XXX
* Prescribit ratio, ut qui Tere pii et pbilosophi snnt, Teram unice colant et diUgantj récusantes majorum opioioDes sequi, si prayae sint. Neque enim id solum sana ratio praecipit, ut ne eos seqnamur qui injuste quid fecere aut do* caere ; sed omnino Tel prœ sua ipsius anima veritatis amatori, quamvis mors intentetar, statuendum et eligendum est, ut œqua dicat et faciat. (S. Justin., Jpol., 1, c. II.)
Stultissimum est super flde mea me ex aUerios pendcre judicio, (S, Hier.^ Dial, contra Pela g •t lib. lU.)
$S« 99a9vm 99màMm9è9i^
Maû po|ir que i^t ei^meii «oit fait avec l'impartialité çeqpis^i iipe autre eopditiou est indispeq^ablement néoeasaire; cfeit qii« youA y appoitie^i uu cceur pur'. Quelque empire qu'aient pris sor TOUS TQ^ passioDS| à quelque degré qu'elles aient 8|ltéré yotre intelT Jigepcei <^Ue^ m» peuvent p^ TQIts déguiser celte vérité érii^çim, qu elles ont mtéjpét à ce qu il n'existe pas une religion qui ]^ rét priine, JScarte?^ donc du tribunal de votre raison ces conseillers dangereux, qui ne persuadent qu'en séduisant; qui, incapables d'écl^eri ne gavent qu'aveugler; dont la voii^, plus haute pt plus forte que celle du raisonnement, parvient trop souvei^t à Tétouffer ,* dont Yous ^ve^ bien des fois éprouvé la funeste influence sur v^ra yplonté ; et qui, formant dans votre esprit un paru jjuissaiit en fa-: yem* de l*incrédi4UM| finiraient par F j entnnner.
{Infini pour parvenir à la connaissance certaine de }^ vént^ noiis vçw proposons une dernière prépar^tiour Si ypys ^foy^ qu'il eii^ ou mdme qu'il peut exister un Être suffêmHf yous ne pot^ye^ dputer qu'il ne ^pit en spo pouvoir d'augmenter les lumiàr^i^ de vptre esr prH} qu'il n® ^it le n^H^-e de fiiire descendre sur jQv^ }a s/6i^Bce ay^ 1^ sagçsfK^, et qu efanl^ par Iui-nil4|i|e le principe de f^nte v^r 1^ il ne puisse vous découvrir la vérité dans son entière i^iuU '» Q^jureK dope avec une hunable ponfiance ce Dieu infiniment pim^ Sam et boUf dont vous reoohnaissez l'existence, dont vous ne voulu pas encore connaître la loi^ de se manifester à vops. Dites4ui, conme saint Paul terrassé aux portes de Damas : Seigneur, qui ^tes^voos? DiteSflerluî dans toute la sincérité de votre esprit, avec toute l-ardaur de votre cieur; et il vous répondra de même, qu^il est ee Jésui que jusque-là vous aves persécuté K Déposez les préjugés' ^i
*. Hon cujusyiâ est^ 6 vîri, de Dco disserere; non, inquam, cujiis^is... QttO|}iaiii his dantaxat hoc numeris incumbit, oui ^xactissimeexploratisuntVâçcpntempHiada IfNiee pnècesseriiat^ priosque etiam et corpui et aaimiim a vitiocBgi sorcjlibus piirgarun): ; aut, ut parcisifime loauar, Jam I40C ^gunt ut se a yitioruiu labe purgent, impurp enim, rem puram attiogcre, ne periculo quidem fqrtasse caret \ quemadmoduoi nec «gris ocuîis solis radio^ intueri. (S. Oreg. Max., Ora(., ixi^iii, n« io, 1!.)
