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est donc considérable pour le bien ou pour le mal. De plus, le nombre d'années qu'il peut consacrer à leur instruction étant fort restreint, il est bien important que le maître sache mettre le temps à profit; autrement il leur ferait uu tort irréparable.
29 Aux parents.—Beaucoupde parents ne sont pas capables d'instruire eux-mêmes lours enfants ; la plupart u’en ont point le loisir. Ils se reposent du soin de leur éducation, au moins en grande partie, sur l'Instituteur. Celui-ci est donc, dans une certaine mesure, revêtu vis-à-vis de ses élèves de l'autorité d’un père de famille, et obligé d'en remplir les devoirs à leur égard.
89 Aux paroisses.—L'avenir des paroisses dépend de la bonne ou de la mauvaise éducation des enfants, et par conséquent, en partie, des maîtres et maîtresses qui doivent contribuer à les élever.
4° À la Sociélé.—Un peuple se ressent toujours des principes inculqués à la jeunesse. Il importe donc beaucoup au bonheur de la patrie que les instituteurs de l'enfance lui préparent une génération d'hommes honnêtes, polis, vertueux, et possédant une instruction solide et convenable à la place que chacun occupera dans l'échelle sociale.
5° Enfin, à {a Religion.—Les Pasteurs sont sans doute chargés, de droit divin, de s'occuper
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d’une manière toute spéciale de la bonne éducation de l'enfance. Mais les circonstances ne leur permettent guère de parler aux enfants téunis de leurs paroïsses qu’une fois par semainé, excepté pendant les quelques mois qui précèdent la première communion. Combien n'est-il donc pas important que les avis et les instructions du curé soient répétés et appuyés par les maîtres et maîtresses d'école, qui, eux, ont les enfants sous leurs soins la plus grande partie de la semaine ! Quel ne serait pas le danger, au contraire, si les exhortations du dimanche à l’église étaient négligées, passées sous silence à l’école, les six autres jours ! La première impression produite sur l'esprit de ces enfants serait bien vite effacée.
FONOTIONS DE L'INSTITUTEUR.
ARTICLE 3e.