DE LA DIRECTION DE L'EXAMEN
Des élèves ont toujours un grand avantage à être interrogés par leur instituteur lui-même: il connaît le point fort et le point faible de chacun, ainsi que les parties sur lesquelles la classe est le mieux préparée; il peut par conséquent disposer ses questions de manière à faire briller considérablement lesécoliers. Mais l’examen se fait plus franchement et plus sérieusement lorsque les programmes sont mis entre les mains des auditeurs, et tout instituteur un peu sûr de ses élèves ne manque point de les présenter ainsi au président de l’aësemblée. Celuici devrait être attentif à ne choisir absolument que des interrogateurs capables de questionner convenablement sur chaque branche ; autrement ils troubleront les enfants par leurs demandes mal posées et souvent absurdes, et un examen pourra se trouver complétement gâté.
Le maître, autant que possible, ne doit pas intervenir dans les interrogations des auditeurs, à moins que ce ne soit absolument nécessaire de les rectifier délicatement pour les rendre intelligibles.
I1 doit faire placer les enfants par rangs bien réguliers, et ne tolérer aucunement l'habitude de souffler, rien ne donnerait une plus mauvaise idée de l’école.
Une classe doit succéder à une autre sans interruption et sans désordre. Les élèves qui ne subissent pas l'examen dans le moment, doivent se tenir. bien tranquilles, afin de donner une bonne opinion de la discipline ordinaire de l’école.
L'ordre de l'examen, qui doit avoir été préparé de façon à n'être pas chargé et fort diversifié, doit généralement être suivi scrupuleusement. Dans les écoles élémentaires une demijournée suffit, et une journée partagée en deux séances, pour les autres.
ARTICLE 56e.