Tact.—Tout doit aider un maître habile à connaître et a
conduire les élèves. Il saura louanger ou réprimander, encourager "ou reprendre, récompenser ou punir à propos. L'éducation morale ne se donne pas à jours et à heures fixes ; l'instituteur met à profit pour cet objet toutes les occasions qui se présentent.
40. Prudence.—ÆEn reprenant certaines fautes, surtout contre les mœurs, le maître doit bien se garder de faire connaître à d’autres enfants le mal qu'ils ignorent. Dans ce cas il faut, tantôt an avertissement privé, tantôt une réprimande à mots couverts. Certains élèves disent ou font des choses mauvaises, mais sans le savoir ; d’autres se scandalisent de paroles malgéantes, mais non déshonnêtes,
C'est la prudence qui empêchera l’instituteur de mettre ses écoliers dans une fausse conscience, en leur faisant croire mortelles des fautes purement vénielles, er: disant, par exemple, à celui qui a prononcé un léger mensonge, qu'il a mérité l'enfer. Ce serait les exposer à commettre alors de vrais péchés mortels.
La prudence exige encore que lesenfants se tiennent habituellement les mains sur la table, et que les petits garçons ne s'habitüent pas à les garder dans leurs poches de pantalon.
5o. Putience.—Le maître ne doit pas s'attendre à corriger les défauts de ses élèves tout-à-coup. De même que les mauvaises habitudes ne se contractent pas subitement, mais par une longue suite d'actes répétés ; de même les bonnes habitudes demandent du temps pour se former et s'enraciner, Certain vice, longtemp® entretenu, se change en une espèce de seconde nature : pour le faire disparaître, il faudra des semaines, des mois, peut-être des années d'efforts patients de la part de l'instituteur,
Go. Zèle.—C'est surtout à corriger les enfants de leurs défauts et à les porter au bien , que doit s'exercer le zèle d'un instituteur, Nous avons déjà comparé le cœur de ces enfants à une terre qu’il s’agit de cultiver ; or quels soins, quelle attention ne demande pas cette culture ? Il faut arracher les mauvaises herbes, qui étoufferaint le bon grain, ou nuiraient à sa croissance ; puis, le terrain étant bien nettoyé, il faut le préparer à recevoir la semence. De même, il faut détruire dans le cœur des élèves les mauvais penchants, les inelinations vicieuses, dont une seule suffirait à tout gâter, et ensuite y semer les vertus contraires.
Ces enfants sont encore comme detendres plants, qu’il faut protéger et soutenir. Prenons garde que, par notre faute, ils ne prennent un mauvais pli; comment redresser un arbre, lorsqu'il est parvenu à toute sa grosseur ?
L'éduéation morale comprend le sentiment religieux, les mœurs, le caractère et la civilité,
Section lère.—SRNTIMENT RELIGIEUX
Nous n’entendons pas ici par sentiment religieux un vague respect pour l'Etre Suprême, une sorte de déisme, que l’on appelle religiosité ; non, mais une vénération profonde et sincère de Dieu, de tout ce qu'il nous a révélé et prescrit. Ne donner aux enfants que des principes généraux d’une morale toute naturelle, c’est pour ainsi dire bâtir sur le sable. Si l’on veut construire quelque chose de solide, si l’on désire leur fournir des armes efficaces contre les dangers qu'ils rencontreront plus tard, si l'on souhaite en un mot que leur vertu. soit forte et réelle, il
faut 1 appuyer sur la Révélation, sur les maximos chrétiénnes, sur l'enseignement de l'Eglise. Apprenons-leur done de bétrine heure à aimer la Religion, ses mystères, ses commandements, 'ses fêtes, son culte ; que ce sentiment pénètre jusqu'au plus profond de leur âme, qu'il eroisse avec cux, qu'il se fortifie de‘jour en'jour par nos soins assidus. Ne formons pas seulement d’honnêtes gens suivant le monde; faisons de bons ct fidèles chrétiens.
