‹ Cours de pédagogie ou Principes d'éduction [microforme]Chapitre 93 sur 163 · TION · texte numérisé non relu

TION

e parler, lieu de y enfants dans une rure; en ns la papar ce

calme, cette tranquillité pleine de dignité, vous imposerez aux élèves qui seraient disposés à s’oublier, et d'autant mieux que vous aurez eu un prédécesseur plus bruyant et plus emporté.

Vous joindrez, quand il sera nécessaire, à ce maintien imposant un regard fixe, quelquefois sévère. Mais un enfant qui manque rarement, vous semblerez vouloir l’épargner, et ne fixer la vue sur lui qu’à l’insu de ses confrères, Ajoutez ensuite à cela un signe plus marqué des yeux, de la tête ou de la main, même un petit bruit des lèvres, ou de la langue contre les dents, et quelques légers coups du bout du doigt sur la table.

D'ordinaire, commencez à imposer le silence d’une manière générale par un bruit des lèvres, par le mot chui, silence, ou attention, ou par un faible coup de clochette, et répétez ces avertissements de temps en temps, à de longs intervalles. Si cela ne suffit par pour arrêter certains écoliers plus dissipés, vous annoncerez d’un air de regret que vous allez être forcé d'en désigner et gronder nommément quelquesuns. La crainte d’être ainsi repris par leur nom les retiendra peut-être. Si pourtant la légèreté les entraîne à de nouvelles fautes contre le bon ordre, vous ferez bien de les nommer tout haut devant leurs compagnons,

“en disant, par exemple : silence, un tel, mais

d’un ton qui fasse impression. Tâchez que les enfants attachent une grande idée de déshonneur à ces avertissements directs.

Avec certains caractères cependant, des avis particuliers et secrets produiront plus d'effet.

N'oubliez jamais que le ton fait la chanson.

Variez donc celui avec lequel vous donnerez ces avertissements, d’après l'humeur et les

dispositions de chaque élève, et la nature du délit.

ARTICLE 6e,

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