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SIXIÈME LEÇON

*4 février 1840.

Troisième période du second âge principal de l’humanité. — Caractère de celte période : d’abord , sous le rapport de la philosophie. — Descaries , Spinosa , Newton , Leibnitz. — Influence de cette philosophie.

— Deux partis: les libéraux et les absolutistes. — Le cosmopolitisme et le philanthropisme. — Leurs bons résultats. — Découvertes. — Sociétés secrètes; importance sociale de la science. — Dévolutions. — Les francs-maçons; leur origine, leurs doctrines. — Les nivcleurs; examen de leurs principes. — Les illuminés. — Les jésuites et les jansénistes. — Appréciation du système absolutiste et du système libéral.

— Liberté négative et liberté affirmative. — Quelle doit être la mission du moderne libéralisme? — Modèles de libéralisme empruntés à l’histoire. — Nécessité pour les libéraux de remplir leur mission. — Deux extrêmes également à éviter : Tout pour le peuple, rien par le peuple; tout pour le peuple et par le peuple! — Défauts communs aux absolutistes et aux libéraux. — Allocution aux jeunes générations.

Messieurs ,

Nous sommes parvenus à la troisième période du secoud âge principal de l’hutnanitc.

Dans cette période, non-seulement le caractère fonda-

mental du second âge prédomine ; mais encore il s'y imprime d’une manière tranchée. Cela n’empêche pas que cette époque porte les marques de la synthèse ; elle est le point de réunion des diverses tendances de la première et de la seconde période. Or, nous l’avons vu, messieurs, pendant la première période, l’humanité s’était développée dans une indépendance complète , dans une entière incohérence, tellement que l’on confondait l’individu avec la Divinité; dans la seconde période, l’humanité avait mis toutes ses forces en rapport avec Dieu , comme Être primordial place en dehors d’elle et au-dessus d'elle, de manière qu’il u’était pas encore possible de concevoir une fusion essentielle de la vie d’après l'idée d’un organisme complet. La mission de la troisième période est de réunir et de fondre les forces actuellement isolées, séparées, de l’humanité : cette période veut harmoniser tous les contrastes, rallier toutes les oppositions, en envisageant tous les êtres du monde comme étant en corrélation entre eux et avec Dieu , Être primordial, et en prouvant que l’individu ne peut parvenir au bonheur que lorsqu’il est traité comme membre actif de ce monde et placé sous la sauvegarde de la divine Providence. La science s’empare de nouveau des grandes idées de Dieu , de l’univers et des relations de l’un avec l’autre ; elle s’efforce de développer ces idées, de les saisir avec la lumière de la raison absolue et d’organiser la société, dans le sens de la coordination de l’univers. Tout est dans l’unité, voilà l'idée nouvelle qui s’intronise dans le monde, puis l’humanité tend à relier, en conséquence, les éléments divers de la civilisation. Ensuite on commence à entrevoir que l’humanité et la Divinité se sont trouvées primitivement dans des rapports intimes; mais on s’arrête là, on ne fait qu’entrevoir, on ne va pas plus

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loin, on n’organise pas dans cette vue , et les oppositions continuent de subsister conformément au caractère du second âge humanitaire. Les idées métaphysiques qui régnent alors sont celles de la totalité combinatoire, du rhythme, de la symétrie, de la synthèse , des relations immédiates du fini avec l’infini , de l’individuel avec l’éternel, de l’homme avec Dieu. La philosophie appelle à son secours les mathématiques, la physique , toutes les sciences exactes. Le génie qui se mit à la tète de cette philosophie fut Descartes. Il établit que nous devons faire au moins une fois table rase dans notre intelligence et nous placer dans un doute absolu, non pas pour y rester, mais pour reconstruire ensuite nos opinions sur la base de l’examen. En posant ce principe, il a rendu un immense service à la science : il lui a donné un critérium au moyen duquel elle s’est affranchie du joug des opinions traditionnelles et routinières qui encombraient la scolastique.

Le fameux je pense, donc je suis de Descartes a enfanté Spinosa, si mal compris et si calomnié, et le seul pourtant de tous les cartésiens qui , malgré ses erreurs, a aperçu la loi de l’harmonie divine.

Tout le WH” siècle vécut sous l’influence des idées du philosophe français ; mais , à la fin de ce siècle , il s’éleva une intelligence puissante , un de ces hommes rares jetés au monde pour l'entraîner dans des voies nouvelles : les calculs d’attraction du soleil, de la terre et des astres se développèrent à l’esprit du grand New ton, qui appliqua son système, séparé de tout culte, à la chronologie et à l’histoire, et les bouleversa avec une hardiesse peu commune (I).

(1) Voyez M. Capefigue, Louis XIV.

