‹ Cours de pathologie interne professé a la Faculté de Médecine de ParisChapitre 153 sur 227 · DE L’HÉMORRHAGIE DI · texte numérisé non relu

DE L’HÉMORRHAGIE DI

visart , Leroux , et à M. Reynaud, sur un seul, celui de ce dernier observateur , on a pu observer des accidents du côté du cerveau. Il s’agissait d’un vieillard de quatre-vingt-douze ans , atteint depuis très-longtemps d’hémiplégie du côté droit. Cet individu avait souvent la tête chaude et pesante ; les artères carotides battaient avec violence . A l’ouverture du corps, on trouva dans le cerveau de nombreux foyers hémorrhagiques.

En opposition avec ce fait, nous citerons le cas observé par M. Cruveilhier , où une hémorrhagie cérébrale a coïncidé avec l’oblitération presque complète des artères carotides. Le sang n’arrivait au cerveau que par la vertébrale.

La circulation veineuse exerce sur l’hémorrhagie cérébrale la même influence que sur la congestion. Remarquons cependant que la gêne de la circulation produit plus fréquemment la congestion que l'hémorrhagie. On ne réussit pas facilement à produire l’hémorrhagie sur les animaux, par des ligatures qui empêchent le sang de revenir au cœur. M. Cruveilhier a vainement suspendu des animaux la tête en bas , l’hémorrhagie ne s’est point produite.

La tempérament pléthorique y prédispose.

Cependant l’hémorrhagie frappe aussi des individus faibles, même des individus qu’on vient de saigner.

L’état de pléthore qui accompagne la grossesse a été souvent accusé de produire l’hémorrhagie cérébrale $ cependant ces cas sont rares , et ceux qui existent, doivent être considérés plutôt comme une coïncidence que comme produits par cette pléthore. M. Ménière en a cité des exemples. 11 a rapporté aussi le cas d’une hémorrhagie survenue pendant l’accouchement. Mais la femme qui fait le sujet de cette observation venait de faire une grande course avantTaecouchement ; et cette circonstance peut n’avoir pas été sans influence sur la production de l’hémorrhagie.

Sexe. J. Frank dit d’une manière trop vague, que les hommes sont plus sujets à l’hémorrhagie que les femmes : Inter decem apoplecticos , unam numerare soleo feminam j dit-il. Le rapport serait, comme on le voit : : 9 : i. Ces résultats nous paraissent entachés d’une exagération évidente. P. Franka trouvé que sur i, 24 ï individus morts d’apoplexie à l’hospice devienne , de 1787 à 180/j, il y avait 637 hommes et 604 femmes. Cependant , d’après le travail statistique de M. Falret, que nous avons déjà cité, cet observateur serait arrivé à des résultats analogues à ceux de J. Frank, puisque sur 2,297 cas, il a trouvé 1,670 hommes, et 627 femmes seulement.

Ages. Hippocrate avait déjà observé que cette affection a son maximum de fréquence après quarante ans. M. Falret , toujours d’a-

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