‹ Cours de pédagogie ou Principes d'éduction [microforme]Chapitre 114 sur 163 · DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL

IL est toujours vrai que le {emps est précieux ; mais nulle part on ne doit plus se rappeler cette vérité que dans une école. Le maître doit s’appliquer à n’en pas perdre une minute. Que tout soit donc prévu, réglé, préparé ; que les

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L'INSTITUTEUR PENDANT LA OLASSE. : 293

enfants soient continuellement occupés à quelque ouvrage, Ne vous contentez pas de leur dire vaguement : éravaillez, éludiez vos leçons, faites quelques problèmes d'arithmétique, etc. ; mais assignez-leur une tâche déterminée, et voyez ensuite s'ils s’en sont acquittés convenablement. Dans combien d'écoles malheureusement, aussitôt que les enfants ont fini de lire, ou de réciter leurs leçons, ne sont-ils pas abandonnés à eux-mêmes pour le reste de la classe, le maître se bornant à jeter un cri, ou à faire une menace de temps à autre ? C’est un système absurde, ou plutôt c’est une absence de système.

Maïs on ne perd pas*seulement le temps en ne faisant rien, on le perd encore en faisant autre chose que ce que l’on doit faire. Tel est le cas de l’instituteur qui emploie une grande partie de la classé à gronder, à disputer et à punir, faute de discipline ; tel est aussi le cas de celui qui se laisse aller à son imagination mal réglée, et qui est sans cesse en digressions, et en dissertations étrangères au sujet.

Enfin, on perd le temps en faisant mal ce que l'on fait. Chez l'instituteur, ce peut être quelquefois apathie, quelquefois paresse, d’autres fois ignorance : apathie, n'ayant point de zèle, pas de goût pour l’enseignement, aucune vocation, ne remplissant ses fonctions que pour gagner son salaire tellement quellement, avec

une totale indifférence pour les progrès des élèves ; paresse, ne se donnant pas la peine de préparer ses classes, ne prévoyant pas les explications et les exemples, ne sachant guère que dire, ménageant trop ses paroles aux dépens des enfants ; ignorance, ne possédant pas les connaissances suffisantes, n’ayant aucune idée des meilleures méthodes, ne mettant aucun Fu dans le peu qu'il sait.

Que le maître n'oublie pas que chaque minute perdue doit être multipliée par le nombre des élèves, et que, par cette perte de temps, il leur cause un dommage irréparable, puisque les années destinées à apprendre passent bientôt, pour ne jamais revenir.

Une chose très-digne de l'attention d’un maître est le langage correct des élèves ; qu'il L s’applique donc à reprendre leurs fautes de pro- | nonciation, leurs barbarismes et leurs solécismes. à

ARTICLE 3e.

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