‹ Cours de philosophie positive (volume 2)Chapitre 15 sur 40 · Min^OSOPIIIK POStTÏVE · texte numérisé non relu

Min^OSOPIIIK POStTÏVE

par une cause' iiiver^) les législateurs et les pliilüsophcs avaient été toujours occupés à or— gaqiser laborieusement, entre cetju’ils nommaient l’oligarchie et la déniocratie^ une conciliation du* rahle, sans pouvoir jamais y parvenir assez.

A partir du polythéisme militaire, l’étude générale de l’évolution humaine doit être nécessairement décomposée, jusqu’aux temps modernes, en deux parties essentielles, intimement mêlées auparavant sous le polythéisme théocratique ; car, malgré la corelatiou élémentaire qui. existe toujours plus ou moins entre la marche de l’esprit humain et celle de la société, il est certain que dès lors la principaîé évolution kilellectuelle*et la principale évo*liition sociale ont été^ dans le développement fon-' damental dé .l’humanité, profondément séparées, et produites, en des temps très distinpls, sous des régimes fort différens, quoique radicalement analogues. Telle est iWiginé' essentielle de la divi-> sion historique ci-dessiis annoncée entre le rûode grec et le-mode romain, à laqi^elle notre appréciation doit maintenant se subordonner! C’est aussi pourquoi, envers chacun de ces deux .modes également indispensables, nous devrons surtout nous réduire à y examiner le développement qui lui. était spécialement' réservé, en commençant par le régime. greo. Par cela mèmé que ce premier

Digiliz^ bjtGUü;!

t'HYSIQUE SOCIALE. ^4^

régime estj à tôus.égards, intermédiaire entre le régime égyptien elle r^me romain, plus intellectuel que l’un etrnoins social que l’autre , il semble-' rait, d’après un principe. logique déjà heureusement employé dans plusieurs parties .antérieures de ce Traité, que son appréciation rationnelle dût être plus nettement conçue à .la suite dç celle des deux termes extrêmes. Mais,conime le terme initial vient d’être assez earactéiisç, et que le Iccteura déjà sans doute une suffisante corinalssancc provisoire du terme Gual, il. est clair que l’avan-, tage philosoplîique inhérent à un tel ordre d’ex- •posilion ne sauràit assez compenser le’ grave inconvénient qu’il y.flurait à altérer ainsi, quoique seulement dans la forme, la conception de filiation graduelle, qui dplt certainement prédominer en toute, opération historique :> ce qui n’empêche pas toutefois que celte Inversion ne puisse ensuite être accessoirement recommandée au lecteur, à •titre d’un utile exercice. .

Un coup d’œil philosophique sur l’ensemhle de l’histoire grecque, suffit pour montrer directement que, dans cette société, l’activité militaire, quoique fondamentale et continue,^ était toujours réduite à un esspr essentiellement vague ef incohérent, sans pouvoir encore aboutir à sa grande destination sociale, par le développement graduel

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il’im système de conquêtes durables^ fonctio» politique éminemment réservée au régime rdmain. Suivant l’heureuse expression de t)e Mais^ trfe)' on peut dire en quelque sorte que la •Grèce était née divisée : puisque cet état caractéristique de. luttes intérieures, non moins stériles que continues, .entre des peuplades aussi analogues,’ a commencé dès la’ première origine distincte de cette mémorable population , et n’a cesse que par . runiverselle prépondérance de la domination ro-, maine ; si tant est d’ailleurs qu’il n’en reste point, encore aujourd’hui, des traces très sensibles. La constitution géographique de la -Grèce explique, en’partie, cette division, radicale, par l’excessive dissémination qui distingue un tel territoire, non-seulement dans l’Archipel, mais même sur le continent , naturellement décomposé en un giMind nombre de portions indépendantes, en vertu des golfes, des isthmes, des chaînés, etc. , dont .il est tant traversé. A cette condition extérieure, il faut joindre, pour copip^jétcr svdlisamment une telle explication, une cause sociale non moins essentielle j consistant dans l’identité remarquable, de ces 'diverses populations, civilisées, presque simultanément, sous l’influence d’une langue à peu près commune, par des colonies dont l’origine était semblable et la sociabilité fort ana- •

lôgue ( i). De ce dôüLle caractère fondâmenlal, U'est nécessairement résulté que chacun de.ces peuples, d’abord aussi disposé sans doute que le peuple romain (2) à pôursuivré graduellement la conquête universelle, n’a jamais pu, malgré des efforts toujours renouvelés, subjuguer finalement ses plus

