‹ Cours de pédagogie ou Principes d'éduction [microforme]Chapitre 135 sur 163 · À VEC · texte numérisé non relu

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prospérer à moins que le curé ne les dirige, et que c’est un grand malheur pour l'éducation lorsqu'on le force quelque part à ne point s’en méler,

L'instituteur doit voir dans son Curé un pasteur, dont il est le faible auxiliaire pour la propagation de la morale et des bons principes ; un père, qu’il doit affectionner ; un protecteur, toujours prêt à le défendre contre l'injustice; un conseiller, pour l’éclairer dans ses difficultés.

Que dans toutes les circonstances il lui témoigne donc un profond respect, et qu’il inspire ce respect à ses écoliers ; qu'il ambitionne l’honneur de sa visite, et qu’il en fasse un événement aux yeux de ceux-ci ; qu’il n’attende pas que le Curé lui donne des avis, qu’il les lui demande lui-même, et les recoive avec docilité et reconnaissance, lors même qu'ils prendraient un peu le ton du reproche ; enfin, qu’il se montre empressé à seconder ses vues pour le bien des enfants.

.- L'instituteur religieux et prudent ne se permettra jamais non plus aucune réflexion sur la conduite, les sermons ou les recommandations du Pasteur ; jamais il ne critiquera ses remarques ni ses décisions ; jamais il ne favorisera un parti qui lui serait hostile. S'il croit devoir différer d'opinion avec lui sur quelque point, il

gardera pour lui-même cette divergence de sen- FF

timents ; s’il ne peut part®£c: eu tout sa manière de voir, il n’en sera pas moins déférent envers lui ; si les idées et l'humeur de l’homme ne lui vont point, il n’oubliera jamais ce qu’il doit au caractère sacré du prêtre.

Les visites de l'’instituteur au presbytère seront plus ou moins fréquentes, selon la ranière dont il y sera accueilli ; qu’elles ne se prolongent point assez pour constituer une indiscrétion ou une importunité. Si monsieur le Curé veut bien mettre sa bibliothèque à la disposition du maître, que celui-ci n’use de cette offre bienveillante qu'avec mesure.

Les institutrices surtout doivent se rappeler toujours la modeste réserve que leur prescrit

la Religion, et pour la fréquence, et pour la longueur de ces visites.

Disons enfin que le Curé doit être consulté sur tout ce qui regarde la direction morale des enfants et l’enseignement religieux. Ayez donc vivement à cœur de mériter son approbation sur ces points essentiels. Prêtez-vous encore avec plaisir à remplir à l’église ou à la sacristie les fonctions de confiance dont il voudrait bien vous honorer.

ARTICLE 2e.

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