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DU TRAVAIL

Il est toujours vrai que le temps est précieux ; mais nulle part on ne doit plus se rappeler cette vérité que dans une école, Le maître doit s'appliquer à n’en pas perdre une minute. Que tout soit donc prévu, réglé, préparé ; que les enfants soient continuellement occupés à quelque ouvrage. Ne vous contentez pas de leur dire vaguement : travaillez, étudiez vos leçons, faites quelques problèmes d'arithmétique, ete. ; mais assignez-leur une tâche déterminée, et voyez ensuite s'ils s’en sont acquittés convenablement. Dans combien d'écoles malheureusement, aussitôt que les enfants ont fini de lire, ou de réciter leurs leçons, ne sontils pas abandonnés à eux-mêmes pour le reste de la classe, le maître se bornant à jeter un cri, ou à faire une menace de temps à autre ? C’est un système absurtle, ou plutôt c'est une absence de système.

Mais on ne perd pas seulement le temps ex ne faisant rien, on le perd encore en faisant autre chose que ce que l’on doit faire. Tel est le cas de l’instituteur qui emploie une grande partie de la classe à gronder, à disputer et à punir, faute de discipline ; tel est aussi le cas de celui qui se laisse aller à son imagination mal réglée, et qui est sans cesse en digressions et en dissertations étrangères au sujet.

Enfin, on perd le temps en faisant mal ce que l'on fait. Chez l'instituteur, ce peut être quelquefois apathic, quelquefois paresse, d'autres fois ignorance : apathie, n'ayant point de zèle, pas de goût pour l’enseignement, aucune ivocation, ne remplissant ses fonctions que pour gagner son salaire tellement quellement, avec une totale indifférence pour les progrès des élèves ; paresse, ne se donnant pas la peine de préparer ses classes, ne’prévoyant pas les

explicaions et les exemples, ne sachant guère que dire, ménageant trop ses paroles aux dépens des enfants ; ignorance, ne possédant

pas les connaissances suffisantes, n'ayant aucune idée des meil-

leures méthodes, ne mettant aucun ordre dans le peu qu’il sait.

Que le maître n'oublie pas que chaque minute perdue doit être

multipliée par le nombre des élèves, et que, par cette perte de

temps, il leur cause un dommage irréparable, puisque les années

destinées à apprendre passent bientôt, pour ne jamais revenir.

Une chose très digne de l'attention d'un maître est le langage

correct des élèves ; qu'il s'applique done à reprendre leurs fautes

de prononciation, leurs barbarismes et leurs solécismes.

. ARTICLE 8e.

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