‹ Cours de philosophie chrétienneChapitre 34 sur 67 · XXXIX. Du fr«iit et des jMitKft periiet d« riu^t · texte numérisé non relu

XXXIX. Du fr«iit et des jMitKft periiet d« riu^t

Le front donne de la majesté et de la grâce à tout le tifiag£. Il sert à en relever les traits. Sans le nez posé <kns le milieu, tout le Tisage serait plat et difforme. On peut juger «le cette difformité, quand on a vu des hommes en qui cette partie du visage estmn* tilée. Il est placé immédiatement au-dessus de la bouclier pour discerner plus commodément, par les odeurs, tout ce qui est propre à nourrir Thomme. Les deux narines servent tout ensemble à b respiration et à l'odorat. Voyez les lèvres. Leur cooleur vive, leur fraîcheur, leur arrangement et leur proportion avea les autres traits, embellissent tout le visage. La bouche, par k correspondance de ses mouvements Avec ceux des jeux^ lanime, l'égaie, rattriste» l'adoucit, le trouble, et exprime chaque passion par des marques sensibles. Outre que les lèvres s'ouvrent pour recevoir laUmeoti elles servent encore par leur souplesse, et par la variété de lam mouvements, à varier les sons qui font la parole. Quand elles s ouvrent, elles découvrent un double rang de dents dont la bouche est ornée. Ces dents sont de petits os enchâssés avec ordMJass les deux mâchoires, qui ont un ressort pour s'ouvrir, et un pourie femer ; en sorte que les dents brisent, conmie un moulin, les aliments, pour en préparer la digestion. Mais ces aliments ainsibiisés passent dans l'estomac par un conduit différent de celui de la w- |Hration; et ces deux oanaux, quoique si voisine^, n'ont xien de commun.

Xt. t>e la langue et fles dents.

lit kï^gue lest \m tiasu de petits muscler et dt netfs A souples, qtf elle se replie domine un iswpent, avec tme mobilité et Mné souplesse inconcevables. Elh feit daiM la boudiè te que font lès doigts, ou ce que fait Ttirchet d'ail maître sur titi instrument de musique; elle va irapper tantôt tes dents et tantôt le pàlâSs. It ;^ a un conduit qui Ta an dedai^rs éa côu, depuis le palais jusqua lâ poitrine. Ce sont des anneaux de cartilages enchâssés très-juste les uns àans les aiAres, et garnis an dedans xl^tine tntiique cm tnetn'brane trèspolie, pont faire mieui tësèkiner Tait poussé pat les poumons. Ce conduit a, du côté du palais, un btmt qui tfeSft Otfvert que comn* une flûte par une fente qui s'élargit, ou qui se iresserre à propos pour grossir la voix ou pour la rendre plus claire. Mais de peur que les aliments qui ont leur canal séparé ne se glissent dans celui

THEOLOGIE NATURELLE. 2gS

de la respiration, il y a une espèce cle soupape qui fait sur Torifice du conduit de la voix comme un pont-levis pour faire passer les aEments, sans qu'il en tombe aucune parcelle subtile ni aucune goutte par la fente dont je viens de parler. Cette espèce de soupape est très-mobile, et se replie très-subtilement : de manière qu'en tremblant sur cet orifice entr ouvert, elle fait toutes les plus douces modulations de la voix. Ce petit exemple suffit pour montrer en passant^ et sans entrer d'ailleurs dans aucun détail de Tanatomie, combien est merveilleux Fart des parties internes. Cet organe, tel ^e je viens de le représenter, est le plus parfait de tous les instruments de musique^ et tous les autres ne sont parfaits qu'autant (julls l'imitent.

Page 1