Leibnitz, aussi puissant de génie que Newton , le surpassa de beaucoup par l’universalité de ses connaissances : il voulut établir l’unité et l’harmonie dans tout, dans les langues, dans les sciences , dans les religions , dans la société , dans l’humanité entière; mais la partie organique manquait à ses vastes conceptions. Ni lui ni aucun de ses devanciers n’avait compris Dieu comme Être un , toujours le même , toujours total, renfermant le monde en lui et sous lui , mais en étant tout à la fois le créateur, le recteur supérieur et le contenant. Cette pensée faisant défaut, on n’avait aucune idée d’organisme. On apprécia bien , comme Leibnitz, les rapports des choses et la nécessité de les relier entre elles ; mais le besoin de les rapporter à une seule unité supérieure , de les fondre en une seule unité supérieure , on l’ignorait absolument , au moins de manière à en faire un système; le monde et l’humanité continuèrent d’exister en dehors de la Divinité. Mais en partant de la philosophie cartésienne, c’est-à-dire en partant de la conscience , unité profonde et mystérieuse, on arrivait aux conceptions les plus hautes et les plus méditatives. On vit ces idées dans leur pureté et l’on comprit que ce qu’elles ont d’éternellement essentiel peut-être réalisé en toute liberté dans la vie , non pas parce que telle est l’opinion de tel homme ou de tel peuple, mais parce que tel est le but de l’idée divine. De là les tendances manifestes de cette époque à briser les fers qui enchaînaient le libre arbitre de l’homme, à secouer le frein de toute puissance extérieure fondée sur l'autorité et la force, danstouteslesehoseshumaines,principaIementdans la religion et l’État. Mais comme, pendant cette période , les idées religieuses et sociales sont loin d’ètre complètes, comme on ne connaît nullement encore la connexion de ce qui est réel avec ce

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qui est éternel et divin , il en résulte que tous les efforts humains que l’on fait sous ce rapport n’aboutissent qu’à des résultats incomplets et même dangereux. Les idées fausses que l’on a conçues à priori sont appliquées à la vie réelle , et partout où cette vie réelle leur fait résistance , elle est condamnée à périr, nonobstant tout le bien qu’elle peut renfermer encore. De cette lutte d’idées bâtardes avec une civilisation bâtarde paissent des révolutions bâtardes, d’abord dans la sphère religieuse , ensuite dans toutes les autres sphères, depuis l’État jusqu’à la famille. Cette opposition unilatérale donne naissance à deux partis hostiles et irréconciliables : l’un, le parti théorique, qui veut réaliser les idées nouvelles, sans égard pour ce qui existe ; l’autre, le parti pratique , qui ne comprend pas ces idées ou qui ne les comprend qu’imparfaitement , ou qui s’oppose à leur réalisation immédiate , ou qui , attaché de corps et d’âme à ce qui est , voudrait mettre des chaînes aux ailes du temps et rester suspendu immobile sur les abimes des siècles. Le premier de ces partis porte le nom de libéral, le second celui d’absolutiste. En étudiant les tendances de ces deux partis, on s’aperçoit qu’elles reposent sur la seule et même catégorie , celle de l’individualisme. Les libéraux ont conçu Dieu comme la raison et l’intelligence suprême , mais parfaitement indépendante et retirée du monde. Le parti absolutiste place l’Être primordial dans les tristes débats et dans les mauvaises passions des hommes, et le confond avec l’arbitraire de certains individus; témoin le droit divin , témoin cette absurde idée qui représente les rois comme les vicaires de la Divinité. Les deux partis ignorent , par conséquent, que Dieu est à la fois au-dessus de l’humanité et dans l’humanité; il y a, chez eux, absence complète dehautes

conceptions religieuses. Sous ce rapport , le libéralisme n’est autre chose que le déisme, doctrine vague qui s’arrête à la conception générale et superficielle du principe Dieu, dont elle nie les révélations successives dans l’histoire ; c’est, comme on voit, l’antithèse de ceux qui voient, dans la révélation, la présence réelle de la Divinité sous la forme humaine.

