M. DE BONALD
« Axasi^r Histoire comparée des systèmes de philosophie n'est em dernière analyse qu'une autre histoire des ^variations des écoles philosophiques, qui ne laisse pour tout résultat qu'un découragement absolu, un dégoût insurmontable de toutes recherches philosophiques, et rimpossibilité démontrée d'élever désormais aucun édifice, que dis-je? de hasarder aucune construction sur ces terres sans consistance^poMT me servir d'une belle expression de Bossuet, et qui ne laissent voir partout que d'effroyables précipices. Snv quoi doue sont d accord les philosophes? Sur rien. Quel point a-t-on mis hors de dispute? Quel établissement, comme dit Leibnitz^
* Hist, comparée, 1. 1", cb. i.
S4& ■ ■■«■iiiiimwiWLiiiwiixicr
»««n 'Ibiniépiiiicmi. Platon et Anstofte se ifematidineot : Qu^est-
^prièft Mf perwiobe la philosophie^ «ppèsitaiit cl*obsenraâoii5 et «eqié»necs,!ap«è8 tant de syaiènKS «t>dè'€K^a€es,'iie pii9<»o» phies et de philosophes, nous, si fiers des progrès de la raison' hn*maine, nous demandons encore: QiL0st'%ee que la science ? qu^estce que connaître? et Ton peut dire de nous que nous cherchons 9iicme la seèeniee ^tH^ètimiffane^ que Aei« >Gprec$'«faercliBieBrit il y a dMa'.miHetaiia
:. '» Aussi, Invaqwrraïutecffidei'flktttiro >cMn{mrëeyq4ti<a «mdié'le fttrtiet le faiblit de^tous^es ajrslàkiica,' qui/aie donne pas d'éloges ài W|l philosophe- oift àiuneopintonyqnil ne^oit ausBtftôfefGCcéjde les Pâprendre e» détai) ; lorsque^ dis«jé, éét; -auteui:, obsefinleHr impso^ tialde^k mobilité de tous Ieâ>sy<i|ètn«s, 4le*ltne^nitoée de toutes lesiopioiiws, de.riiicQhéFeace dct tout^l^Sfdo^iriijii»^ invoque pMr dernier moyen de saAut,^ comme. le4jrstèas€*le.seid)r4iaoiiRable, le mieux prouvé etle.pluâ cimséquent, la, philosophie d^ VexpèrÂenc^;j*o&e k r^ppeler^ et. rappeler tous lefiibons esprita^à-^'^/i^-
rience d» la philostphJùe^ .*•,.,.....,.•..
C est encore ce qaifîét queibist^ire deila philo^pphijP forme aujourd^hui un cours spécial,' ei même une partie intéi^ea^ante de r,in3truction pliilosophique,.paroeque celte histoire|. comme celle des 4tats,populaires^uestqu'imAbistoii*e de gM«rrea><i^tde lé^olutioos^ ets^ilixy a¥ait,Jajiiais.eu.qu*u^e:pUlosQphie4lâi^s lemonde, nous pourrions avoir les vies des philosophes, ma.i^ ilou$ u'ayiimis pas rhistoire de la philosophie '. »
aOLLlN.
Lf^ bon «t\S!tge 'Roîlin a passé en revue les écoles philosophiques dans'le deiTOer volume de son histoire ancienne ; puis il a rétmi les sentînicrtts des divers philosophes* sous les points principaux qni furent l'objet de leurs investigations. Voici comment il s'exprime au débuf de re travail ;
« Presque dans tous les temps et dans toutes les nations policées, il y a eu des hommes studieux et d un esprit élevé qui ont cultivé cette science avec un g^rand spin : les prêtres en Egypte, les Ifagesdansk Perse, lesChaldéensà Babylone,les Braehmanesou Oymnosophîstes chez les Indiens, les Druides chez les Gaulois. Quoique la philosophie doive son origine à plusieurs de ceux que
\Rf cherches piiilosoifh.^ ch. i**".