Sed id nunc agitur, ut sapicntes esse possimus, td est inhœre Teritati| qvçd Pjpqfecto sordidus animus. non ^otest. $unt autem sordes animi, ut birevi fxpiifi(Bfii. anior quorum iibet rérum, praeter animum et Deum. À quibu3 sqr^ibui joufinto est quis piurgafiok |anto yèrum facilius intuetur. (S. ^ug., de UiÙitaU
• prnni* «i|p}en||l|| % p^pino pep e^|, et cum iljp fujj Sfmperi pt pii «at« Ibfttm. (Eccli., I, I.)
iftimM, «t )ax cum «0 m« (i)«n.^ if » 21, aa.^
B9 mviAmmin oiftafiMis. 4$%
ïiim^^ avçc; l'impartialité ^t )a boii^^ fpi requi^e^ \es prauve» dl^ ^hm^fifîismçt et qous sommes assurés que bientôt ygm Sf^rei ^chrétiens '.
Jugement de M. Laurcntic sur les variatiaas de la philpsepbic ^nciemie
et de la philosophie moderne.
Osons aussi jeter un eoup d*œil sur tant de misères et d'inoerti^ |;u(I^s. Il suffit, avensTnaus dit déjà, de eopsulter les souvenirs de rhi^toire. Quel génie y pourra démêler toutes les variétés des phi-' losophies? Au temps de Varron, en comptait déjà deux cent quatre vingtrhuit sectes, et Thémistius en portait le nombre jusqu'à trois cents K Cette ^mple nomenclature, effrayante au premier aspect, le devient bien plus encore si f on songe que chaque secte se corn?» posait d'une multitude de maîtres et de disciples, lesquels fermaient eux-mêmes et variaient jusqu'à Tinfini des nuances diverses de phi-' losophie.
La secte d'Orphéç est la première qu on tiieuve dans l'histoire de la Grèce; elle eut pour principaux disciples |M[usée, Ëumolpe, Tha^ giyris, Amphion, Mélampe, Phérécide, Epiménide, Antiphon èf DpCMnooride ; mais la plupart de ces noms se confondent avec W itouvenirs fabuleux, et de tristes réalités nous ont mis dans le cas de^ n'avoir pas besoin de recourir aux fictions pour montrer les variatiops de Tesprit humain,
lî^abricius, un savant personnage ^, nous a conservé les noms de
Omae verum sb iUo est, qui ait : Ego sum vsrit^s. (S. Aug., de Doetn ehrist,,'
H^c est pro?i(}cntia verse vcligîonis, hoc jtissum divinitus, liqc ^ hp^t^^ n^Sf joribus traditum, hoc ad nos usque servatum. Hue pcrturbare velîc atque per? f«|tfire, nihil est aliud quam ad TfMm religioneoi sacrilegam viam quœrere; i|l}p4 f^ui faciuat, ncc, si eis coaced«itup q^o^ volqpt, pi^spn^ «m» ÎAt^&duQt pçrvenire. Gujusmodi enim libet excellant ipgeiiio, i)i;»i b{:us adsit^, ji^m r^* punt,(S. Aug., de Viiiiê, credendt, c. x, n' 24.)
S Qui dUit ' Quiii es, pomine ? P.t ilM : BffP sttni Jésus, cmfoi tu persequeris i
(Act., 13^, 5.) ^
•^ ^]0iscours sur les causes de l'incrédulité,
Burant la période philosophique du xviii« siëde, et depuis le commencekçnt da Wlt% les orateurs chrétleps i^''*"* — -««««..^ * i- jx^ — • ^i . ^j^HgiQQ^ de (a morale et de la société.
avaient préludé à cette lultc glorieuse qi ^
liié^ i'anarchi?. Yiorsot easuita les Moptâiet, leslBeaucegard, les de poiiîognè, Ûil jlfacrCartby, f!tc., dont les yoix ^iQ^f^entes n^ rsten^rent |M|I «a vaio aU
3 milieu des erreurs et des passions de leur époque. On p^i|( vp}r ç^s ii|Qpi|ii;ai|f| ë l'éloquence chrétienne recueillis dans les tomes IV et Vlll de la BiblioiHèqiù des prédicateurs^ par M. Tabbé Dassance, I Voyeï le P, Rspio Art. Philosophie.