(1) Le principe de la colonisation a exercé une influence tellement capiule sur la destination , essentiellement intellectuelle , de la cirilisation grecque, que l’on -peut noter les colonisations redoublées, ou poussées même au troisième degré , comme ayant le plus heureusement poncoiiFU & l’ensemble do mourement spiriinel, soit philosophique, scientifique ou esthétique : ainsi que lé témoignent si clairement tant d’éminens exemptes analogues è ceux d’Homère , de Thalès , de Py tliagore , d’Aristote même , d'Archimède , d’Bipparque , etc. On conçoit aisément, 'eu effet, que les propriétés caractéristiques do régime grec pour exciter l’évtdntion intellectuelle, deyenaicnt naturellement-d’autant pins prononcées, dans ces dérivations successives, qu’on s’éloignait davanuge de la source ihéocratiqne primordiale, sans cependant que l’esprit d* conquête pût acquérir un plus libre développement : pourvu toutefois que les altérations ne fussent pas ainsi poussées an point de dénaturer le système originaire, ce qui ne pouvait guère arriver tant qu’il y restait quelques rapports suivis avec la métropole, dont l’ascendant , politique on moral, devait y tempérer spécialement l’essor militaire.

(a) Il est clair, par exemple , que les Spartiates n’éuient esseuticllemeAt , pour ainsi dire , que des Romains^ avortés, faute d’un milieu l'onvenable', admirablement organisés pour la guerre, et ne pouvant néanmoins conquérir avea fruit. Mais cette peuplade n’en a pas moins rempli une rodis^sensable fonction dans le système total de la civilisa* tion grecque, comme propre à constituer le principal noyau militaire, dans les occasions capitales où la Grèce devait agir, et surtout résister, collectivement ; quô«iuc son aveugle antipathie contré Athènes l’ait trop iouvent conduite, en scs temps même de plus grande splendeur, .è seconder honteusement lés projets hostiles de la théocratie pcisane., qu’elle avait, en d'autres Cas, si noblement combattue.

proches voisins, eta étédès lors forcé d’allçr surtout déployer au loin son ardeur belliqueuse, suivant une marche entièremen t inverse à celle de Rome, et radicalement incompatible avec rétablissement progressif d’une domination à la .fois étendue et durable, susceptible de fournir un |)oiut d’appui vraiment solide au développement ultérieur de l’iiumanité. C’est ainsi, par exemple, que la peuplade athénienne, au moment de Sa plus écla^ tante prépondérance, dahs l’Archipel', en Asie, en Thrace, elc.j était réduite à un territoire central à peine équivalent à un moyen département français, et tout autour düquel campaient de nombreux rivaux, dont l’assujétissemeqt réel était alors justement réputé impraticable : Athènes pouvait plus raisonnablement projeter la conquête, par exemple, de l'Égypté ou de l’Asie mineure, que celle, non-seulement de- Sparte, mais même de Tbèbes ou de Corinthe, ou peut-être de la petite république adjacente de Mégâre;. quelque paradoxale que doive d’abord paraître, à. nos esprits modernes, une telle appréciation, elle n’étonnera point sans doute ceux qui ont vraimenC approfondi l’étude de cette situation politique. •• Par suite d’une telle position fondamentale , l’activité militaire avait donc, chez ces peuples, toute l’intensité convenable pour empêcher le