paTHtihau:ki.GTèGe«piii loiua d4»fiiiétm'itmiv«l^éia^ et'^iii^eti^M
(|lia»|Mit«k9o£feisepffrs'Gà*o8iàe»4lMï^ fa^sein àë
Wwps(en>tempsil''beumu&ieffonsy let'qift'jéfitemp^^ éerit$ et
pur Jitiai: irëfisftMiiiii uneluaièèi«ilM^iltani<»,iiiaî^ et*p2V»$Dgère;
kv(9^twQ,.pHT«iiii.privilë^ >»i^gulîèr)«i ii#iitti«t fdrtné iliitiei son mxk.i^ p<siâniife'jttiie i)M^gtt«>9|ii«e d>&'«ièdeft )it)HÛtttëfTOiMp(jre^ une
occupés à chercher la vérité, dont plusieursydam çettevuejTemoti- €!j^.fiémbi(»moif^e^ et>pn8M»aiMi' tDùteiiear <m» dans Ntude jusqit a une ntséui& mmVieam»,
'» FlçurlKMi > df OH2ef4{iia «te oowiKiiq» «Thrnnme» aavaiits -^t s^dimnc, 9i>p0rsmiéiiant,idi d'une-sî^kmgiife.dime«dai»$ m seiil et mêinv p«j«i!n/ak^ éfec< «^ae^fiffct ûw hasard, et noa •dîune pmvidene^ pâr^* tifiiili^è, H9«Â ^^susd«&}c«tlie-iiiiiiiiwi^uiel£uéie de2philo^he$|)eur sijûnlMiV'^^pcqpétuertl'aiidrefviie .tr^iËM <sur x;ieitsiti6s vétveé»
swP(le«'veptu«^'»tfile»idevoirs^«Knt»UQ Jiit»!utiie&:poar.€nipéeher le débordtffmeiitida» WBsJi <|Bèlfiibt9Gi^KdéBoiid)re^(pairtfxeiiip4e, aupsiîtn oorttf^'libinMicbenépiewmnneiCffU'iélésfiiàl^^
lentna diftpu&es oiitiélks^servi poiir soaà&tatùisrA^- 4k»^ui9.sti«^n«ntft^ dij»'l»dî^tiiiotkMi'ik!ila^ittatlènc»«bde lesptit, ^e'ltiiiicni(yrtaUté''<i>ç yiÂtii«y4eil^'dx»9teRoeid*Mi éiretsotiirasâinM Ii:nta«rt^fiid^âwri?eux 4pi«. ^içmifim'M^t'ààcoMXvettsiatt tonsteds >p«MMs<d*iidatinitri0ir prâacipm, piiéf<baUefii0iUà(Ufnitclai»rc9|iè^^ dliil$^4iiiQ pffoCMMfe'igfioKtnoê.
>»iSl^e9t^rai-que parnuîrocB pfaitoscfilieati pl«s«euf!s^oMt la^^ancé d'étraiages, /«bsuôdités, /fous otèine, iftdon- iaim Pskil^, &fèt\ret&mi In wriêé de Dmu .dam Vim^ustéce^^,,^. tm 'P^nmJt pohtt ^tn^fié oùnwm^BàeUy^ei ne bUnj'nmt ftUnt nfindu gmeéi, Aue«>»e école n*a jamais osé soutenir ni prouver Tunité d'un Dieii^ c[ttoi||««'1*es plusfoabîles plii^fQ^ophas' ftiasent tous pleiiiienlcmcdWTAilveiistte celte vérité.'Dieu >a voulu nous >appr«ndiie/ pur J«ur>exigiiiplc €?e q^i-est et ce ifoe petT't rhomiAC abandonne à kii-méii». Pen^d^ut qtiatre cecitsans et plus, tuas oesbeacixespaitssi subtiU,>si'pëi9^trants, si prolbeds, nont cessé, de di^uter, d'eKankiner,tk do^vatiscr, s{<ns
* Quod Qotuin est Uci, manifcâtutn est in iliis : Drus enim illis mnnifc.'^tavit- (nom. y I, id.) « Jiom.. I, 19,21,
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pouvoir convenir de rien entre eux, et sans rien &iir. Ce n'étalent pas eux que Dieu avait destinés pour élre la lumière du monde *.»
Malgré notre estime pour le docte historien, nous ne pouvons nous empêcher de faire observer la contradiction où il tcmibe dans ce peu de paroles. En effet, il est difficile de concevoir comment des hommes qui n*ont cessé de disputer^ sans Henfinir^ des hommes que Dieu n avait point destinés pour être la lumière du monde^ ont été cependant suscités par une providence particulière pour maintenir et perpétuer Vancienne tradition sur certaines writés essentielles et capitales.
Après avoir tracé l'histoire de la philosophie, RoUin continue :
H J'ai tâché d'exposer le plus clairement qu'il m'a été possible l'histoire des différentes sectes des philosophes païens. Avant que de quitter cette matière, et d'exposer les divers sentiments de ces sectes, je crois devoir avertir par avance le lecteur qu'il serait trompé s'il s'attendait à voir un grand changemen^ une grande réforme, dans les mœurs des hommes par les différentes instructions de tous les philosophes. La sagesse dont se vantaient les plus éclairés parmi tant de sectes qui partageaient l'univers, n'a pu finir aucune question, et a multiplié les erreurs. Toute la philosophie humaine na prétendu instruire les hommes qu'à marcher d'une manière digne de l'homme, parce qu elle n'a reconnu dans les hommes que des qualités humaines, et qu'elle ne les a destinés qu'à la jouissance des biens humains. Et ses instructions ne sont pas inutiles en ce point, qu'elle détourne au moins les hommes de la vie brutale qui déshonore l'excellence de la nature humaine, et qui leur fait chercher le bonheur dans la plus vile portion de leur être, c'est-à-dire, dans le corps. Mais toute cette réforme se réduit à bien peu de chose. Quel progrès ont fait les sectes des philosophes, quoique revêtues de tant d'éloquence, et soutenues de tant de subtilité P Elles ont laissé les hommes dans l'état où elles les ont trouvés, dans les mêmes perplexités, les mêmes préventions, le même aveuglement.
