DES MARQUES D’APPROBATION
L'instituteur doit être aussi économe des moyens d'émulation que des moyens de discipline, et mettre dans l'emploi des premiers la même gradation que dans celui des derniers. Il ne prodiguera donc point à tout propos les marques d'approbation ; il ne s’en servira que sobrement, Trop muitipliées, elle ne produiraient aucun effet,
Il ne dira donc pas : c'est bien, à propos de rien. Ordinairement il commencera à montrer à un élève qu’il est content de lui, en le regardant d’un œil bienveillant, avec un air de satisfaction, ou en lui faisant un signe de tête approbateur. Quelquefois, assez rarement, il ajoutera : c’est bien, c'est très-bien, et il accentuera ces paroles plus ou moins, selon le mérite de l'enfant. Alors elles auront tout leur poids, elles constitueront un encouragement que tous les élèves envieront, précisément parce que le maître ne los adresse pas indifféremment à tous. Ælle pourront parfois se
remplacer par ces autres : continuez, ne vous luissez pas passer, conservez votre place, etc.
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