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RAPPORTS DE LA PHILOSOPHIE

4. Les sciences physiques ont pour objet les phénomènes généraux de la matière : voilà des notions dont on peut demander l'origine. Que faut - il entendre par phénomènes? comment les connaissons-nous? qu^est-ce que la matière? avons -nous l'idée de sa substance ou seulement de ses attributs? Ce sont là des questions philosophiques dont la solution influe sur les sciences physiques. La dernière seule, résolue d'une manière ou de l'autre, donne une tout autre direction à ces sciences. Autrefois, sous l'empire de l'idée philosophique que la substance même des êtres peut être l'objet de la connaissance humaine, les physiciens se sont fourvoyés dans de vaines recherches. L'autre solution , qui nous circonscrit dans l'étude des propriétés et de l'action régulière des causes, a retranché de la science toutes les questions inutiles pour les remplacer avantageusement par des questions qui sont plus à la portée de notre intelligence.

5. Les sciences naturelles procèdent par voie de classification. Mais qu'est-ce qu'une classification ? qu'est-ce que les genres et les espèces ? les genres et les espèces sont-ils dans la nature ou non? Cette question, toute philosophique, est capitale pour le progrès des sciences naturelles, comme nous le verrons en son lieu.

6. Les sciences médicales ont, comme les précédentes, des notions dont la philosophie doit étudier les caractères et l'origine, et des procédés ou méthodes dont la philosophie est appelée à établir la légitimité. En outre, les relations de la nature animale et de la nature spirituelle de l'homme sont tellement intimes que, pour étudier l'une de ces deux natures, on est amené à demander à l'étude de l'autre de fréquents éclaircissements. Par exemple, les diverses affections de notre âme influent certainement avec

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