CHAPITRE III
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Ily a certains points capitaux qui dominent toute la vie humaine ; nous venons de voir que la sagesse de la Providence les a mis hors de toute atteinte,en leur donnant pour appui et pour sauvegarde la tendance invincible de notre nature. Poussé au delà de toutes limites, ledouteacessé d'être philosophie, il devient stupidité. Uhomme sage ne doute que pour parvenir à la certitude. Cependant, on se tromperait fort si Ton s'imaginait que, dans tous les cas, on soit obligé de Suspendre son jugement jusqu'à l'acquisition de l'assurance parfeite qu'on ne se trompe pas. Il y a, dans l'usage ordinaire, une foule d'objets sur lesquels on peut prononcer d'après des probabilités plus ou moins grandes, sans qu'on puisse être ac« ciisé de témérité si l'on agit en conséquence de ces jugements. Quand l'essentiel est à l'abri de l'erreur^ on peut, dans les détails, suivre la vraisembUince.
Le P. Buffier a traité cette matière avec détail, et avec cette raison calme et mesurée qui le caractérise. Je citerai ici le passage du Traité des premières ^vérités qui renferme ses considérations judicieuses.