Par rapport à l’humanité se manifestent les respectables apparitions du cosmopolitisme et du philanthropisme. Le cosmopolite se dit le citoyen de l’univers, il place au-dessus des intérêts d’une localité ceux du monde entier, et il ne consentirait jamais à ce que le bien-être de sa patrie se fondât sur la ruine des autres pays. Dans le sien, il ne voit qu’une fraction de la terre, qu’il n’isole jamais des autres fractions du même tout. I) a en vue l’espèce humaineet non le sol accidentellement assigné pour demeure à telle ou telle de ses divisions. C’est le cosmopolitisme qui a donné naissance au philanthropisme, en ce que le philanthrope voit dans chaque homme un membre de l’humanité ayant les mêmes droits et la même dignité que tous les autres membres. Les trois idées du déisme, du cosmopolitisme et du philanthropisme, quoiqu’elles soient incomplètes, sont essentiellement bonnes, contribuent puissamment au progrès et servent de préparation à l’âge d’harmonie de l’humanité. A la lumière de ces idées l’État est regardé comme la libre association pour la garantie et la réalisation des droits de tous; la religion prend un caractère plus universel en ce qu’elle tend à devenir le culte trois fois saint de la raison, de la nature et de l’humanité en Dieu. Les idées de famille, de localité, de tribu, de nation, se purifient et se transforment successivement dans celle de fraternité universelle. Ces idées peuvent devenir dangereuses si elles se jettent dans une polémique

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prématurée, détruisant sans pouvoir construire encore et provoquant les funestes réactions de l'absolutisme.

Un des plus beaux résultats de la tolérance philanthropique, c’est d'avoir amené le règne de la liberté pour toutes les opinions, c’est d’avoir permis aux vieux principes de mourir en paix et en parfaite sécurité, comme d’avoir procuré aux nouveaux le moyen de se développer à leur aise ; c'est d’avoir garanti cequi estet assuré en même temps la faculté dedévelopper ce qui doit être. C’est là, messieurs, un point que l’antiquité païenne a entièrement ignoré.

Qu'on n’oppose donc pas aux modernes cet amour des anciens pour la liberté, si vanté et si mal compris : cette liberté, ils la revendiquaient pour eux et pour leurs amis, et non pas pour tous, sans exception; partout les factions sc disputaient l’empire, se supplantaient les unes les autres et signalaient leur triomphe par le bannissement des vaincus , souvent par leur supplice. Plutarque, dans la Vie de ce magnanime Timoléon qui préféra la conscience d’une noble action à tout l’éclat de la majesté royale, cite (chap. 41) le fait suivant comme une exception saillante, comme un fait unique de tolérance dans les fastes de l’histoire ancienne. « Parmi les démagogues de Syracuse, il y en eut deux qui osèrent attaquer Timoléon. Le premier l’ayant assigné à comparaître et lui ayant demandé caution, le peuple se souleva contre lui. Timoléon arrêta le tumulte et représenta aux Syracusains qu’il n’avait bravé volontairement tant de dangers et tant de travaux que pour procurer à tout citoyen la liberté de faire observer les lois. Déménète l’avait accusé en pleine assemblée de plusieurs abus d’autorité dans son commandement. Timoléon ne répondit

rien à ses accusations; il se contenta de remercier les dieux

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d’avoir exaucé la prière qu’il leur avait faite de voir les Syracusains dire librement tout ce qu’ils voudraient. >•

Sous ce rapport, les constitutions libérales des modernes sont dignes des plus grands éloges : elles assurent des garanties individuelles à tous les membres de la société et font respecter les droits qu’elles reconnaissent à chacun d’eux. Ainsi la liberté de la presse, celle des cultes, de l’enseignement, des associations, la procédure parjurés, l’inamovibilité des juges, doivent être considérées comme de précieuses conquêtes dues à l’esprit de progrès et d'humanité.

II y a plus, pendant cette troisième période, au xv“ et au xvi® siècle, commence une époque nouvelle de voyages et de découvertes , la plus belle, la plus éclatante de toutes. Les Portugais doublent le cap de Bonne-Espérance, reconnaissent et décrivent dans leur vaste contour les côtes d’Afrique. Christophe Colomb aborde dans le nouveau monde; le vaisseau de Magellan , traversant le grand Océan , accomplit le premier le trajet immense du tour entier du globe. On doit considérer comme une époque de découvertes encore plus récente celle qui commence avec Cook, dans le siècle dernier, par l’exploration de la Nouvelle-Hollande et des archipels du grand Océan, et qui a fait connaitrc dans toute son étendue un troisième monde épars sur l’immense superficie de la plus étendue de toutes les mers; vaste division du globe qu’à juste titre on a nommée inonde maritime.

En considérant les choses d’un point de vue plus élevé et en devançant par la pensée ce que sera l’histoire des découvertes lorsque l’intérieur de la Nouvelle-Hollande et les grandes terres de l’Australie auront été l’objet de nombreux travaux et de descriptions multipliées, et que les positions de

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cette quantité prodigieuse d’iles de la Polynésie seront fixées, on sera à même d’indiquer une division plus conforme à l’ordre géographique et aux progrès réels de la science que celle qu’on a suivie jusqu’ici , puisque la nature , la géographie et l’histoire ne nous indiquent que Irois genres de divisions, savoir : l’ancien monde (l’Asie, l’Afrique, l’Europe), le nouveau monde (les deux Amériques), le momie maritime (la Nouvelle-Hollande, l’Archipel malais ou oriental, les ilesdu grand Océan) (1).