quatre cent «inquante-six philosophes de la secte Ae Pythagore, parmi lesquels se ttouvent trente-neuf femmes. Que Ton parcoure tour à tour l'école d'Elée, avec ses deux grandes divisions d'Eléates métaphysiques, d*Eléates physiques; la secte des sophistes qui prit naissance dans l'école d'Italie, et qui fit tant de progrès dans la Grèce; l'école ionienne fondée par Thaïes, et dont la doctrine fut diversement interprétée par Anaximandre, Anaximène, Anaxagore, Diogène d'ApoUonium et Archélaùs; l'école de Socrate, qui devint l'origine d'abord de cinq écoles nouvelles, sous les noms d' Aristippe, « de Phédon, d'Euclyde, de Platon et d'Antisthène, et bientôt après de plusieurs autres sectes qui, sous les noms de Cyrénaïsme, de Mégarisme, ou école Eristique, d'école Eléaque et de Cynisme, contribuèrent à diviser encore les esprits, et à pervertir les mœurs de la Grèce; l'école de Platon, ou l'Académie; la deuxième Académie fondée par Arcésilas; la troisième fondée par Carnéade, que Caton le censeur fit chasser de Rome ; la quatrième, fondée par Philon; et chacune de ces Académies proclamant des principes philosophiques en contradiction avec les trx»s autres; l'école d'Aristote, source de tant de disputes dans le monde; la division du Lycée entre une multitude de sectes, dont celle de Straton, entre autres, enseigna qu'il n'y avait point de Dieu ; l'école de i^énon, ou le Portique, qui soutint des rivalités avec Carnéade ; l'école d Epicure et celle de Pyrrhon, toutes deux également fécondes. en sectes nouvelles; l'école Romaine, à laquelle la sagesse de Cicéron ne put donner une longue existence; et pour traverser rapidement les temps du christianisme, l'école d'Alexandrie, sous le nom cle syncrétisme, ou écleetisme, qui pendant trois cents ans lutta contre la relgion révélée ; la philosophie du moyen âge, celle des Arabes, transportée en Europe avec la doctrine d'Aristote ; la philosophie disputeuse des universaux et des nominaux ; plus tard, en des temps plus éclairés, la philosophie un peu vague de Bacon; la philosophie désolante de Bayle, de Glanville et de Hobbes; k philosophie quelquefois chimérique de Huet; la doctrine de Gasse^i; le doute de Descartes; le sensualisnie de Locke; le spiritualisme de Leibnitz; plus près de nous, la secte flétrissante et matérialisj;e du xviii® siècle, à côté des rêveries et des visions quelquefois admirables de Berkdey; l'école Écossaise, l'école de Kant, celle de Fitché, celle de Schelling ; que Ton parcoure, dis-je, ce vaste assemblage d'opinions humaines, qui se revêtent elles-mêmes du nom pompeux Ae philosophie; à quel système, à quelle théorie, à quel principe l'esprit
♦ Voy« le p. Kapif4 art* Philosophiei
CMeza-t-il se fixer? Quelque «eete que notiB embrassions, nous tsoulevons contre nous toutes les autres. Toutes "se heurtent de front: toutes js accusent .mutueUrment de folie. Qui saisira bien la (fivergence de leurs doctrines? L'une dit que 3ieu es/î 'le nombre simple 9U la monade ' ; lautre, que Dieu c^est le mande ^^ et que le monde B existé de tout temps; une troisième \ qu^il r^existe qu^un sétd Hrej les atômes.I^9Jïs une école ^ on enseigne que Vame est sûre de ses impressions, mais qu^elle n'est pas sûre de Vetcistence réelle des objets qui les produisent; saûeuifs ^j quil ny a dans la nature qu'un priiM^ipe prinûtif, celui d'une sympathie naturelle qui unit tous les çtres. AniHcagore voulait un Dieu ^rituel; les Stoïciens croyaient un Dieu corporel, ou du moins divisiblç et identifié avec toutes les pnrties de la nature. Les uns mettaient la divinité dans le feu, les antres dans l'air ^ L'école de Socrate 'admet un principe de causalité; l'école d'Epicure n'admet que le hasard. Lapremière proclame Tezistence des âmes; la seconde ne croit qu'à l'existence des corps. L'une trouve dans la conscience humaine la manifestation d'une justice qui n'est point une convention et un caprice des hommes; l'autre assure que la justice n'est rien, et qu'elle ne s'établit que par les^raités. Nous ne parlons pas de la morale. Théodore, un chef de la secte cyrénaîque, enseigne que le sage peut, suivant roccurrenée, commettre le "vol, l'adultère et le sacrilège '. Que veut-on de plus? £t il ne faut pas «noire que ces variations soient propres uniquement au temps du paganisme; nous trouvons les mêmes contradictions et les mêmes Ibliespamii les philosophes modernes* Spinosa, Hobbes, "Diderot, Lamétrie, d'HoFhadi, Volney, Cabanis, toute cette multitude d'impies des temps présents, ont des princi? pes qui se heurtait, et des croyances aussi perverses par leurs résultats qu'absurdes par leurs oppositions : depuis la philosophie qui nie Dieu ^jusqu'à celle qui met le bourreau à sa place ^; depuis le physicien qui met la pensée dans l'abdomen '%* jusqu'au politique ^iéublît, comme Théodore, que l'inceste eti'adultère n'ont rien
* Pjthagore.
