CHAPITRE m
LES ÉTATS AFFECTIFS FORTS : L'ÉMOTION AKT. I. — IVatnre et Tariétém de Téinotion.
§1. - Nature de l'émotion. — L.^ mot énioliori n'a pus toujours été employé dans le même sctis. Autrefois, on le prenail dnas un seus large pour signifier tous les pliéno.nènes de sensil'iHle, même les plus élémentaires, tels que le plaisir et la douleur
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Aujourd'hui, son acception est plus restreinte et plus précise. On réserve ce nom à certains états affectifs assez v.ulents pour envahir la sensibilité tout entière, pour bouleverser le cours des Mé et d^ rminer dans l'organisme des troubles fonctionnels considérables. On peut définir l'émotion un état affectif intense et tTconiplexeprovLnt d'une réaction à la fois mentae et orgamnue de l'individu tout entier sur certaines excitations internes ou externes. Telles sont la joie, la colère, la peur, la tnsœsse, etc.
s 9 L'émotion peut se produire de deux manières :
1 L'émotion-choc. - Celle-ci se produit subitement et sous
forme de choc. Elle a alors le caractère d'une suprise; d ordinaire
elle est d'autant moins durable qu'elle a été plus violente. Tel
est le cas de la peur et de la co/è.. (10^ ^^^^^.^
2. L'émotion-sentiment. — U autres luib lemu lentement et d'une manière plus stable. Elle resuite alors du dTvelo^^^^^^^^^^ progressif d'un sentiment, modéré à son origine, maTs parvenu à un haut degré d'intensité. Ainsi la haine et 1 amour, la joie exubérante ou le désespoir.
S 3 — Éléments essentiels de l'émotion.
Quel que soit son mode d'apparition, on peut discerner dans toute émotion trois éléments essentiels : . .. i
iCest d-abord la notion d'un objet ou d'une situation : danger pressant, malheur subit ou bonheur inespéré, qm se présente
'""tte^l ensulie un bouleversement dans les idées et les images,
,, .. ,eur est un sais^J-^-^^StiSi;:;; ^:^ t:. Se et^:?S! qui nous menace. L^,^^'^''^^^^^ ,^" larsouS. On peut dire que la peur estl'expres- SVer:t"ct';: coSvaU^n^sius rJrme ditensive, tandis que la colère est rexpression du ^^^\^^;;^^Z Se%Sc Tntensité, jusqu'à dégénérer en ,e::"u;Te:.T«m?rEtsrS;ss^^^^^^ -t enUer et bouleversent
profondén^ent sa vie V^yc^^^^^ ^ îo^t^SÎ^'les veines du cou se gonQent, sous l'acuon de la ^olere^^ „, noin-s se scrren , les dénis se découvrent, etc. les mâchoires '%'Z\^lX:^^,' ^^^^^^^^ lu coniraire, les effets physiques de la Autant de dispositions l^™*" '«/"^^^^ ' ^"fiJi je mettre l'organisme en état de delénso : peur paraisses avoir pour. up;^^^^^^^^^^^ ^^.^=^ écouter. Tantôt les mem-
i^r;;.îr::;aSes rï^^^^et -^
S;:r^ÏÏrS;^l^?a^^^rï; "^-olSue ^^par la fuite, selon les circous-
^"^^^- . • 1 r.nrnit ips exemples les plus variés et les plus caractéristiques Le monde animal oui ml l^s exemp es i p poursuivi par les chiens, détale
de ce choc des «'-;t-.° ^^J^^^SÔbUe ; de mème'nnsecte s'enfuit, ou fait le mort: au plus vue. ou bien '^f .^'^"^^"/'^è qui nous concerne, on peut dire en gene> 5rqS-une'reur;rs"nïn^e^;ïrpf«lôr,?a.-al:,sante, taudis qu'une peur modérée
accroît les forces.
l/ÉMOTION. 277
qui se précipitont en foule et sans ordre, et que nous sommes impuissants à maîtriser.
."{. Enfin, c'est tout un ensemble de troubles organiques : battements de cœur, sueurs froides, pâleurs, tremblement, crises de larmes, etc. (1).
Ces trois facteurs ont évidemment leur rôle dans l'émotion; mais quelle est leur importance relative ; quel est celui qui donne naissance à l'autre et qui, en somme, détermine proprement l'émotion?
ART. II. — Théorie psyohologrtque et théorie physiologique ou périphérique de l'émotion.
i; 1. — Théorie psychologique. — Jusqu'ici on s'accordait à admettre que le point de départ de l'émotion réside dans l'élément psychologique, c'est-à-dire dans la perturbation des idées et îexaltation des sentiments survenus à la vue ou à la pensée de quelque objet; les réflexes et les troubles organiques qui les accompagnent n'en étant que l'effet et la conséquence naturelle. Cette opinion commune se faisait jour dans la théorie psychologique de l'émotion.
