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DU RAISONNEMENT

abstraction du sens des termes, et l'on raisonne sur les ternies seulement, sauf, quand on est arrivé aux dernières conclusions, à faire aux réalités exprimées par les termes l'application de ces conclusions. Le raisonnement algébrique est un exemple saillant du raisonnement fait sur des termes abstraits.

4. Le premier des trois jugements renfermés dans tout raisonnement, se nomme principe. Il est clair que la première condition de tout raisonnement vrai, c'est la vérité du principe. Or, il faut distinguer plusieurs sortes de principes : 1° les uns sont nécessaires et absolus, c'est-à-dire conçus par toute intelligence et tels qu'ils sont au-dessus de toute preuve. Ce sont tous les jugements fournis par la raison, sous leur forme universelle : point d'effet sans cause, etc. Leur contraire est V absurde-, 2" d'autres sont empiriques, c'est-à-dire dépendent de l'observation des faits : tel est celui-ci : les pressions des gaz sont en raison inverse de leurs volumes. Le contraire de ces principes est le faux; 3° d'autres sont abstraits, conventionnels ou hypothétiques; ils consistent dans une certaine abstraction de l'esprit dont l'unique loi est de ne pas renfermer de contradiction. (Voir la logique.)

5. Les principes rationnels s'acquièrent d'eux-mêmes et il n'y a nulle règle dans leur formation ; les principes abstraits, conventionnels ou hypothétiques résultent de Vabstraction de l'esprit; les principes empiriques sont le résultat d'un travail fort important qui procède du particulier et s'élève au général, ainsi qu'il va être expliqué dans le chapitre suivant.

i32 QUESTIONNAIRE DU NEUVIÈME CHAPITRE.

Du Jugement.

1. Comment rintelligence et la raison entrent-elles simultanément

en exercice?

2. Comment débute notre intelligence, et que renferment ces faits

primitifs?

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