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FIN DE LA CLASSE

De même que l’instituteur doit commencer sa classe à l’heure précise, de même aussi il ne doit pas en anticiper la fin : ce serait une injustice, en même temps qu'une preuve de négligence et de dégoût. Mais qu'il évite également l'excès contraire : prolonger souvent l’heure des classes est sans doute un indice de zèle ; mais c’est aussi propre à lasser les élèves et à incommoder les parents. En général, les commissaires imposent des classes trop longues ; ils vont jusqu’à exiger six heures et plus. Les écoliers profiteraient beaucoup mieux de quatre heures et demie, ou cinq heures. Les plus jeunes surtout ne peuvent que souffrir d’une contrainte si prolongée, et, quand les contribuables y consentent, il y a certainement un avantage à les renvoyer à la maïson au bout d’un certain temps. Tous y gagnent: ces petits enfants se dégoûtent moins de l’école, les autres sont plus tranquilles, moins dérangés, et le maître peut donner toute son attention aux plus grands.

Vers !a fin de la classe, il faut s'occuper à faire remettre chaque chose à sà place, et à in-

diquer aux élèves ce qu'ils doivent préparer pour la prochaine fois. Tout cela se fuit avec ordre et sans que personne 8e dissipe.

Le soir, il serait bien bon de faire chanter aux enfants quelques couplets de cantique, ordinairement appropriés à l’époque de l’année où l'on se trouve. Ils apprendraient ainsi sans effort ces chants pieux, qui remplaceraient avantageusement des chansons parfois assez peu convenables.

On fait ensuite avec respect et dévotion une courte prière : le Sub tuum ou la Salutation anyélique suffit.

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