Section 2èm2.—MŒURS
Par mœurs nous entendons ici les habitudes bonnes ou mauvaises,
Pour accoutumer les enfants à la vertu, on doit surtout compter, après la grâce divine, sur leur volonté. Il faut done s’appliquer à la fôrtifier, et l'on y parviendra principalement en les obligeant à se ployer à la discipline, à résister à leurs penchants trop naturels, et à montrer dela force morale, de l'érorgice de caractère dans les circonstances critiques ou pénibles.
Les principaux défauts qu’un instituteur doit bannir de son école, sont : l'immoralité, le mensonge, la dissimulation, le vol, la paresse, l'orgueil, l'insubordination, la grossièreté, la malpropreté et la dissipation.
lo. L'immoralité—Comme ïil suffit d'une brebis galeuse pour gâter tout un troupeau, de même un seul enfant perdu de mœurs peut corrompre toute une école. Il faut donc être impitoyable sur ce point. Siun élève, par ses paroles libres, ses discours: liceñcieux, ses exemples scandaleux, est une pierre d’athoppement, une! océasion de chute: pour ses condisciples, on doit le repréndte et le punir sévèrement et avertir ses patents ; puis, si lo‘scandale contintie, l’expulser sans miséricordé, qhéls que soient ses taierits et ses’ succès, et en prévenir messièurs les commisshires.
Cependant si les fautes n’ont eu qu’un où deux témoins, il est X mopos de:ne pas les‘ébruiter, ct'de tenir la cause de l'expulsion cachée aux autres enfants.
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Si les fautes sont solitaires, il faut éviter soigneusement, si on le peut, d'attirer là-dessus l'attention, même des voisins. Disons aussi que fréquemment les apparences sont plus graves que l’action,
La vigilance nécessaire pour empêcher l’immoralité de s'introduire dans uve classe, doit encore être plus active lorsque celle-ci est composée d'élèves des deux sexes.
Les latrines, qui sont toujours indispensables pour le bon ordre, doivent être visibles de l'école même. Un maître sage ne laissera pas sortir deux enfants à la fois pendant l'école, comme règle générale.
Que l'instituteur ne croie pas pouvoir se relâcher sur l'article de la surveillance, sous le prétexte que ses écoliers sont bons. Il, peut facilement se tromper ; mais admettons que cela soit : alors la vigilance servira. à les conserver bons. Quels reproches ne devrait-il pas se faire si, par sa négligence, un seul de cos enfants venait à se gâter !
20. Le mensonge.- -Défaut désolant, -contagicux et bien diff: cile à extirper lorsqu'il a pris des racines un peu fortes dans une école ! Sans doute un léger mensonge n’est qu'une faute vénielle ; mais l'habitude du mensonge peut mener à des conséquences bien funestes. Répétez donc souvent à vos élèves qu'une faute avouée. est à demi pardonnée, et que votro comuite réponde à vos paroles. Soyez indulgent pour celui qui vous déclare franchement sa faute, et, si vous croyez devoir le punir, punissez double-: ment celui qui a menti po. cacher la sienne. Faites comprendre : aux enfants que le mensonge est une chose dégradante, et que: celui qui en à ris l’agcoutumance, ne mérite pas qu'on le croie, même quanc il. & , a vérité,
30. Lx d'ssimulation:—C'est le mensonge en actes. . L'élève dissimuié vous le verrez, tantôt se cach:- nour tâcher de vous attraper ; toriôt feindre-devant vous la sagesse, Ja vertu, la sou. mission, %e ailis qu’en arrière il montrera tout le contraire. C'est, quelque chose de détestable, : ‘qui répugne .au naturel même des enfants. Leur âge n'est-il pas en effet celui de la candeur et de la raïvoté ? Leurs traits ue doiventils pas réfléter une aimable.
