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III. Union de l'idée et des faits. - Méthode expérimentale

La mrthodc e.tpéri mentale sait éviter tous les écueils, et se tenir à égale distance de la méthode hypothétique qui se contente de l'hypothèse et de la méthode empirique qui la condamn<.'.

I. Avt'c la preiiiiéie, elle admet Tidée : mais elle n'y voit qu'un point de départ, une supposition qui attend sa sanction définitive de Toxpérienee; avec la seconde, elle cnmitrt'iid l'importance capitale di's faits, mais elle '"•^'inprend aussi qu'ils doivi'ul ctn' interprétés par Ti)y|)0thèse et mis en

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valeur par le i-aisonneinent expérimental; do la sorte, elle échappe à la fois aux extravagances de l'une et à l'insuffisance de l'autre.

C'est de cette collaboration intime de l'expérience qui fournit le particulier, et de la raison qui y cherche et y découvre le général ; c'est de ce concours liarmonieux du fait et de l'idée que résulte la science. Connubium mentis et rei, disait Bacon.

2. C'est cette méthode qu'ont pratiquée tous les vrais savants. C'est elle qui a conduit à toutes les grandes découvertes; mais aussi son emploi judicieux suppose deux qualités maîtresses qui font le génie scientifique. Il y faut, d'une part, une imagination puissante, qui produit comme une vision anticipée de ce qui doit être, et de l'autre, une précision et une rigueur dans l'examen de la réalité, qui exclut toute possibilité d'entraînement et d'illusion.

.3. Bacon a caractérisé les trois métliodes dans une de ces comparaisons pittoresques dont il a le secret.

Les empiristes, dit-il, ressemblent aux fourmis qui se contentent d'accumuler des matériaux sans coliésion. Les partisans de la métiiode a priori ressemblent à l'araignée qui tire de sa substance des toiles admirables de délicatesse et de sjmétrie, mais sans solidité ni utilité. Les partisans de la métliode expérimentale ressemblent à l'abeille qui extrait des fleurs la matière de son miel ; puis, par un art qui lui est propre, l'élabore pour en composer son nectar : « C'est ainsi, conclut Bacon, qu'on peut tout espérer de l'étroite alliance de l'expérience et de la raison, dont le désolant divorce a jusqu'ici tout troublé dans les sciences » (.Vovum organiim).

Section IL — MÉTHODE DES SCIENCES NATURELLES OU BIOLOGIQUES

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