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II. — Certains philosophes rejettent cette distinction

Les uns prélendeal qu'on ne pevit. donner exactement le >i(Mi.s d'iui raot, sans définir la chose qu'il signifie, et par là. ils ramènent la déficjitioji verbale à la définition reW?e : d'autres affirment au contraire que toute définition se bornant à indiquer le vrai sens d'un mot, la prétendue définition réelle n'est en somme qu'une définition verbale. Ainsi Stuart .Mill ne vf»it dau3 les définitions de chosf's que de pures lauivlogies^ qui vont dm même au

LA DIWSION. 499

m.>iuo. snj.s rion nons app.vndr.-. D'apiès lui, délinir l'homme uu ammai ratsmnable, rost ivp.Hrr deux fois la nicMno ciioso, une pr.Mnièi-e fois sous forme abrogée, uu(« seconde fois sous forme dévoloppéf.

l. Aux premiers nous rtipoiuions qu'on pout désigner clairemont une eiios.^ sans en fair.> counaiu-e loufe la nature, par exemple, se bornant à laouuonuer quelqu'un de ses caractères propres, et que cette opération peut être légitimement appel.v dé/inition, pnisqu.> le but pratique de la définition (10 mot l indiqu.>) est précisément d'empêcher qu'une cliose no soit confondue avec une autre A côté de la définition réelle, on a donc raison d'admettre une defiaition simplement noininaii'.

-,'. Quant à robj<'ctiou de Stuart Mill^nous ferons une double remarqiie

n) Autre chose («st qu'une vérité soit, et antre chose qu'elle soit connueautre chose, par exemple que Thoinme soit un animal raisonnable, antre chose que je le sache. Or le progrès sci.mtitique consiste précisément à aller de Idée compl.>x,> plus on moins conAise. suggérée immédiatement par l'objet, a 1 idée distincte, et par suite l'opération qui réalise ce progrès ne saurait être taxée de pure tautologie. ^ *"

b) S'il est utile et instructif d'affirmer d'un objet l'un ou l'autre de ses attributs, comme on e lait dans toute proposition simplement vraie, il ne saurait ètn; supern,u de donner un résumé de tous ses attributs, et d»' s'assurer oue

mL d ;. h'V' ^y^^'^'T *^"^f.^»î''^^l ^1^'i ajouter. Or tel est précisément Iv! <^;.;f .^«""'l'O'^'-oolle, et des lors, il est impossible de la confondre avec la définition purement verbale.

En résume, la définition nominale est une définition incomplète, donaé^^ comme hypotheUque et provisoire; ladéfinition réell.. est une définition comflele donnée comme catégorique et définilive.

CfcL\PITRE IJI

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