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développement, long-temps imminent, du régiimv théocratiquej auquel l’expulsion ou l’abaissement des rois opposait partout une puissante barrière politique, en harmotiie avec une antipathie morale très prononcée: mais, en même temps,. ces diverses- nations antagonistes, presque équivalentes en puissance guerrière, devaient se neutraliser essentiellement, de manière à empêcher cette inquiète activité d’accomplir -progressivement s:i grande .mission politique. Ainsi, pendant qtie l’humanité s’y trouvait préservée de cetto torpeur intellectuelle et morale que tend nécessairement à produire la' prolongation démesurée du régime théocràlique, la vie guerrière ne pouvait cependant y acquérir hahiluellement" assez de prépondérance pour absorber radicalement , comme -à Rome, les principales facultés dés hommes éminens, auxquels ces vaines luttes ne pouvaient sans doute, malgré les préjugés iclominans, inspirer toujours un intérêt exclusif. Telle est la grapde cause qui a réjeté, en quelque sorte, dans la vie idtellectuelle, une énergie cérébrale pontiniielle-ment excitée, e.t qué.la destination politique np pouvait siiiEsamment satisfaire: la meme inOuence agissant a u.ssi sur les masses,' quoiqu’a 'un degré l>éaucoupm9iudreyJcsdisposaitégalement à goûter, convenablement celle- nouvelle culture, surtout

aSp PHILOSOPHIE POSITIVE.

quant aux beaux-ai'ts. Cependant, celte tendance fondamentale n’aurait pu spontanément détenni' ner le rapide développement de l’évolution intellectuelle,- soit seièntifique, soit esthétique, si. les piemiers germes nen eussent été," d’un autre côté, préalablement empruntés aux sociétés tbédcratiques, par une suite naturelle des colonisations originaîpes. Voilà donc par quel concours de conditions essentielles il « enûn surgi, dans la Çrcce, une classe libre entièrement nouvelle^ qui devait alors- servir d’inappréciable organe au principal- essor mental de l’élite de l’humanité,' comme étant à la fois éminemment spéculative, sans avoir le caractère sacerdotal, et essentiellement active, sans 'être absorbée par la* guerre. En altérant de quelques degrés, en l’un ou l’autre sçns, oet admirable antagonisme, qui n’a jamais, été nettement conçu, Içs philosophes, tes savons et les artistes deineuraien t de simples* pontifes, plus où moins élevés dans la hiérairhie sacerdotale, ou devenaient d’humbles esclaves chargés dés soins pédagogiques dans les grandes familles militaires. Mon illustt:e ppédéc’esseui*, Condorcet, semble avoir entrevu- le vrai principe de ce^te mémorable situation,- mais sans avoir pu l’apprécier suflisamment, faute d’un.c saine théorie ibndanientale dé Uensemble de l’é-volution humaine, üft volt ainsi quel service capital

PHïSi<iUE Sociale. aâi

a dè^lor^ indirectement rénduà l’humanité l’essor ' coutinu de l’activité m^itaire, quoique politiqueinent stérile : sans parlèr d’ailleurs de son importance spéciale assez connue pour soustraire, à L’en> vahissement toitjoars imminent des't immenses armées tbéocratiques,' ce petit noyau de libres penseurs, alors chargés, en quelque sorte, des destinées-intellectuelles de notre espèce, qui peut-être, sans' les sublimes journées des Tbqrmopyles, de Marathon, et de Salamine, ultérieurement complétées par. l’immortelle expédition du • grand Alexandré, resterait encore, mèmè aujourd’hui, partout -plongée dans l’avilissement théocratique.

Nous aurons maintenant, assez apprécm cette grande destination, mentale du r^me grec, si nous nous réduisons ici à laxonsidération somm'aire' du développement le plus important, c’est-'àdiré , de l’évolution philosophique et scientifique) puisque l’évolution esthétiq'ne a déjà été ci-dessus convenablement caractérisée. Pour' plus de clairté, j’pnvisagerai d’abord l’essor scientifique, cômmé le plus capital eh'lui-mème, à titre dë manifesta-» tion primordiale d’an nouvel éiémént iotçllectued , ultérieurement* réservé a une prépondérance définitive, et comme ayahV^’^illeiirs profondément influé dès lors sur l’essor simultané de là plliloséphie proprement dite. *• • • '

PHILOSOPHIE POSmVE. .

