DES PEINES ET DES RÉCOMPENSES
la conscience, présente des phénomènes tout contraires, dans les jugements qu'il porte soit sur lui-même, soit sur les autres. Il découvre constamment du bien qu'il ne fait pas, et trop d'imperfections qu'il laisse subsister. L'estime qu'il a de lui-même est humble, c'est-à-dire modérée sans cesse par la vue de ce qui lui manque. En revanche, sans faire aucune concession aux morales relâchées, il excuse volontiers les autres; et sans prodiguer l'éloge à de fausses vertus, il l'accorde avec empressement aux vertus véritables (1),