XXXVI. Des parties intérieures
H est vrai que les parties internes de Thomme ne sont pas agréables à voir, comme les extérieures. Mai^ remarquez qu elles ne soat pas laites pour être vues. Il fallait mê^le, selon le but de Tart, quelles »e pussent être découvertes sans horreur; et qu'ainsi un homme ne put les découvrir, et entamer cette machine dans un
, autre homme, qu'avec une violente répugnance. C'est cette horreur T^ pîépare la compassion et l'humanité dans les cœurs, quand un honane en voit un autre qui est blessé. Ajoutez avec saint Augustin, qu'il y a dans ces parties internes une proportion, un ordre et une industrie qui charment encore plus l'esprit attentif, que la beauté extérieure ne saurait plaire aux yeux du corps. Ce dedans de l'homme, qui est tout ensemble si hideux et si admirable, est précisément comme il doit être pour montrer une boue travaillée
: de main dHvine. On y voit tout ensemble, et la fragilité de la créature et l'art du Créateur.
XKXVII. nés bras et de leur usage.
Du haut de cet ouvrage si préci^ix, que nous avons dépeint, pendent les deux bras, qui sont terminés par les mains, et qui ont une parfaite symétrie entre eux. Les bras tiennent aux épaules.
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de sorte qu'ils ont un mouvement libre dans cette jointure. Ils sont encore brisés au coude et au poignet, pour pouvoir se plier et se retourner avec promptitude. Les bras sont de la juste Iongueur qu'il faut pour atteindre à toutes les parties du corps. Os sont nerveux et pleins de muscles, afin qu'ils puissent, avec les reins, être souvent en action, et soutenir les plus grandes fatigues de tout le corps. Les mains sont un tissu de nerfs et d'osselets, ench&ssés les uns dans les autres, qui ont toute la force et toute la souplesse convenable pour tâter les corps voisins, pour les saisir, pour s'y accrocher, pour les lancer, pour les attirer, pour les repousser, pour les démêler et pour les détacher les uns des autres. Les doigts, dont les bouts sont armés d'ongles, sont faits pour exercer, par la délicatesse et la variété de leurs mouvements, les arts les plus merveilleux. Les bras et les mains servent encore, suivant qu on les étend, ou qu'on les replie, à mettre le corps en état de se pencher, sans s'exposer à aucune chute. La machine a en elle-même, indépendamment de toutes les pensées qui viennent après coup, une espèce de ressort qui lui fait trouver soudainement l'équilibre dans tous ses contrastes.