‹ Cours de philosophie élémentaireChapitre 22 sur 271 · AVEC LES AUTRES SCIENCES · texte numérisé non relu

AVEC LES AUTRES SCIENCES

plus OU moins d'énergie sur les dispositions du corps, el contribuent à déterminer son état de santé ou de maladie. Les affections de l'âme sont donc au nombre des causes dont le médecin doit connaître l'action ; et l'on sait, en effet, parla déposition de savants praticiens, que cette connaissance est, dans le traitement de maladies même communes, d'une grande utilité ; on pourrait faire voir comment les doctrines matérialistes et athées modifient les sciences médicales et les corrompent, mais ce n'est pas ici le lieu.

7. Les sciences philosophiques donnent lieu, comme toutes les autres, à des questions de notions primitives, de procédés; seulement, à l'exception de ce qui se passe dans les autres branches, en traitant ces questions on ne sort pas de la philosophie. La philosophie a donc le privilège exclusif de se rendi-e compte d'elle-même à elle-même. C'est ainsi que dans cette introduction, nous expliquons l'objet de la philosophie, son utilité, sa méthode, etc.

8. Les sciences dialegmatiques supposent aussi certaines notions et certains procédés qui donnent lieu à des questions philosophiques ; par exemple, elles supposent les notions de beau, d^art, de signe, de pensée, de croyance, etc. Or, ces notions en quoi consistent-elles? quelle est leur véritable valeur? C'est à la philosophie de le dire, et ses réponses influent sur la direction de l'art. Par exemple, la question de savoir si l'art doit se développer pour lui-môme ou s'il doit être subordonné à des fins utiles et morales, est une question philosophique qui, résolue d'une manière ou de l'autre, crée en peinture, en sculpture, dans tous les arts, deux écoles radicalement différentes.

9. Les sciences historiques supposent des notions non moins importantes : celles entre autres à'hoinme, deliberté, de gloire, de souveraineté, de droit, de progrès, de provi-

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