L.-V DIVISION
§, 1. — Nature de la division. - I. En général, diviser cousïsi a partager un tout en ses parties. On distingue:
«) L^dW\s\on physique ou partition, qui partage un tout concret et physique {tntum) en ses parties composantes.
^)Etladivision/ovi7ue, qui divise un tout abstrait et logiaue \omne), c est-à-dire une idée générale en ses divers représen-
Par exemple, quand je dis : l'Iiomme {tolus homo, le composr humain) se d.vtse en corps et en âme, je fais une division physique ; et quand .je dis : l'homme (omnis homo, le genre humain) se divise en européen, asiatique, etc., je fais une division logiaue
rsous ne parlons ici que de la division logique. Elle peut se définir : une opération qui consiste à analyser l'extension d'ime idée lo i' uc" "^'^ analogie qui existe entre la division et la définition
a) Celle-ci développe la com/^n'7i.;mon de l'idée, en énumérant s éléments qu elle contient; celle-là développe Ye.rtensiolt I Idée, eu enumerant les objets au.xquels elle convient.
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b) De même que, pour définir, il n'est pas nécessaire d'énumérer explicitement tous les attributs essentiels du défini; ainsi, la division ne consiste pas à énumérer tous les groupes contenus dans ridée générale, elle se borne à énoncer ceux qui lui sont immédiatement inférieurs. Par exemple : La classe des oiseaux se divise en six ordres : les rapaces, les passereaux, les rchassiers, les gallinacés, les palmipèdes ei les grimpeurs.
c] De même que Vindioidu ne peut proprement se définir à cause de sa compréhension illimitée, mais seulement se décrire approximativement par ses caractères accidentels ; ainsi la dernière idée générale {espèce ou variété) qui ne renferme sous elle que les individus, se refuse à toute division (1).
§ 2. — Règles de la division. — Elles se ramènent aux deux suivantes :
1. La division doit être adéquate, c'est-à-dire que la somme des parties ou groupes qu'elle renferme doit être égale au tout, afin que, de tous les individus auxquels convient l'idée générale, il n'y en ait aucun qui ne trouve sa place dans quelqu'une des catégories énoncées.
2. La division doit être irréductible: il faut que les groupes qui la composent ne soient pas susceptibles de rentrer les uns dans les autres. On pécherait contre cette règle en divisant les vertébrés, par exemple, en poissons, batraciens, reptiles, oiseaux, mammifères et ruminants; car les ruminants sont déjà compris dans le groupe des mammifères.
La première règle a pour but d'empêcher que certaines parties ne soient omises, et la seconde, que certaines parties ne soient énumérées plusieurs fois. Quand on viole la première, la division pèche par défaut; quand on viole la seconde, la division pèche par excès.
Ajoutons que la division doit se faire d'après une base unique. On irait contre cette règle en divisant les oiseaux en nocturnes, diurnes et aquatiques.
(1) Ces analogies expliquent pourquoi il arrive souvent au vulgaire de donner une' division au lieu d'une définition. Qu'est-ce que la science? demande Socrate à un* jeune homme. — La science, répond celui-ci, c'est l'astronomie, la géométrie, l'arithmélique, etc.
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