DE L'AOTIVITÉ ET DU ZÈLE DE L'INSTITUTEUR
Nous l’avons déjà dit, maïs c’est ici le lieu de le répéter: impossible d’attendre des élèves de l'activité et du zèle, si le maître n’en déploie pas tout le premier. Qu'il soit indifférent à leur conduite, à leur application, à leur avancement, et il ne trouvera aussi en eux qu’indifférence et absence de volonté; qu’il manqua de nerf, et les écoliers seront égalemént sans énergie ; qu'il soit endormi, engourdi, et la classe toute entière sera privée de vie et d’animation. Supposez au contraire un instituteur
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plein de feu et d’ardeur, qui désire sincèrement les progrès de ses élèves ; il obtiendra d’eux des prodiges de travail, des merveilles de succès. La différence est frappante lorsqu’à un maître ou une maîtresse du calibre du premier, en succède un qui a l’activité du second : quel changement, quel contraste ! Ce ne sont plus, pour aiusi dire, les mêmes enfants ; ils semblent avoir pris une autre nature, des sentiments tout opposés. Avant donc d’accuser l'extrême apathie des élèves, il est bon que l’instituteur examine s'il met dans son enseignement toute l’ardeur et tout le zèle qu’il devrait y déployer : c’est ce zèle du maître qui ranimera celui des écoliers.
ÉMULATION
ARTICLE 2e.