> Timëe de Locres.
' Leucippe.
' ^ le cyrënalgne.
« StratoD.
* Fénelon, Lettre sur la religion.
' Diog. Laërt., in Jrist.
• D'Holbach, et autres.
• Dcfttutt de Tracy, Commentaire de V Esprit des Lais,
*• Voyez, entre autres écrits, le Dictionnaire des sciences médicales.
$94 PUVGUBS VOROAMXlITAirX
qui soit mal en soi ^ ; depuis le naturaliste qui fait sortir Vhomme d'un coquillage \ jusqu'à l'astronome qui assure que Jésus-Christ est le soleil ^, tout est consigné dans leurs livres. Ecoutons un d'entre eux qui rougissait sans doute de tant d'infamies.
« Ce serait un détail bien flétrissant pour la philosophie, dit J.-J. Rousseau, que l'exposition des maximes p^nicieuses et des dogmes impies de ses diverses sectes ^. » Et ailleurs il s'écrie : « Â entendre les philosophes, ne les prendrait-on pas pour une troupe de charlatans qui crient chacun de leur côté sur une place publique : Venez à moi, c'est moi seul qui ne me trompe point. L'un prétend qu'il n'y a point de corps, et que tout est en représentation ; l'autre, qu'il n'y a d'autre substance que la matière; celui-ci avance qu'il n'y a ni vice ni vertu, et que le bien et le mal sont des chimères; celui-là, que les hommes sont des loups, et qu'ils peuvent se manger en sûreté de conscience ^. »
Que faire, encore une fois, en présence de tant de systèmes? l)n ancien disait que cette multitude d'opinions contraires ne pouvait enfanter que le doute *, et Platon proclamait le même aveu ^. Mais qu'un Pyrrhonien se présente pour couronner ces disputes, il nous dira que ce doute même est la vraie philosophie. Qu'est-ce à dire? tous les systèmes sont donc incertains, même celui du doute. Mais alors voici que l'incrédulité va naître de Tincertitude. La philoso** phie ne consiste plus à croire, mais à nier; on nie Dieu, on nie le monde, on nie les corps, on nie l'être. Et dans ce renversement total de toutes les vérités dogmatiques, comment conserver l'espérance de s'attacher à quelque chose de positif? Homme, qui poursuis la vérité, ose enfin choisir ta philosophie.parmi tous les caprices de la raison, et demande à l'opinion quQ.tu auras adoptée qu'elle t'enseigne à te mettre d'accord avec tes semblables, et à donner à ton esprit cette sécurité profonde qui suit d*ordinaire la. connaissance de la vérité. •
jtucune absurdité j dit Cicéron, ne peut être avancée qu^on ne la trouve (T avance soutenue par quelque philosophe *: mot souvent
* Volncy, Catéchisme^ etc.
' * Robinet est le premier qui ait assimilé Thomme h un poisson, à une plante, à mi caillou.
* nupuis.
* Réponse au roi de Pologne,
* Discours sur les sciences (t les arts.
* Diod. Sic.
* That.
* De Divin.
