; partielle, ce qui estbeaucoup plus commun ; et alors elle peut être bornée à un hémisphère ou à une portion d’hémisphère , avoir son siège dans la substance grise ou dans la substance blanche ; ou enfin , comme la congestion, frapper les diverses parties de l’encéphale.
Caractères anatomiques. Quel que soit le siège de l’inflammation, les caractères anatomiques sont les mêmes. D’abord, c’est une injection plus ou moins prononcée. Peut-on distinguer cette injection de celle que produit l’hypérémie? Non, cela n’est pas possible; il y a sur ce point de la science une lacune à remplir. En même temps que l’injection , on trouve une tuméfaction considérable du tissu nerveux, et de là résulte une augmentation notable des parties enflammées, très-facile à apprécier au moment où on enlève la boîte osseuse. Cette tuméfaction détermine la compression des parties où elle siège, et de là des symptômes divers. Quand l’inflammation a duré un certain temps, on trouve les anfractuosités et les circonvolutions effacées et le cerveau se présente lisse et uni. Dans certains cas, la partie enflammée, tuméfiée, presse sur les parties voisines, et détermine des symptômes complexes.
L’inflammation de l’encéphale ne produit pas seulement l’injection et la tuméfaction des parties enflammées , elle détermine un changement de consistance, et le ramollissement du cerveau est souvent le résultat de l’inflammation de cet organe. Ce ramollissementest toujoursaccompagné d’un. certain degré d’injection qui a fait donner à celte altération le nom de ramollissement rouge.
Celte inflammation peutse terminer par;ulcération, mais cette terminaison est rare. Le docteur Scoutelten en a cité des exemples.
On peut trouver aussi le produit de la suppuration, et cette circonstance sera un signe irrévocable d’inflammation du cerveau, hors les cas de phlébite. Le pus peut d’ailleurs être