‹ Cours de philosophie élémentaireChapitre 178 sur 271 · II. — Des peines et des récompenses · texte numérisé non relu

II. — Des peines et des récompenses

i. Comme l'idée de la qualité bonne ou mauvaise d'une action renferme celle du mérite et du démérite de l'agent, cette dernière renferme à son tour celle de la récompense due à la vertu, du châtiment dû au vice. Le bonheur est conçu comme la fin légitime de la vertu, le malheur comme la fin légitime du vice. Ainsi à cet axiome que l'homme, dans ses actions, doit se conformer au bien qui est sa loi, succède celui-ci, que l'homme vertueux et l'homme vicieux, l'homme qui mérite et l'homme qui démérite, doivent recevoir ou la récompense ou le châtiment de leur conduite. Le bien comme loi obligatoire, le bonheur ouïe malheur comme suite nécessaire de cette loi accomplie ou violée, voilà en deux mots la destinée de l'homme. L'un de ces points n'est pas plus absolu que l'autre, et il n'est pas moins révoltant

(1) Ce que le cuiisliaiiisme appelle le monde ne présente, d'après les considérations qui précèdent, qu'une morale grandement altérée, où beaucoup de devoirs ne sont pas indiqués, beaucoup de choses sont permises qui devraient être défendues, et souvent les vices sont glorifiés et deviennent les titres de l'estime. Où donc chercher la rectification de cette perpétuelle déviation? Sçra-ce dans le monde lui-même?

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