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III. — Rapports de la philosophie avec les autres sciences

1. L'âme étant l'un des deux objets de la philosophie (parag. 1), et l'intelligence étant une des facultés de l'âme, il s'ensuit immédiatement que les sciences, comme produits de l'intelligence humaine, font partie de l'objet de la philosophie.

Les lois de la science en général et les lois de chaque science en particulier sont renfermées dans les lois de l'intelligence, et toute science doit emprunter sa législation à la philosophie. C'est pourquoi il n'y a pas de science qui n'ait une partie philosophique, pas une science qui ne puisse et ne doive fournir des questions à la philosophie.

2. En effet, toute science suppose certaines notions fondamentales, et l'emploi de certains procédés. Quelles sont ces notions, leurs caractères, leur origine? Quels doivent être ces procédés? Ces questions, auxquelles chaque science donne lieu, ne se rapportent plus à l'objet de cette science et ainsi n'appartiennent pas à cette science, mais elles se rapportent à l'intelligence .humaine, à l'un des objets de la philosophie, et ainsi elles appartiennent à la philosophie.

C'est ce qui va être expliqué par quelques exemples pris dans chacune des huit branches des sciences qui ont été énumérées précédemment (chap. prélim.).

3. Les sciences mathématiques traitent du nombre, de l'étendue et du mouvement. Elles partent des notions de ces trois choses et de celles qu'elles sous-entendent, par exemple, de la notion de force^ de celles de fini et d'infini.

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