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DE LA. MÉLANOSE PULMONAIRE

Cette matière, que l’on rencontre fréquemment à une époque avancée de la vie dans les poumons, soit dans le tissu inter-lobulaire, soit dams les parois des vésicules, peut, à une époque moins avancée, être liquide et infiltrer le parenchyme pulmonaire sain ou induré. On la trouve quelquefois en masses isolées et enkystées. Ce n’est pour nous, dans la plupart des cas, qu’une forme de pneumonie chronique.

En même temps qu’on trouve cette matière dans le poumon, on peut la rencontrer dans d’autres organes, comme le foie, la rate, le cerveau, etc.

On peut quelquefois confondre la mélanose avec les glandes bronchiques. Pour éviter cette erreur, il faut se souvenir que ces glandes sont petites , rapprochées des bronches, que leur surface est très-lisse, et que leur intérieur offre rarement une couleur noire bien uniforme, et que le liquide qui en suinte n’est pas poisseux ; il colore à peine le doigt qui le touche, ce qui estbien différent de cette teinte d’encre de Chine que la mélanose laisse sur la peau qui est en contact avec elle.

Les causes qui produisent la mélanose du poumon sont fort obscures. On a dit qu’elles se produisaient sous l’influence de la vapeur de l’huile et du charbon en combustion. On l’a trouvée dans toutes les conditions et dans toutes les professions possibles, à la campagne comme à la ville , sur les chevaux des villes comme sur ceux des champs. M. Dupuy a observé qu’elle était plus fréquente chez les chevaux blancs.

Les symptômes que détermine cette production dans les poumons, sont absolument les mêmes que ceux que détermine la pneumonie chronique. Bayle en avait fait une espèce de phthisie qu’il appelait mélanique ; mais, encore une fois, nous croyons que ce n’est qu’une variété anatomique de la pneumonie chronique.

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