‹ Cours de philosophie élémentaireChapitre 188 sur 271 · DEVOIHS ENVERS LA FAMILLE · texte numérisé non relu

DEVOIHS ENVERS LA FAMILLE

genre d'oppression ; mais encore de J 'élever par nos conseils, notre influence morale et nos exemples, à l'affranchissèment progressif qui fait en réalité toute la dignité de l'homme ; l'initiant ainsi au secret de cette liberté morale, dont la liberté civile et la liberté politique sont les conséquences et nullement les antécédents (1).

Devoirs envers la famille.

4. L'homme individuel, à proprement parler, n'existe pas. Nous sommes tous du genre humain, et nous y tenons par la famille. Le genre humain ne se compose point d'individus, mais de familles. Nous sortons de la famille à titre d'enfants, puis nous la renouvelons à titre de pères. Tel est l'ordre général, auquel on n'échappe que par exception, et l'individu qui garde le célibat, nous parait manquer en quelque chose cà l'humanité, s'il ne remplace la paternité par quelque genre de dévouement équivalent, par exemple, par le sacerdoce.

5. Ainsi, nos devoirs d'hommes sont très particulièrement dans le cercle de la famille, où ils se divisent naturellement en quatre espèces : 1" devoirs des époux ; ^"^ devoirs des parents; S'' devoirs des enfants ; 4" devoirs des frères.

6. Chacune de ces quatre espèces ressort des fonctions de chacun des membres de la famille. A l'homme l'autorité et la force ; mais l'autorité et la force ne sont pas des privilèges dont on puisse user arbitrairement ; ceux-là, comme

(i) Les véritables hommes avancés sont les gens vertueux. Autant qu'il est en eux, ils établissent ici-bas le règne de la liberté morale, d'où sortent les autres libertés. Quant à ceux qui prêchent ces libertés et méconnaissent la vertu, ils sont, malgré leurs paroles, des hommes arriéres. Vous Voulez le progrès, et vous avez raison- mais c'est par vous qu'il faut le commencer, et le commencer par la vertu et la liberté morale.

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tous les autres, sont subordonnés à la raison comme règle suprême. Évidemment le but raisonnable de l'autorité est le bien commun de ceux sur qui elle s'exerce. De même le rôle de la femme est plus particulièrement l'influence du sentiment; en toute rigueur la femme est le complément de l'homme, et sa seconde moitié, comme dans l'âme en général, les sentiments complètent les idées et réagissent sur elles. De là les devoirs généraux de la femme. Et ainsi des autres fonctions de la famille et des devoirs de ses divers membres.

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