‹ Cours de pédagogie ou Principes d'éduction [microforme]Chapitre 156 sur 163 · dela tt alors ulines, s filles · texte numérisé non relu

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supérieure la vénérable Mère de l'Incarnation, s'occupèrent des petites filles sauvages, pour qui elles établirent un Séminaire, et des jeunes Françaises, pour qui elles ouvrirent un pensionnat et unexternat. Comme nos autres communautés canadiennes, elles furent éprouvées par des incendies désastreux ; mais, grâce à la divine Providence, le monastère est sorti de ses ruines avec une vigueur toute nouvelle. Là se sont formées des générations de femmes fortes, de mères pieuses, de vierges héroïques, qui ont été l’un des plus fermes soutiens de la nationalité canadieunce-francçaise.

2° Hôtel-Dieu de Québec.—Les Roligienses de l'Hôtel-Dieu, venues au pays en compagnie des Dames Ursulines, se dévouent, avec une patiencesurhumaine, au soulagement des malades ; mais pendant assez longtemps elles s’appliquèrent aussi à l'instruction d’orphelins qu’elles avaient pris sous leurs soins, et c'est à ce titre

. que nous les mentionnons ici. La duchesse

d’Aiguillon fut leur fondatrice.

8° Hôtel-Dieu de Montréal. — Cet établissement, fondé par Mlle. Mance en 1642, et par conséquent du même âge que la ville même de Montréal, reçoit également des orphelins, qui s’y instruisent.

40 Congrégation de Notre- Dame.—En 1653, une gainte fille, native de Champagne, Marguerite

Bourgeois, fondait à Montréal une Congrégation de Sœurs paroissiales, qui a pris avec le temps une extension considérable, et s’est ramifiée vers tous les points du pays. Le bien que les Ursulines faisaient déjà depuis 14 ans, les Sœurs de la Congrégation entreprirent de l'imiter; elles voulurent donc partager le mérite de leurs devancières, et des milliers de jeunes personnes dans nos villes et dans nos campagnes peuvent attester avec quel succès les filles de la Sœur Bourgeois se sont acquittées de leur noble tâche. Nous ne pouvons mentionner leurs diverses Missions; nous dirons seulement qu’en 1689 elles s’établirent à la Basse-Ville de Québec à la demande de Mgr. de St. Valier.

Elles éprouvèrent deux affreux incendies à la maison-mère de Montréal, mais ces tribulations ne purent abattre leur courage.

5° Hôpital. Général de Québec.—En 1693, Mgr.

de St. Valier détermina les Sœurs de l’Hôtel-Dieu de Québec à fournir des sujets pour l’établissement d’un Hôpital-Général, destiné à recevoir les vieillards et les infirmes, dans l’ancien monastère des Récollets, près de la Rivière St.- Charles. Les deux maisons devinrent indépendantes l’une de l'autre en 1701. En 1725, les Dames de l’Hôpital-Général ouvrirent un pensionnat pour l'instruction des jeunes filles, qui a rendu les plus grands services à la cause de l'éducation. À

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6° Ursulines des Trois-Rivières. —Les Ursulines de Québec se décidèrent en 1697 à envoyer, sur les instances de l'infatigable évêque, Mgr. de St. Valier, trois de leurs Sœurs fonder aux Trois-Rivières une maison de leur Ordre. A l'instruction des jeunes filles, ces courageuses Vierges joignent le soin des malades.

79 Sœurs Grises.—Cette excellente communauté fut fondée définitivement en 1747 à Montréal par Mad. d’Youville, et succéda avantageusement aux Frères Charon dans la direction de l’Hôpital-Général de Villemarie. Les bonnes Sœurs se chargèrent aussi d'instruire les orphelins et les enfants trouvés qu'elles prennent à leur charge.

Résumé.—On le voit donc, l'Education fut presque exclusivement entre les mains du clergé

-et des communautés religieuses sous la Domi-

nation française: tout fut créé, soutenu, rétabli, arraché aux ruines, défendu contre l’ennemi, par leurs soins, leurs sacrifices et leur dévouement.

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