DU TOUCHER
2. Ici comme précédemment, il n'y a aucune ressemblance entre la sensation, l'impression faite sur les nerfs et le son que nous percevons, et aucune raison physique pour que l'impression fasse percevoir le son. Les conditions extérieures n'ont pas plus de rapport avec le son que l'impression des nerfs. Pour que le son ait lieu, il faut que le corps éprouve des vibrations rapides; le son le plus grave que nous puissions percevoir en exige trente-deux dans une seconde, l'octave du même son en suppose soixante-quatre et les sons harmoniques supposent des vibrations en nombre proportionnel. Voilà donc une liaison étroite, essentielle, entre des vibrations et des sons, c'est-à-dire entre des choses complètement différentes, et le même nom d€ son donné à la sensation éprouvée et à la cause extérieure qui la fait éprouver.
3. Dans les sons il faut distinguer : 1« le ton, ou le plus ou moins de gravité ou d'acuité; le la diffère du ré, etc. ; 2° l'intensité, ou le plus ou moins de force; le la faible diffère du la fort, etc. ; le timbre ou différence d'accentuation ; le la du violon diffère du la de la fliite, etc. ; 4° l'articulation, source des langues et des mots innombrables qui les composent.