DEUXIÈME^ PARTIR
DE LA RAISOir»
Dans une première partie nous ayons considéré la vérité en ellemêmey la mérité externe ou objectire, sans nous arrêter à examiner le milieu ou le moyen par lequel elle nous parvient; comme on peut conâdérer la lumière en elle-même et dans ses propriétés, abstraction fiûte de l'instrument ou de l'organe qui nous la transmet. Mais il faut que l'hoipme soit mis en rapport, en communication avec la vérité, pour qu'elle lui donne la vie intellectuelle, et l'élève audessus de tout ce qui respire. Comment serait-elle notre premier besoin, et comment ennoblirait-elle notre nature, si nous ne pouvions la connaître ? 11 £siut donc nous replier sur nous-mêmes, et considérer l'instrumentd' optique intérieure par lequel la vérité vient éclairer notre esprit. Cet instrument est connu sous le nom général d'entendement ou de raisott.
Qu est-ce que la raison ? Gomment se forme-t-elle en nous ? Quels sont les obstacles qui nous empêchent de faire un bon usage de la raison ? La raison a-t-elle des bornes, et quelles sont ces bornes P Voilà les questions que nous allons successivement traiter en autant de chapitres.