I» rmiiOSOPUi cHuriBiniB. 59S
cité dans les Kyres, et flétrissant pour la philosophie. Mai» nous disons bien plus : aucune vérité ne peut être citée qui n'ait été mise «n doute et reniée par quelque secte philosophique. Que Ton cherfAàe^ entre tous les dogmes du genre humain, un seul dogme qui n'ait été renversé en quelque école, dans les temps anciens ou dans les temps modernes ; entre tous les devoirs de la morale, que Ton cheiehe un devoir qui n*ait été montré aux hommes par quelque philosophe comme une imposture. Que Ton cherche une vérité^ une tradition, un &it, un enseignement, une croyance, un sentiniei^ vrai qui n'ait été combattu et renié au nom de la raison humaine. Quoi ! n'est-ce pas là un grand et profond sujet d'étonnément pourcehii qui veut étudier la philosophie? et n'est-ce pas une haute philosophie que de commencer cette étude par humilier sa pensée devant ces égarements de Tesprit de Fhomme ?
Mais il est un spectacle plus désolant encore, qu il est peut-être important de remettre ici sous les yeux. On a vu dans le monde une secte philosophique acharnée, non pas à détruire une seule vérité, un seul dogme, une seule croyance, comme chacune des autres races; mais à renverser à la fois toutes les vérités, tous les dogmes, toutes les croyances; et ce n*était pas un seul homme qui^ par un caprice de son esprit, se faisait un jeu de toutes les vérités; o^étaient à la fois une multitude de sophistes qui s'asseniblaient pour tout détruire. Alors, pour la première fois, on vit des philoso^es confondre leurs pensées, marcher à un même but et adopter un même principe. Les discordes avaient cessé, si ce n'est peutêtre celles de la vanité et de l'envie, toujours vivantes dans le cœur de l'homme. Un esprit universel dominait tous les écrits, tous les discours, toutes les recherches. Quel était donc ce prodige si nouveau dans Thistoire de la philosophie? Qui le pourra dire, s*il n'en recherche la cause dans une haine profonde de tout ce que les hommes avaient jusque-là vénéré? Haine de Dieu. La secte nouvelle empruntait aux anciens sophistes leurs tristes raisonnements pour éteindre cette vieille croyance des peuples. Haine de la religion. La secte obscurcissait son histoire, et jetait ainsi le doute sur toutes les traditions humaines. Haine des dogmes les plus profondément empreints dans le cœur de Fhomme. La secte étouffait la pensée de l'immortalité, et après avoir flétri Thomme durant sa vie en l'abaissant à la condition des brutes, elle le jetait au tembeau sans espérance et sans avenir. Haine des devoirs. La secte ne voyait dans la société qu'une fatalité aveugle qui soumtltait les hommes à des lois de fer, et qui faisait de l'obéissance une nécessité cruelle^ et du commandement une usurpation. Haine de tout ce que Tex-
^pmenoe uvagAroiiMcré : baiAesde» .vie«K wukiws^ kaim à«0mm& «Uuatscs; hsme de la gloire ^lociemie» Jbswe â^ sois. laMMste 9e iigua par unie alUaiuoe eSkajahl^ pour tout veuwéèvsaà^Am^se^ dCPiiy ■ Tout fut .en effet rejcL^ecsé. Le» ^croyaoces (Jîi{)»ni]ttDt^ Ji^a jpœw^ furent pervertiefi^ les devoirs furent roaconniis, Mai6|«aàMa4s« qw féflulta de cette victoire de la pltilosc^lûe? la «ociété iouj; 4»uèi3e périt elle-même dans ce désordre affreux desintelligeficcfi. Tous Je$ Ûens avaient été rompus. Une liberté sinistre donna le fàffoai. aux passions. On avait jeté la licence dans les esprits par des arguns^its;, la licence passa dans la société par des violenoes. O^ avait éteint .la foi des peuples^ les peuples brisèrent leurs autels. On leur ^aD99if> inspiré la haine de Tobéissance, ils brisèrent le trône. Et au milieu de ces essais effrayants d'une nation qui mettait en pratique les^enseignements de la philosophie, qui pouvait mettre une home au délire? Il n y avait pins de remords pour des consciences don on avait banni Dieu; aussi les crimes furent sans frein. Les législateios furent des meurtriers.; les particuUers n eurent à craindre diiulze justice que celle qui frappait Tinnocence. Rien ne fut sacré. On s^ joua de la vie des hommes comme de leurs biens. On avait renversé la religion, on égorgea les prêtres. On avait renversé tous les.pouvoirs de la société, un roi monta du trône à Téchafaud. Et qui peindra Thorreur de tous ces crimes.