Sp COURS DE PÉDAGOGIE
franchise ? Montrez done de l'horreur pour les hypocrites ; accoutumez les enfants à la droiture en les mettant à l'aise et en vous montrant vous-même ouvert avec eux,
40. Le vol.—Il est bien périlleux pour un enfant de s’habituer à voler ; il ccmmenecra par des bagatelles, une plume, un crayon, un jouct, pour finir souvent par des objets d'importance, dont la soustraction pourra le mener à la prison ou au pénitencier, et attirer le déshonreur sur lui-même et sur sa famille. On ne saurait donc txop prémunir les élèves contre la propension à dérober ; on ne saurait arrêter trop tôt ce mulheureux penchant.
5o. La paresse—Quand la paresse s’introduit posait Îles écoliers, il n'y a plus de plaisir pour un maître, puisque cout son zèle, tous ses efforts se trouvent pmalysés par l'apathie des enfants, C’est en même temps un défaut bien difficile à faire disparaître, Que l'instituteur cependan: ne confonde pas un manque de talents avec la négligence : l'enfant sans capacité est bien assez malheureux déjà, sans qu'on l’accable de reproches et de punitions ; il demande bien plutôt à être encouragé. Le paresseux lui-même ne doit pas être réprimandé sans cesse ; on réussira mieux à le corriger en aiguillonnant sa volonté. Il ne faut pas non plus lui proposer une épreuve trop longue pour commencer ; mais le complimenter du moindre effort, qui, pour lui, peut êtré considérable. Qu'on lui fasse sentir enfin le plaisir qu'il causera par son application à tous ceux -qui s'intéressent à lui,fsurtout à ses parents, et l'importance qu'il y a pour lui de s’instruire, afin de pouvoir remplir ses devoirs par la suite.
Go L'orgueil.—Une sotte vanité suffit pour gâter un enfant, doué même des plus belles qualités. Supposons qu'il ait de grands ‘talents, une facilité merveilleuse pour comprendre et retenir : ilse voit considéré partout, il s'entend louer dans sa famille, à l'école, au catéchisme, en tout lieu. Quel écueil pour son humilité let cependant la suffisance et la présomption peuvent le rendre détestable. Il faut done beaucoup de discrétion de la part ‘du maître, pour ne pas encourager ce penchant à l'orgueil; si naturel à l'horime. Il rappellera done aux élèves, surtout à ceux qui réussiront le mieux, que les talents viennent
de Dieu, qui en demandera compte un jour ; il leur dépeindra les
charmes de la modestie, particulièrement danseun enfant, auquel
elle sied si bien ; enfin il accompagnera les éloges et les récompenses de quelques paroles propres à prévenir l’orgueil.
To. L'insubordination.—Impossible de parvenir à conduire une école, à moins d’habituer les enfants à l'obéissance. Il faut qu'avee eux l'instituteur soit maître et seul maître. L'insubordination ou la révolte ne doivent donc jamais se tolérer dans une classe. Si un écolier gagnait un jour son point, le lendemain dix autres croiraient pouvoir user impunément de la même liberté ; et alors licence, anarchie !
Si le refas de se soumettre vient de ce que l'enfant est fâché et hors de lui-même, il vaut presque toujours mieux lui donner le temps de se calmer et de réfléchir, pourvu qu'il finisse par céder. Si au contraire l’insubordination est préméditée, l’instituteur devra tâcher de garder son. sang-froid, agir avec prudence, n’insister que sur ce qu'il peut obtenir, et ne point chercher à l'emporter de vive force. Une lutte violente, même celle où le maître triomphe, est une sorte de spectacle pour tous les élèves, et contribue à faire perdre à l'instituteur le respect, l’affection, l'ascendant moral qui lui sont indispensables. Si l'enfant désobéit, comme il arrive quelquefois, parce qu’il se croit la victime de l'injustice ou de l'arbitraire, il faut lui faire sentir que ce qu'on lui commande est juste, raisonnable et conforme à ses véritables intérêts.
8o. La grossièretë.—T'éducation première, l’éducation de famille manque à tant d'enfants qn'un instituteur doit mettre tous ses soins à y suppléer. Peu de choses serviront autant à le faire estimer ct apprécier que de les rendre polis. Pour + arriver, il se montrera lui-même très-civil envers eux ; il leur expliquera de temps à autre les règles du savoir-vivre ; il leur recommandera d’avoir beaucoup d’égards les uns pour les autres ; enfin il exigera d’eux une grande politesse dans les paroles et les actions, Mais ce sujet est si important qu'il fera la matière d'une section spéciale.