» £t comment auraient-elles pu travailler à la réforme du cœur humain, ne sachant ni en quoi il était déréglé, ni quelle était la source de son dérèglement? Sans la révélation du péché d'Adam, que connaissait- on de l'homme et de son véritable état? Depuis sa chute, il est plein de contrariétés étonnantes. Il retient de sa première origine des sentiments de grandeur et d'élévation que la
" * Hist, ancienne, t. X, p. 3. Paris, (820.
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dégradation et sa bassesse noht pu étouCFer. Il veut tout, iV aspire à tout. Son désir pour la gloire, pour riininortalité, pour le bonheur qui renferme tous les biens, est infini. Et d'un autre côté, il s'amuse à tout. Un néant Toccupe, un néant l'afflige ou le console. Il est un enfant en mille occasions, faible, découragé, abattu : sans parler de ses vices et de ses passions qui le déshonorent et Tairilissent, et qui le rendent quelquefois inférieur aux bêtes, dont il est plus voisin que de Thorame par ses indignes inclinations.
» L'ignorance de ces deux états a jeté les philosophes dans deux excèségalement absurdes. Les Stoïciens, qui s'étaient fait une idole de leur sagesse chimérique, inspiraient à l'homme des sentiments d'une grandeur pure : ce n'est pas là son état. Les Epicuriens, qui rayaient dégradé en le réduisant à la matière, lui inspiraient des sentiments de bassesse pure : et c'est aussi peu son état. La philo sophie'n'était point capable de discerner des choses si voisines, et «n même temps si éloignées : si voisines, puisque l'état de l'homme les réunit; et si éloignées, puisqu'elles appartiennent par leur nature à des états totalement différents. Un tel discernement n'a point été fait avant Jésus-Christ, ou indépendamment de Jésus- Clhrist. L'homme ne s'est point connu, ou n'a pu se connaître avant lui. Il s'est ou trop élevé, oii trop abaissé. Ses maîtres l'ont toujours trompé, ou en flattant un orgueil qu'il" fallait abattre, ou en ajoutant à une bassesse qu'il fallait relever. Je comprends par là combien la révâation m'était nécessaire, et combien le don de la foi me doit paraître précieux ^ •
M. DE CffATBAVBRIANT.
« La philosophie des Grecs, introduite à Rome, ébranla le culte national dan$ la ville la plus religieuse de la t^re. Le poète satirique Lucile, 1 ami de Scipion, s'était moqué des< dieux de Numa, et Lucrèce essaya de les remplacer par le voluptueux néant d'Epicure. César avait déclaré en plein sénat qu'a^nrès la mort rien n'était, et Cicéron, qui, cherchant la cause de la supériorité de Rome, ne la trouvait que dans sa piété, disait, contradictoirement, qu'à la tombe finit tout Thomme. L'épicurisme régna chez lès Romains durant la majeure partie du i«' siècle de l'ère chrétienne; Pline, Sénèque, les poètes et les historiens l'attestent par leurs écrits, leurs maximes et leurs vers, Le stoïcisme prit le dessus quand la vertu fut élevée à la pourpre.
* Hisi, ancienne, t. X| p. t05.
ce. 35
546 j?«^^ICW96 vpWAIMimAJDi;
» C^ cUv<^râÇ3 philosophies, qui ae dbsoeiubîeDt poi^t ûm» le peuple^ déçpn^saiçpjt Jbat ^société; elles ne giiérissaieiu; point k •«uperstitipQ 4ç9 e^qlav^.et avaient 4a oroiate â«s c^eu^ aux 4x1$^très. Le3 arl^ mf^jlqu^^, plw$ ou inoins .mêlé» aui^ dogmes ^lOp- Jastiquesy la tKéuTgie '«t la ^otie, ramenaient djes jçireurs jto«t Aufisi déploroj?l<» qu^e U pnyrtioJogie.
» Les philo^oph^ ^niot cUa&sés de Eome, tantôt .raïqpelés, devenaient de$ personnag^es import^n^ ojii ridicule^ qui ««le g^jrêtaiept coiuplfli^iaïuwiept ,aw* idola^ws^ aux pi<eur$ ;et wi^ crimes de leurs 3ieole3* Qo en remarqufï auprès de tous les tjTBmi on en trouve nu milieu des débauches d'ElagabalejiJ est vrai que^pour Tbonneur de la ^ertu, ceux-ci se voilaient la tête comme Agnniemuon se couvrait le visage au,sacrifice de sa fille ' ; Plptin mêate assistait aux désordres de Grittien.
