DU CANCER DE L*. LANGUE
Cette affection succède quelquefois à plusieurs glossites répétées; elle peut-être le résultat d’une blessure, de l’irritation causée par la saillie inégale de quelque dent gâtée j elle peut provenir à la suite de quelques boutons chancreux, de tumeurs fongueuses, être la suite d’engorgements durs, indolents pendant plus ou moins de temps, qui deviennent le siège de douleurs lancinantes, et qui finissent par s’ulcérer et se ramollir.
Ces ulcérations s’offrent avec un fond grisâtre et livide , d’où s’écoule une matière sanguinolente et fétide. Leurs bords , renversés en dehors , sont rouges et durs.
Quand après avoir employé les saignées locales , les gargarismes émollients et narcotiques, quand après avoir soumis le malade à un silence absolu, et à un régime convenable, on ne s’est pas rendu maître de l’affection , il faut alors recourir aux moyens chirurgicaux, qui sont très-divers, et que nous ne pouvons pas décrire ici.
Le voile du palais participe presque toujours plus ou moins aux différentes affections de la bouche.
La luette présente quelquefois un état œdér mateux assez considérable pour gêner la resr
MALADIES DE L’APPAREIL DE LA DIGESTION
piration et la déglutition. Dans d’autres circonstances, elle s’enflamme, se tuméfie, et donne lieu aux mêmes phénomènes. D’autres fois enfin, }e volume trop considérable de la luette donne lieu à une toux qui pourrait induire en erreur sur sa nature.
L’état inflammatoire du voile du palais ne se présentant presque jamais isolé, les moyens de traitement sont les mêmes que ceux que nous avons indiqués à l’article stomatite, ou dont nous aurons occasion de parler, en traitant des angines.
La chute de la luette doit être combattue par des moyens chirurgicaux.