90. La malpropreté.—Elle est très-nuisible à la santé du maître aussi bien qu’à celle des écoliers ; elle engendre le dégoût et la négligence des devoirs, et elle fait contracter de regrettables habitudes pour toute la vie. L'instituteur fera donc chaque jour un examen de propreté pour la tête, les mains et les habits ; il empêchera les enfants, autant que possible, de venir à l’école nu-pieds, et de porter inutilement la main au visage, aux cheveux, ou aux pieds. Il exigera aussi qu'ils soient très-soigneux de leurs livres et de leurs cahiers.
100. ZLa dissipation.—Ce serait en pure perte qu’un maître donnerait les plus belles explications, et n’épargnerait aucune peine pour que les élèves les comprissent bien, si ceux-ci se livraient . la dissination et ne l’écoutaient pas: ce défaut leur nuirait à idérablement. Mais l'instituteur en triomphera en dirigeanc :. 'isse avec méthode, conservant de la modération, parlant ordinairement d’une voix médiocre, tenant les enfants toujours occupés et attentifs, et récompensant la sagesse. Son air seul doit d’ailleurs imposer, et leur imprimer une crainte salutaire.
Section 3c.—LE CARACTÈRE
On peut presque dire qu’il y a autant de caractères différents que d'individus, tant les caractères offrent de nuances diverses, Chacun d'eux demande à être dirigé, aiguillonné ou réprimé suivant sa nature : le caractère bouillant doit être tenu en bride ; l'orgucilleux, le susceptible, modéré ; l’indiflérent, le mou, excité, réveillé. Un seul de ces défauts peut empoisonner toute une vie, Chacun de ces caractères demande done à être pris d’une manière particulière, de même que chaque maladie physique exige un traitement spécial. Conséquemment, quelle attention de la part d’un maître pour connaître ces caractères dans leur diversité presque infinie, et les différents moyens de les conduire et de les corriger ! Car, remarquons-le, les qualités elles-mêmes deviennent des défauts, lorsqu'elles sont poussées à l'excès.
Quelle nésessité encore d'étudier toutes ces natures si diverses, os
qu afin de parvenir à les bien connaître ! Quelques-unes sont franches je et ouvertes, on les découvre à première vue : d’autres au conbles traire sont cachées, sournoises, il faut des mois, des années pour APE les pénétrer.
1h On comprend le tact, la réflexion, le zèle, la patience, le “at dévouement que requiert une telle étude. On ne peut même a parvenir au but si louable, mais si difficile, que l’on se propose, qu'en éloignant toute contrainte des enfants, en les mettant à l'aise, afin qu'ils ne songent pas à dissimuler leur caractère : et : tre cette étude doit être de tous les instants ; on doit profiter de Gone toutes les occasions qui se rencontrent, particulièrement des ci se récréations, où les élèves sont tout entiers au jeu et dévoilent leur davantage leurs sentiments intime.
Dare En un mot, l'instituteur doit se mettre en état de dresser un os catalogue de ses écoliers, avec le caractère, les penchants, les se dispositions de chacun.
Son sure Section 4ème.—LA CIVILITÉ Le savoir-vivre est si important que l'on appelle celui aui le possède, un homme bien élevé. Il ne faut pas croire que les règles ! de la politesse ne soient que des formes vaines et arbitraires. Non, 4 re la civilité véritable n’est que la pratique de deux grandes vertus : 1 La l'humilité et la charité. Ne pas se préférer aux autres, traiter ne son prochain comme on voudrait être traité soi-même, tâcher 0e : …. d’être obligeant pour tout le monde : voilà l'abrégé, l'essence Was = de tout cours de civilité.
