‹ Cours de philosophie chrétienneChapitre 18 sur 67 · XV. Du feu · texte numérisé non relu

XV. Du feu

Voyez-vous ce feu qui paraît allumé dans les astres, et qui répand partout sa lumière? Voyez-vous cette flamme que certaines montagnes vomissent, et que la terre nourrit de soufre dans ses entrailles ? Ce même feu demeure paisiblement^caché dans les veines des cailloux; et il y attend à éclater jusqu'à ce que le choc d'un autre corps l'excite pour ébranler les villes et les montagnes. L'homme a su l'allumer et l'attacher à tous ses usages pour plier les plus durs métaux, et pour nourrir avec du bois, jusque dans les climats les plus glacés, une flamme qui lui tienne lieu de soleil quand le soleil s'éloigne de lui. Cette flamme se glisse subtilement dans toutes les semences ; elle est comme l'âme de tout ce qui vit ; elle consume tout ce qui est impur> et renouvelle ce qu'elle a purifié. Le feu prête sa force aux hommes trop foibles ; il enlève tout à coup les édifices et les rochers. Mais veut-on le borner à un usage plus modéré? il réchauffe l'homme, il cuit les aliments Les anciens, admirant le feu, ont cru que c'était un trésor céleste que l'homme avait dérobé aux dieux.

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