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DE L’INFLAMMATION I»TJ PROLONGEMENT RACHIDIEN, OU MYÉLITE

On doit la distinguer en aiguë et en chronique, mais nous grouperons ces deux formes dans une description commune. .

Caractères anatomiques. Absolument les mêmes que ceux de l’encéphalite. Ainsi, rougeur, tuméfaction, ramollissement, suppuration. Du ramollissement et de la suppuration portés à un haut degré, peuvent résulter une véritable interruption de continuité dans la moelle.

Elle peut être générale ou partielle, et celleci est la plus commune: on distingue une myélite cervicale, dorsale et lombaire.

Dans chacune de ces parties, elle peut affecter toute l’épaisseur de la moelle, elle peut porter sur les cordons antérieurs ou sur les postérieurs, sur la substance blanche ou sur la substance grise, et l’inflammation de celleci est beaucoup plus fréquente. Quand la substance grise vient à se ramollir, il peut se former un vide , un véritable canal au milieu de la moelle.

Causes . Ce sont les mêmes que celles de l’encéphalite.

Symptômes. 1° Delà vie de relation. L^inlelligence est toujours intacte , à moins que l’inflammation ne siège sur le bulbe rachidien, cas dans lequel il peut y avoir délire.

Les désordres du mouvement sont très-variés et sont les phénomènes prédominants , quand surtout l’inflammation porte sur les

cordons antérieurs. On peut poser en principe général que les lésions du mouvement frappent les parties qui reçoivent leurs nerfs de la portion située au-dessous du siège de l’inflammation. Dans les cas où l’inflammation commence par les cordons antérieurs de la moelle, les lésions du mouvement, et elles consistent alors dans la paralysie, deviennent générales en procédant de bas en haut. Ces lésions du mouvement sont d’ailleurs variables selon que l’inflammation est aiguë ou chronique. Tantôt c’est une simple gêne du mouvement, tantôt la paralysie commence par un doigt pour devenir graduellement générale. Il peut arriver que la paralysie arrive subitement. Ce peut être des contractures qui peuvent siéger aux membres ou dans les muscles des parois abdominales. Quelquefois ce sont des crampes, quelquefois des convulsions ; certains malades présentent tous les symptômes de la chorée. Il en est, chez lesquels on observe une forme plus redoutable, le tétanos. Est-ce à dire que tous les cas de tétanos soient liés à une inflammation de la moelle? je suis à mille lieues de le penser; je ne fais que constater un fait, comme tout à Theure je constatais que la myélite pouvait déterminer des symptômes de chorée.

Lésions de la sensibilité. Elles prédominent dans l’inflammation des cordons postérieurs. La douleur peut exister dans la moelle ou au dehors d’elle. Dans la moelle, la douleur peut être générale ou partielle, ce qui est le cas le plus commun. Il est des cas où la douleur s’exaspère par le mouvement ; il est probable qu’alors lesenveloppes de la moelle participent à la maladie. Êlle est dans certains autres cas plus intense dans la position couchée. On a dit que la pression exercée sur les apophyses épineuses,faisaient reconnaître le siège de la douleur quand cette pression s’exerçait sur les apophyses correspondantes au siège de l'inflammation. On a dit aussi qu’une éponge imbibée d’eau chaude promenée sur la colonne vertébrale déterminait une douleur correspondante au siège de l’inflammation. J’ai fait ces expériences plusieurs fois, et dans la plupart des cas elles ne m’ont rien démontré.

Il n’est pas toujours facile d’apprécier si la douleur a réellement son siège dans la moelle épinière. Elle peut exister dans le tissu fibreux,

! dans les vertèbres, elle peut dépendre d’une névralgie de la moelle qui donne lieu à des douleurs très-vives, elle peut enfin être sous l’influence d’une maladie des méninges.

Hors de la moelle, la douleur peut siéger dans les membres, suivant le trajet des gros troncs nerveux, elle peut résider dans l’abdomen; elle peut être continue ou intermittente.

Il est d’ailleurs facile de se méprendre sur le caractère de ces douleurs, et de les croire

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