VI. Seconde comparaison, tirée du son des instruments
Si nous entendions dans une chambre, derrière un rideau, un instrument doux et harmonieux, croirions-nous que le hasard, sans aucune main d'homme, pût avoir formé cet instrument? Dirions-nous que les cordes d'un violon seraient venues d'ellesmêmes se ranger et s'étendre sur un bois, dont les pièces se se* raient collées ensemble pour former une cavité, avec des ouvertures régulières .f* Soutiendrons-nous que l'archet, formé sans art, serait poussé par le vent pour toucher chaque corde si diversement et avec tant de justesse .►* Quel esprit raisonnable pourrait douter sérieusement si une main d'homme toucherait cet instrument avec tant d'harmonie ? Ne s'écrierait-il pas qu'une main savante le toucherait ? Ne nous lassons point de faire sentir la même vérité.