§ 2. — Exposé de la théorie physiologique ou périphérique.
De nos jours, Lange, W. James et quelques psychologues à leur suite, soutiennent que les réflexes organiques et l'ensemble des réactions dites périphériques, — c'est-à-dire des troubles viscéraux, vasculaires et moteurs qui se produisent dans les organes distincts de l'organe cenlral qui est le cerveau, — sont, au moins autant que les phénomènes proprement psychologiques, des éléments essentiels de l'émotion.
1. W. James propose d'abord sa théorie sous une forme révolutionnaire et paradoxale : Le vulgaire a tort, dit-il, de croire qu'on tremble parce qu'on a peur, ou que l'on pleure parce qu'on est affligé ; en réalité, on n'a peur que parce qu'on tremhlr et on n'est afflige ijue parce qu'on pleure.
2. 11 apporte, en faveur de son opinion, les raisons suivantes :
(1) On peut considc^rer ces rcaclions de l'organismo comme autant de dr-rivalifs inéiiaKés par la nature pour diminuer la tension nerveuse et la perturhalion centrale. De fait, nos organes étant faits pour une certaine nK-diocrité, ils soulïrcnl de tout ébranlement trop vif et trop subit. Voilà pourquoi il suffit parfois (|u'une émotion ne trouve pas .i se décharger au dehors pour ébranler profondément les centres nerveux el mettre la vie elle-inénie en danger. On a vu la joie extrême, comme l'extrême douleur, amener la folie et même la mort. « Quand l'émotion est violente, dit Mautegazza, elle peut tuer si elle ne trouve ;'( s'épancher au dehors au moyen des nerfs moteurs et à se traduire en phénomènes mimiques. Dans bien des cas, il suffit de ne pouvoir pleurer on de ne pouvoir rire pour mettre en danger les centres nerveux et l>ar conséquent la vie ».
a] Certains fails montrent que la simple perception de Tobjet détermine immédiatement les troubles organiques sans passer aucunement par l'appréciation de la qualité terrible ou désagréable de cet objet ; — par exemple : la simple vue du loup fait trembler et fuir la brebis; l'odeur des fauves enfermés dans une ménagerie fait prendre le mors aux dents à des chevaux qui no connaissent pas la signification terrifiante de celte odeur; nousmêmes, ne sommes-nous pas saisis de tremblement à l'apparition brusque d'une forme noire dans l'obscurité, la pensée d'un danger possible ne surgissant dans notre conscience qu'à la suite et comme à l'appel des troubles organiques éprouvés d'abord? Et W. James de rappeler ici l'étonnement qu'il éprouva, dans son enfance, à s'être trouvé mal à la vue du sang d'un cheval, sans qu'aucune idée tragique ou répugnante ait précédé son évanouissement.
b) W. James remarque, en second lieu, qu'aucune idée, aucune représentation ne saurait par elle-même être émotive, qu'elle ne le devient qu'autant qu'elle a d'abord provoqué en nous une certaine réaction organique, laquelle, en vertu de l'action du physique sur le moral, détermine dans la sensibilité l'émotion proprement dite. En réalité, l'émotion n'est que la conscience des troubles qui agitent l'organisme. Et de fait, ne voyons-nous pas le chagrin redoubler à chaque accès de sanglots; la peur s'accroître par la fuite au point de dégénérer en panique, et la colère se nourrir et s'enfler de ses propres éclats? Preuve évidente, dit-on, que ces émotions ont leur source et leur principe dans ces différents réflexes.
' c) Enfin, — et c'est là l'argument principal de James, — que reste-t-il deléuiolion si, par la pensée, nous retraiiciions les sensations et les troubles organiques? Une idée froide et décolorée, c'est-à-dire la négation même de toute émotion.
Il conclut que les sensations et les phénomènes organiques, loin d'être de simples résultais révélateurs de l'émotion, en sont vraiment les éléments constitutifs absolument essentiels et indispensables.
§ 3. — Discussion de la théorie périphérique.
1. Disons tout d'abord que W. James fait tort à sa théorie en la présentant sous forme de boutade paradoxale et arbitraire. Pourquoi, en effet, trembler avant d'avoir peur et pleurer avant d'être affligé ? Quelle relation peut-il y avoir, par exemple, entre la vue d'un lion, priseen elle-même, et le tremblement ou la fuite qui en résulte, et comment le premier phénomène peut-il provoquer le second sans passer par la peur, c'est-à-dire par l'émotion?
