CHANGEMENT D'ÉCOLE
Quand un instituteur ou une institutrice réussit bien dans son enseignement, qu'il est aimé et respecté de ses élèves, estimé des commissaires et des parents, il doit s’efforcer de conserver sa position, même en sacrifiant l'espoir d’avoir ailleurs un salaire un peu plus élevée. Les succès qu’il obtient, la paix et le contentement dont il jouit, font plus que compenser la faible augmentation de prix à laquelle il pourrait aspirer. Quelle satisfaction ne doit-ce pas être pour un maître, de pouvoir, pendant les longues années qu’il passe dans la même paroïsse, instruire les enfants de ceux qui ont été ses élèves, de vieillir au milieu de ces générations dont ila fait l'éducation, et de se voir environné de la vénération, honoré de la confiance universelle! N'est-ce pas là la réalisation d’un magnifique idéal, l’image du véritable bonheur?
D'un autre côté, celui qui change d'école à peu près chaque année se donne la renommée d’un homme inconstant, ou d’un maître qui ne peut parvenir à contenter ceux qui l’emploient. Ces déplacements multipliés l’exposent aussi à des dépenses assez considérables et à
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