» Ces sages s'atjiribuaient des dons surnaturels. Depuis Apallonius^ qui se transportait par lair où il voulait, jusqu a Rroolus, gui conversait .avec Pan, £sculape el; Minerve, il n'y a pas de miracles dont ils ne fusant çapabies. Uaffeciation des allures d^ leur vie rendait suspect }e nature^ de kurs principes : Ménédus de jLampsaque paraissait .f;n public vêtu d'une rqbe noire, coifiEéiI'un chapeau d'écoroe, où s^ voyaient gravées les doufi&e figur^ du zodiaque; une Içi^e t>ai;be jiui descendait à la cetntujise, ety.maolé sur le cothurnei il teuait lun bât09 de frêne â.la main; il se prétendait un esprit Tevenu des enfers pour prêcher :la sageiftsa aux hommes ^
» Ânaxarque, maître de Pyrrhon, étant tombé dans une ravine, Pyrrhon refusa de l'en Detifen, parce (pie toute chose est indifférente de soi, et qu autatnt valait demeurer dans un trou que sur la terre \ r ,
M Lorsque Zenon noardiait dans les villes, ses amis l'aeeompa* gnaient, de peâr qu'il ne ft^t écrasé par les chars: il ne se domnatt pas la peine ^r^M^apper à la fatalité ^ Diogène faisait le chien dans un tonneau; Démocrile s*enfermàit dans un sépulcre ^^ Héraelite bcoutait Therbe de la montagne •. Empédocle, veillant passer pour une divinité, se précipita dans TÉtna : le volcan rejeta
' Lamprid., in Vit. EI//0.
» Ifl , iife. iét Pypfh^m*
* Laëit., lib. Vil. .
" /rf., lib. IX, in Dem.
• /€/., in Her-acl.
iea sandales d airain de Tinq^, et la foiuJbe fut découverte *.
» Ces sophistes, de ménie que lés hérésiarques, se Hyraient à toutes sortes defoËes; des PJatonicieus se tuaient eonime les CSrooBcdlions, et des Gjrmques bravaient la pudeur eomme les PriscilliaBs. Dansli^^ux écoles d* Athènes et d'Alexandrie, les maî*^ très taéiaient le peupile à leurs factions; leurs di9ciple$ eouraient autdevant desnour^eaiix venus pour les attirer à leurs doctrines, criant, sautant, frappant, à Fiilstar des furieux.
» Lucien représente Méntppe ai fkiblé d'une massue, d'une lyre et Jane pean de libn, et s éeriamt : « Je te salue, portique superbe, » entrée de mon paiaîs! » Ensuîle Ménippe raconte à Philonide que, fatigué de rincertàcude des do<^ines, il s'adressa à un disciple de ' Zoroastre. Ce ntiagicien par excellence, appelé MîthrObainKanes, avait de longs cheveux «t une longue barbe. Il prit Ménippe, le lava trois mois entiers dans FEuphrate, en suivant le cours de la lune, et marmottant une longue prière; il lui cracha trois fois au nez, le plongea de TËtiphrate dans le Tigre, le purifia avec de Tognon marin, le ramena chez lui à reculons, laitna de la massue, de la lyre et de la peau de lion, et lui recommanda de se nommer à tout venant, Ulysse, Hercule ou Orphée. L'initiation achevée, Ménippe descendît aux enfers, conduit ])ar Mtthrobarzanes. Là, Tîrésias lui conseilla de quitter les chimères philosophiques, en lui disant : « La meilleure vie est la {dus commune. »
» Ain» se montraient fiétris et vaincus du temps ces philosophes, jadis rhonnenr de l'humanité, ces sages qui, au milieu des nations souillées et matérialisées, avaient conservé les vérités de la science, de la morale et de la religion naturelle, jusqu'à ce qu'ils se corrompissent avec la foule, et par Tinfirmité même de la sa-
gesse \ »
ARTICLE III. — De la pbitoeopliie moderne.
Après que le christianisme e^t brillé dans les ténèbres du monde, trois classes d'hommes cultivèrent encore la philosophie. Lf^$ uns, prenant pour règle de leurs jugements les dogmes et la morale de TEvangiie, choisirent dans le domaine philosophique les pensées les plus nobles qui pouvaient se concilier avec ces dogmes et ces croyances, et s'en'tirent nne arme défensive dans le combat qu'ils
• Laërt., Tîh. Vlll. Lucisn. Strab., îîb. VI.
* Xiitdts ^isterique»^ t. H, p. *ibb