2. D'ailleurs les arguments qu'il apporte à l'appui de sa thèse
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sont loin de la dcmonlrer sous cette forme extrême. En effet : fll Les faits qu'il invoque s'expliquent fort bien en dehors de sa th(}orie :
a) Le tremblement et la fuite de la brebis, à la vue du loup, la panique des paisibles haridelles à Todeur des fauves, sont des phénomènes d"instinct ; or, comme nous le verrons plus loin, c'est le propre de l'instinct de déclancher certaines actions sans que le sujet connaisse leur raison d'ctre ni leur adaptation au but à atteindre.
3; Les deux exemples tirés de la psychologie hum<une ne témoignent pas davantage en faveur de la théorie périphérique : le saisissement éprouvé à l'apparition d'une forme noire surgissant danslobscurité n'est d'abord que surprise et ne devient peur proprement dite qu'à la suite d'un jugement rapide sur l'objet ; — quant à l'expérience de W. James encore enfant, c'est un simple cas de nausée et de dégoût physique, et non une (^motion proprement dite.
b) Au second argument de W. James, nous répondrons qu'en effet la représentation purement intellectuelle d'un objet ou d'une situation n'est pas émotion par elle-même, mais il est vrai qu'elle peut très bien le devenir, et à un haut degré, lorsqu'elle est animée et comme échautïée par les images, les souvenirs ou les anticipations qu'elle évoque. Ainsi l'émotion de la peur ne consiste pas sans doute dans ce simple raisonnement : Voici un animal dangereux, donc il est prudent de fuir; — mais je serai très vivement ému en songeant au danger que me fait courir cet animal, dont je connais par expérience la férocité et que je vois rôder sournoisement dans mon voisinage.
Sans doute, en vertu de l'action du physique sur le moral, certaines attitudes et certains mouvements du corps peuvent renforcer et même susciter de toutes pièces les sentiments qu'ils expriment naturellement; mais ils n'ont cette efficacité que par suite de Vassocialion afl'ective qu'ils ont primitivement contractée avec les émotions dont ils sont les concomitants physiologiques naturels.
Notons encore que si, au débul, les émotions «'.roissent en intensité à mesure qu'on s'abandonne à la réaction organique qu'elles déterminent, cette réaction produit bientôt l'ellet inverse, l'our peu qu'elle se prolonge. Ainsi les larmes et les sanglots qui (l'abord entretiennent le chagrin, finissent aussi par l'apaiser, de même que les violences (^t les éclats qui, au dêhui, njiinenlent la colère, ne lardent pas à la calmer. .Nous l'avons dit, ces réflexes sont en réalité des dérivatifs ménagés par la nature pour diminuer d'autant la tension nerveuse causée par l'émotion. C'est si vrai, que les émotions sont, en règle générale, d'autant plus intenses
qu'elles sonl plus contenues, comme sérail par exemple, une douleur muette ou une colère froide et concentrée : ce qui montre, à tout le moins, linsuffîsance de la théorie de W. James.
, c) Le troisième argument de W. James nous semble excellent pour dégager la grande part de vérité contenue dans la théorie périphérique. Sans doute cet argument ne prouve pas que l'on a peur parce qu'on tremble..., mais, ce paradoxe écarté, il met en lumière une fois de plus la profonde vér'té psychologique delà doctrine qui proclame l'unité du composé humain.
Au faux spiritualisme cartésien qui voit dans l'émotion un phénomène de l'àme seule, accompagné et manifesté par des événements physiques sans lien essentiel avec lui, W. James, d'accord en cela avec les scolastiques, riposte victorieusement : « Une émotion humaine sans rapports avec un corps humain est un pur non-être. Je ne prétends point que ce soit une impossibilité métaphysique, ni que de purs esprits soient nécessairement condamnés à une vie intellectuelle glacée : je ne parle pas des purs esprits, mais des hommes ; et je dis que pour des hommes, une émotion dissociée de toute sensation organique est une abstraction inconcevable. Plus je scrute mesétats intérieurs, plus je me convaincs que les modifications organiques, dont on veut faire de simples conséquences et expressions de nos affections et passions « fortes », en sont au contraire le tissu profond, l'essence réelle ; plus il m'apparaît évident que m'enlever toute la sensibilité de mon corps serait m'enlever toute la sensibilité de mon âme, avec tous mes sentiments, les tendres comme les énergiques, et me condamner à traîner une existence d'esprit pur qui ne ferait 'que penser et connaître ».
§ -4. — Conclusion. — Cette discussion nous amène à conclure que, pourvu qu'on la dégage de cequil y a en elle de tendances exclusives et paradoxales, la théorie périphérique complète heureusement, dans le sens de la tradition scolastique, la théorie psychologique qui, si elle était suivie sans ménagement, risquerait d'aboutir au dualisme cartésien.
APPENDICE Itappoi'ts (lu plaisir, des tendances et de l'activité.