A mesure donc que s’étendait la prodigieuse conception de l’humanité, à mesure aussi s’élargissait la terre, répondant ainsi par le fait à l’idée. Les connaissances géographiques grandirent, tous les peuples apprirent à se voir, à se toucher, à se connaître, et la pensée gigantesque de l’exploitation du globe sous le rapport matériel, intellectuel et moral surgit : cette pensée est encore à son aurore, mais elle s’étendra successivement, elle finira par se réaliser, elle sera là. Alors les peuples les plus avancés prendront sous leur protection les peuples les moins avancés et leur serviront de tuteui's et d’initiateurs.

Nous l’avons dit : la troisième période du second âge humanitaire est tout entière entre les mains de deux partis opposés, l’un qui veut la réalisation des idées nouvelles et qui est armé de l’égide de la vérité, l’autre qui veut conserver le passé, les vieilles idées et les vieilles institutions, et qui a pour elle la Gorgone de la force brutale et son hideux cortège, les coups d’Etat, les polices secrètes et l’inquiète tyrannie des censures. Ceux qui , sous ce dernier régime , sont animés de

(1) Encyclopédie des gens du monde , article Découvertes , par M. If baron do ff'nlckenaer.

bonnes intentions se voient forcés de les ensevelir au fond de leur cœur, de les cacher dans le sanctuaire de leur esprit et de se réunir en sociétés secrètes qui prennent souvent une direction nuisible , parce que les membres qui les composent n’ont pas encore eux-mémes résolu le problème social dans toute son intégralité. Le parti contraire a recours aux mêmes moyens, et lui aussi, il travaille et combat à l’ombre. Dans cet état de choses, l’humanité marche suivant les inévitables lois de l’action et de la réaction, et cela s’explique. Les partisans du progrès, emportés par une aveugle ardeur, par un enthousiasme peu réfléchi , veulent quelquefois réaliser des projets défectueux, soit par rapport aux circonstances, soit par rapport au mode d’exécution ; et c’est là qu’ils rencontrent un contre-poids dans les efforts de ceux qui s’obstinent à conserver ce qui existe, qui, par cela même, maintiennent réellement le bien en le préservant de tout changement prématuré ou même de sa ruine totale, et concourent à faire mûrir les idées progressives et à leur assurer une application lente, il est vrai, mais mieux entendue et par conséquent plus solide (1).

La propagation des lumières fut puissamment activée durant cette période. La presse devint une tribune souveraine qui, du tropique au pôle, donne à la pensée la puissance de l’antique forum. L’imprimerie foudroya les préjugés et les restrictions du monde féodal , comme la vapeur foudroiera les préjugés et les restrictions du monde moderne. Par les débats publics de l’intelligence, par ce crible où doivent passer toutes les théories, la science a été épurée, clarifiée; et les

(1) M. Ahrens, discours prononcé à la séance solennelle du 14 octobre 1859, p. 28.

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hautes conceptions, les conceptions harmoniques de Dieu, de la nature et de l’humanité ont pu se faire jour; déjà quelques hommes d'élite vivent dans ces idées, disons mieux, ils vivent par la pensée dans le troisième âge principal de l’humanité , dans l’àge de l’harmonie universelle.

Ce qui caractérise la troisième période du second âge humanitaire , qui nous occupe , c’est la renaissance des sciences et des lettres ; l’esprit prétend à la direction du monde : c’est la science qui cite devant son tribunal redoutable la clérocratie du moyen âge; c’est avec la science théologale que Luther fait trembler les vieux dômes gothiques ; c’est avec la science constitutionnelle que Guillaume le Taciturne frappe le tyran des deux mondes et que les états généraux de La Haye proclament, en 1381, le dogme fatidique de la souveraineté du peuple; c’est avec la science évangélique que Cromwell fait voler en éclats le trône des Stuarts; c’est la science philosophique qui tonne par la bouche de Mirabeau.

Mais, par une conséquence de l’esprit général de cette époque, on vit échouer les améliorations conçues dans les intentions les plus louables, parce qu’elles n’étaient ni complètes, ni suffisamment mûries, ou qu’elles péchaient par les excès qu’elles trainaient à leur suite.

Et quelle était la cause de tout cela? Le défaut de synthèse , d’organisation dans la science , d’une part , et l’absence d’études historiques humanitaires, d’une autre part : théorie et pratique étaient insuffisantes et fausses, et elles le sont encore aujourd’hui. C’est pourquoi , pendant cette troisième période, il se fit un soulèvement universel et instantané contre l’état religieux et politique de la société, et la révolution française, au milieu des foudres et des éclairs, roula son char sanglant

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