‹ Cours de philosophie positive (volume 2)Chapitre 12 sur 40 · PMI.OSOPHIB POSmVE · texte numérisé non relu

PMI.OSOPHIB POSmVE

nisme {K>Htique un caractère déterminé, à iâ fois stable et progressif. Mais , outre cette propriété immédiate et spéciale, trop évidente pour exiger aucune explication , cè premier mode d'existence a une destination plus élevée et plus générale, en ce qu’il remplit , dans l’ensemble de l’évolution humaine, un office fondamental, quoique préparatoire , qui n’aurait pu être au-' trement réalisé. 11 consiste à procurer graduellement aux associations humaines une grande extension , et , en même temps , à y déterminer spontanément, dtez les classes les plus neoibrenses la prépondance régulière et' continue de ifa vie industrielle' : double résultat' nécessaire vers- lequel tend alors le développement naturel de l’activité militaire', du moins quand ^le peu!t suffisamment atteindre son but permanent) la conquête, suivant les conditions ^ér^érales > qui seront expliquées ci-après. Lorsque, denos jonniÿ on continue à préconiser systématiquem^t» les propriétés civilisatrices de la guerre, comme si elles avaient pu oonserver encore la même leur, ce n’est sans doute eâsentiellenient que îprir une aveugle imitation, dangereuse quoique sté« rile, de la politique qui a dû prévaloir dans l’antiquité, et dont la prépondérance se .fait ainsi sentir , malgré '/l’esprit du christianisme - qui la

repousse , en vertu du pernicieux absolutisme de notre philosophie politique. Mais, restrciiile à l’état social des anciens, ou à toute phase analogue du développement humain , cette apr préciation est, au contraire, d’une profonde justessC) et manque seulement de toute la plénitude énergique qui conviendrait à une telle situation. Si, chez les modernes, la guerre, radicalement exceptionnelle, est devenue plutôt funeste que favorable , à l’extension des relatious sociales, il est clair que,' chez, les anciens, l’adjonction successive, par voie de conquête, de diverses nations secondaues à un seul peuple prépondérant , constituait nécessairement l’unique moyen primitif d’agrandir la société humaine. En même temps, cette domination ne pouvait s’établir et durer sans comprimer inévitablement , p&rmi toutes les populations ainsi subordonnées, l’essor spontané de leur propre activité militaire, de manière à instituer entre elles une paix, permanente > et à les conduire par suite à la vie purement industrielle, dont l’avènement initial serait autrement inintelligible, tant celte vie, est peu conforme au vrai caractère del’homme primitif, comme nous pouvons chaque jour le vériiiér aisément par l’examen attentif du ..développement., individuel. .Telle est donc

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