‹ Cours de philosophieChapitre 138 sur 328 · LE LIBRE ARBITRE · texte numérisé non relu

LE LIBRE ARBITRE

Nous l'avons dit, la volonté veut nécessairement le bien ; il «nsuit que, s'il n'y avait qu'un seul bien en ce monde, et que ce

bien fût sans mélange de mal d'aucune sorte, nous serions nécessités à le vouloir .'Mais les biens de ce monde sont multiples, imparfaits et de différents ordres; entre eux la volonté peut choisir: d'où le libre arbitre.

ART. I. — H'ature du libre arbitre.

§ 1- — La liberté. — J . En général, la liberté se définit : le pouvoir de faire une chose ou de ne la faire pas. Étymologiquement, être libre, c'est être affranchi d'un lien qui entrave le déploiement normal de notre activité; aussi peut-on distinguer autant de formes de liberté qu'il y a d'espèces de liens.

Or il en est de deux sortes : il est des liens physiques et matériels qui enserrent nos membres et nous forcent au repos ou à certains mouvements; tels sont les chaînes, les prisons, certains états morbides, comme aussi certaines lois ou nécessités psychiques qui nous contraignent d'agir d'une manière plutôt que de l'autre; — et il est des liens moraux^ qui nous prescrivent certains actes et nous en interdisent d'autres, sans toutefois nous enlever le pouvoir physique de les omettre ou de les accomplir : telles sont les lois, les obligations.

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