PRÉPARATION DE L'EXAMEN PUBLIO
Une autre objection que l’on fait aux examens publics, est la longue préparation que l’on y apporte dans certaines écoles ; maïs ce n’est encore là qu'un abus. Employer un mois à repasser les matières suffit ordinairement, et, comme nous l’avons déjà dit, c’est loin d’être un temps perdu. Jamais les élèves ne sauront rien mieux que ce qu’ils auront ainsi revu pour les examens.
Le maître doit rédiger ses programmes, ou.
séries de questions, avec clarté et méthode, et
les faire copier soigneusement sous le rapport de la calligraphie aussi bien que de l’orthographe. Il doit aussi choisir pour cet objet du papier très-propre.
Qu'il se donne beaucoup de peine pour que les élèves sachent imperturbablement leurs réponses par cœur, et qu'il les habitue en même temps à rendre compte du fond, à répondre hors du livre, c’est-à-dire, qu’il cultive également la mémoire des mots et celle des choses.
L'instituteur doit aussi préparer les cahiers d'écriture, ainsi que les échantillons de calligraphie et de dessin linéaire.
Il doit enfin exercer les enfants à se présenter avec assurance et modestie tout ensemble, à saluer gracieusement, et à répondre lentement, distinctement et surtout à voix haute. Faites leur donc comprendre que c’est une impolitesse impardonnable d'inviter un auditoire respectable à un examen, lorsque les élèves parlent si bas qu’on ne peut réussir à les entendre. C’est quelquefois timidité de leur part, maïs très-souvent aussi c’est geste et affectation.
Il est mieux de ne préparer les élèves que sur uu certain nombre de branches, auxquelles on pourra accorder an temps suffisant, que de surcharger l’examen de matières auxquelles on ne pourra consacrer que quelques instants. (C’est
la qualité, et non la quantité qu’il faut ambitionner dans ces occasions.