Condiliac,et, chez les modernes, Sî ; '.rat .Mill avec les associât ionnistes, partant de ce principe incontestable que le plaisir stimule Tactivité et détermine en nous des tendances et des désirs, en concluent qu'à l'origine, nous sommes absolument dépourvus de tout penchant, que nos inclinations naissent au fur et à mesure de nos sensations, et que nos faculti'S ne sont en somme que
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(loï> liabitiulos acquises par roxpéiionce répétoe de certains plaisirs et de cerlainos douleurs.
Qu'eu est-il? Nos pouchants sonl-ils tous acquis, ou en est-il d'innés? Le jilaisir est-il en nous le principe de toute activité, ou est-ce au contraire l'activité qui est le supposé et le principe de tout plaisir?
Sans doute, l'expérience d'un plaisir ou d'une (iouleur détermine en nous certains mouvements qui nous rajjprochent ou nous éloignent de l'objet qui les provoque. Le penchcint (|ue l'enfant éprouve pour le sucre est évidemment né du plaisir qu'il y a goûté, comme son aversion pour la verge vient de la douleur qu'elle lui rappelle. 11 n'en est pas moins vrai que tous nos peuchants ne sauraient avoir cette origine, et qu'il est en nous des tendances innées, antérieures à tout plaisir et à toute douleur.
1. En effet, la vie étant un ensemble de fonctions, suppose un certain nombre de facultés, c'est-à-dire de pouvoirs d'agir et de forces; or toute force est essentiellement un ressort qui tend à s'exercer. Voilà pourquoi tout vivant, par là même qu'il vit. tend à vivre, c'est-à-dire à se conserver, à se développer, (/ actucr, comme dit Aristote, <ow< ce qu'il renferme en puis- ■sance. Donc, à moins d'admettre cette absurdité que notre sensibilité est une réceptivité pure, une table rase, un principe mort qui attend et reçoit la vie d'une impression extérieure, il faut convenir qu'elle est par nature un principe d'activité, un foj'er d'énergies orientées dans un certain sens, qui constituent autant de Itesoins et de tendances à agir d'une certaine manière. — Ce sont les penchants, de la satisfaction desquels résultera le plaisir.
Ce qui est vraiment primilif en nous, ce n'est donc pas le plaisir, c'est le penchant, c'est l'activité : le plaisir ne fait que suivre comme l'effet et la conséquence.
2. Et il le faut bien; car si, à l'origine, notre sensibilité était absolument vide de toute tendance, dépourvue de toute disposition à être ou à agir d'une manière plutôt que d'une autre, elle serait indifférente à toute impression comme à toute impulsion : rien ne pourrait lui être agréable ni pénible : en d'autres termes, elle serait incapable de jouir et de souffrir.
La conclusion, c'est que notre vie psychologique n'est pas primitivement une simple réceptivité passive d'impressions, comme le veut Condillac.
'A. Sans doute, le plaisir une fois goûté nous pousse à répéter l'acte, et dc- A ient à son tour principe d'activité; mais, pour goûter ce premier plaisir, il a fallu faire un premier acte, lequel, par suite, n'a pu avoir le plaisir pour princi|)e et pour mobile. Sous peine de nousenfermer dans un cercle vicieux, il faut donc admettre en nous des penchants innés, des tendances primitives.
Ainsi, l'instinct qui porte le noiiveau-n<;' à presser jioui'la première fois le
in de sa nourrice, ne vient évidemment pas d'un plaisir antérieur qu'il y •.uirait trouvé, bien que ce plaisir une fois goûté le pousse à renouveler l'acte. De même l'inclination que lanière a pour son enfant, ne vient pas primitivement du plaisir qu'elle trouve à le voii- et à le caresser, mais de l'amour qu'elle a u.Tturcllement pour lui, bien qu'à son tour, le plaisir qu'elle goûte à le lui témoignei-, la porte à lui en prodiguer de nouvelles mnr(iues.
\. Nous pouvons donc formuler dans les deux propositions suivantes les rapports du plaisir et de l'activité.
Il) Le plaisir, loin d'être le princij)e de tous nos penchants, la .source première de toute activité, suppose lui-même certaines tendances primitives innées, de la satisfaction desquelles il résulte (1).
(ti De son côté, K.int, nous l'avons vu. sdutient (pic hi <louleur est le seul aiguillon de l'aciivilé. C'est une autre erreur, car on apit, non .seulement pour ccliapper à un mal dont on soullrc ou qu'on redoute, mais encore pour se pmctirer une jouissance que l'on convoite <>u pour consi«rver celle que l'on goule. I,a vérité est que tout mouvement, toiue .iclivite prenJ son poiiil «le ilepnrt dans un besoin plus ou moins
282 rsYcnoLOGiE.
b) ilais, à son tour aussi, le plaisir une fois éprouvé donne naissance à do nouvelles inclinations et à do nouvelles tendances.
Et voilà comment le plaisir, d'abord effet de l'activité, ne tarde pas à en devenir cause.