^ qui choisira entDe ces aouvesûrs ceux qui doivent réveiller le moins de remords? qui égalera Jks lamentations aux douleurs? Souvent Tesprit, efirayé de tant d*<égar rements, est tenté de les rejeter comme des fictions, parce qu iln en conçoit point la possibilité au milieu d'un peuple élégant et poH, et parce que la grâce des manières paraît repousser les fureurs de la barbarie. Mais ce peuple, avant d être féroce, avait commencé {Hr être raisonneur. Depuis longtemps Dieu n existait plus pour les hommes qui frappaient un roi à mort, et qui violaient le respect dit à Tenfance et à la fa^^lesse des femmes. Les livres avaient «teint la pensée de l'immortalité, avant que.le crime eût épuisé s/es cafii^ nements. Le dirai-je? la philosophie, en un nofot, avait pi^par^é ies •consciences pour la férocité, comme la religion ks prépare pow la veitu; et dès que les excès f turent assurés de rknpumté d'une ^aut^ vie, et quHls eurent à la fois conquis l'impunité de la vie présenti^, qui pouvait arrêter la licence ? qui pouvait sauver l'humanité^
Ce n'est point ici le lieu de faire sentir renchaînemenlt de la 41^ solution française et de la philosçiphie du xviii^ siède. Mais fie grand souvenir n*est paB étranger aux matines que nouft tcaiteBi^ Il nous ramène, en i^Ôet, naturellement à Torc^ de sfoa idées. H n'es^ point, disonsriipus^ de vérité qui n'ait été reniée ^er qu^lqv^
phikHophe, at ifams cette successioa de systèmes nous trouvoiltt^ EfaififtQVtt des phiiiDsophîes, couroniiée par le spectacle dune philo*, sopiûe qui renverse, non pas* mue seule véiité, mais toutes les Te^ rites ensemble*
(h», si d- un côté la philosophie a tour à tour mts^ en crédit toute» les absurdités humaines et ébranlé toutes les yérités; si, d*un autre' coÈéj elle ne peut désigner ime seule vmté qu elle ait enseignée auxhommes avant que. les hooMies* en eussent trouvé* la connaissance* dâtts les traditionsi d» genre hwnmnf si, enfin, la philosophie néprésente aux regards* de Uhomme qu'une multitude d'enseigne»' nneiits coatraires, de théories diverses, et de systèmes qu'elle ren* ▼erse à mesure qu'ils sont élevés, nous demandons, avec quelquei draîn san» doute, si la philosophie est une science digne d'être comr pvise a» nombre des science poeiiives, si die est une science cer«' taine,.si elle est une science?
L'htstoioe aussi bien que le raisonnement répondent à cette i|ues^ tion^ et àtjk il nous semble que notre nûson. doit eonimencev à s'a*« peiceiMiir que la philosophie,, tdie qu^eUe doit être étudiée par de^ écrits éclairés, nt'est pas celle ipii s'o£be à nous^aveeses docorines* variables et ses caprices mobiles. Car enfin, si nous voulons étrtf pbîloaûphes, oaeronsf-nous l'être avec: des pfailoaophes qui se dioqvent Biutue&ment,.et dont les idées virent un seul jour dans le nÊomà^i Et encore^ embraeseronsi-nous ueutes: les philosophîes, ooi bien. en ehoisîrans-nous une seule? Si noms les? embrassons toutes^r ffËfA ékoLOê'dxktis netre inittUigenee! SI nous ehoisissonSf^ quelle té^ mérité! Aitouonsr dono qiw lu véritable- phîlosop'me ne peut pa» êtte ehenchée entve de» jdiilosephies qui n'ont rien de certain, eb q«r n^offirent à la raison aucune sécnirîté ^