II. — L'hérédité en morale
I. On a également abusé en morale de la loi de l'hérédité pour lui attribuer une influence décisive sur notre conduite, pour affirmer que nous naissons tous latàlement esclaves du tempérament ot du caractère (|ue nous tenons de nos parents. —C'est l'erreur du déterminisme physiologique
Sans doute l'hérédité est un facteur considérable dans la vie morale des individus. On peut même aflirmer qu'à notre entrée dans la vie, nous portons
(«) Comme c\(e|)tion à cette loi, on cite d'ordinaire la nombreuse famille des Bioh rtoul tous les membres, pendant plusieurs générations, paraissent avoir hérité d'un ancêtre commun le génie de la musique.
j,aQ PSYCHOLOGIE.
i„ r.nuU de tout ce quont fait et pensé nos aïeux; qu'avant d'avoir accompli nn^se acte nous n^ous trouvons, de ce fait, grevés de penchants et de pn;- ^nn. ions lesquelles comme autant d'habitudes héréditaires, nous inclidispositions lesquc ^ ^^.^gou dans l'autre: sous ce rapport
Tl; Sdelir avec Blanc de Saint-Bonnet, que . tout homme est l'add. ' iV.n race » Mais il serait singulièrement exagéré de soutenir que ces JmpuHons sontVrrésistiblos et que, sauf les cas morbides, nous sommes a
^TilS^pSl^df î-éduSS^lTlleinple, de l'inHuence du milieu qui
.;\lnrno?àbTement modifier et corriger l'action de l'hérédité, n'oublions
peuvent "« f^^"; ^^-^ne force qui échappe absolument a cette loi, pre-
pas q"\"^"'^';Se représente ce qu'il y a de plus immatériel et de plus cisément paice qu eue repre.ei q^^. y^^^^ ^,l^^ ^^^^^^^.^ ^^ ^^^.
Tnotr devoir fondan^ntal est précisément, par le libre effort de notre
rnnnalitédè nous affranchir de ce déterminisme, de nous rendre maître^
per..onnah e ae noi ^^^^^^ viennent et de quelque cot.
^u'SrnCpoîslem. afin de l?s fair^e servir à l'œuvre de notre perfection
"^°^^^^" .• ^„û Hanî rpt héi-ita<^e du passé, il est bien rare que