Fe Les principales observations à faire là-dessus aux élèves des L+ sique écoles, sont les suivantes :
ntion Assis.—$Se tenir droit sur son siége ; ne point croiser les leur jambes à l'église, aux examens, et dans d’autres circonstances duire à semblables ; se lever à l’arrivée d'un supérieur, ou pour lui Êmes L | répondre.
>XCÈS. ‘4 Debout.—Rester ferme sur ses pieds ; saluer avec grâce et erses, à déférence ; ne point passer devant une personne respectable; lui
ge
céder le pas dans une porte ; avoir la tête droite, les yeux plutôt baissés que fixés sur quelqu'un ; ne pas présenter soi-même la main à un supérieur.
Dans la maison—Garder la tête nue (pour les garçons) ; marcher avec le moins de bruit possible, sans traîner les pieds ; monter et descendre les escaliers une seule marche à la fois, et sans s'appuyer sur la rampe ; parler d’une voix modérée ; ne jamais cracher à terre ; ne pas toucher à l'épaule, à la tête, au visage d’un autre.
Dehors.—Ne point crier dans les chemins, ni incommoder les passants ; saluer les personnes respectables et plus âgées, surtout les membres du clergé (les filles le font par une inclination de tête, les garçons, en portant la main au chapeau, et même en se découvrant, si le temps le permet; ces derniers doivent aussi ôter leur «'haneau pour parler à un supérieur). Toujours céder à une personne plus digne le haut du trottoir, c’est-à-dire le côté le plus rapp'e. hé 5 maisons ; si l’on est trois, placer Le plus respectable au milieu, en marchant. à
En parlant.—Ne point interrompre un autre ; ne pas s’emparer de la conversation, quand on est jeune ; ajouter à ses réponses, surtout quand elles sont très-courtes, les mots : monsieur, madame, mademoiselle ; ne pas appeler une personne par son nom de famille dans le cours de la conversation ; éviter de dire trop souvent le titre de quelqu'un ; bien écouter son interlocuteur, afin de ne pas l’obliger à répéter; sion ne l’a pas entendu, malgré toute l'attention possible, s’en excuser, et ne jamais employer ces formules : eh ? hein ? quoi ? comment ? mais plutôt celles-ci : s’il vous plait, plait-l, excusez-moi, je n'ai pas compris, etc. ; ne point jurer.
A table.—S'y tenir droit, sans appuyer le dos sur sa chaise, ni les coudes sur la table ; éviter d’y cracher ou de s’y moucher ;
employer la fourchette, et non le couteau, à porter la nourriture à la bouche ; avant de boire s’essuyer les lèvres, avec une serviette ou son mouchoir, non avec la nappe ; se tenir le corps près de la table : mettre le bout du couteau et de la fourchette dans son,
s'emà ses teur, * Son dire teur, algré r ces s-Ci ?
etc. ;
aise, her ; ure à iette de la s son,
assiette, et non pas les manches sur la table avec les pointes en haut ; rompre son pain, ne pas le couper sur la nappe, encore moins, mordre dedans ; éviter de parler et de boire lorsqu'on a la bouche pleine ; manger et boire proprement, sans avidité et sans bruit ; ne pas prendre dans le plat, mais se faire servir dans son assiette ; si l’on trouve quelque saleté, ne pas la montrer à ses voisins, mais la déposer, sans rien dire, sur le bord de son assiette ; si l’on reçoit des invités, faire en sorte de finir le dernier ; ne se retirer de table que sur le signal du maître de la maison.
En un mot, instituteurs, tenez soigneusement à ce que vos élèves soïent très-polis envers vous, par rapport à la charge que vous remplissez ; envers leurs parents, par rapport à l'autorité dont ils sont revêtus ; envers les ministres de Dieu, à cause de leur caractère sacré ; enfin, envers les vieillards, à cause de leur âge. Qu'ils soient déférents pour les pauvres et les infirmes ; qu'ils ne se moquent jamais des difformités naturelles ; qu'ils soient remplis d'égards pour leurs compagnons : c’est dans cette pratique journalière de la politesse, qu’ils contracteront des habitudes de savoir-vivre qui les feront estimer et rechercher de tout le monde,
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