Envers l’une etl’autreévolulion , le point de départ commun résultait donc de la formation spontanée, il y a moins.de trente siècles, d’une classé éminemment contemplative, composée, én dehors de l’ordre légal, d’hommeslibres, doués d’une haute intelligence et pourvus du loisir suffisant, sans aucune attribution sociale déterminée, et, par suite, bien plus purement spéculatifs que les dignitaires théocratlques, dont l’esprit devait être principalement occupé à conserver ou a appliquer leur .émineut pouvoir. Ces sages ou philosophes^ durent d’ailleurs long-temps cultiver simultanément, à l’imitation de leurs précurseurs sacerdotaux,* toutes les parties quelconques du domaine intellectuel, sauf toutefois l’importante séparation, presque iretmédiate, de la. poésie et des autres beaux-arts, en vertu d’un essor plus rapide; Mais ; cette activité £ontinue dut tendreensuite à déterminer ^duellemént une divisiorij nouvelle, première base directe de notre propre développement scieutifique, lorsque l’eSpril positif put enfin commencer à s’y manifester nettement, avee tous les vrais caractères qui lui appartiennent, malgré la philosophie, d’abord purement thcologlque et puis de plus.en plus métaphysique, qüi continua nécessairement à présider à toutes les spéculations de l’antiquité.

Celle- apparilion décisivè div véritable esprit scientifiqne, s’opéra alors,, comme c’élait inévitable, par l’élaboration des idées les plus.simpleS, les plus générales et bes plus abstraites, c’est-àdire Iss idées mathétnatiques, berceau nécessaire de la positivité rationnelle , et que ces roênies oaractèrcs devaient d’ailleurs spontanément soustraire à la juridiction spéciale de la théologie dominante., qui ne pouvait descendre à de tels détails,- seulement enveloppés implicitement sous son universelle suprématie intellectuelle. II est même certain que les idées purement arithinétiques, où ces trois attributs çorelalifs.'sont’encerB plus prononcés, furent d’abord le sujet decertaines recherçbes mathématiques', quelque temps avant que la géométrie conimençàt à se dégager de l’art de l’arpèntage, auquel elle adhérait essentielle*meut dans lés spéculations tbéocratiques. Néanmoins, le nom caractéristique de la science^ qui, depuis cette époque,' n’a jamais cessé d’être tiré de cette .par.lie principale , comme il continuerà nécessairement à l’être toujours, à. i causé de sa prépondérance rationndle, snffirait uniquement à. en constater la culture presque aussi ancienne , la géométrie proprement dite devant d’ailleûrs seule, spontanément fournir un ehamp suilisant à l’esprit arithmétique) et surtout à l’esprit algébrique ,qui

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n’en pouvait d’âbor J être séparé. Telle fut, chez le grand Thalè», l’erigine de la vraie géométrie, surtout par la formation de la théorie fondainen— tala des figures rectilignes, bientôt- agrandie par l’immortelle découverte de Pythagore, qui-. procéda d’un principe distinct , d’après la* considération, directe des aire.s, quoiqu’elle eût pu, doute, déjà résulter des théorèmes de Thalèssnr les lignes proportionnelles , si la faculté de déduction abstraite avait pu être alors.assez avancée. Le fait célèbre de Thaïes enseignant aux prêtres égyptiens à mesurer la hauteur de leurs pyramides par la longueur des ombres, constitue j. pour quiconque en saisit bien toute la portée, «n immense symptôme intellectuel permettant d’apprécier ejtactement, de part et d’autre, le véritable élut de la science , quelquefois si ridiculement e^^agéré encore en l’honneur .des .théocraties 'antiques j en même temps qu’il témoigne du progrès fondamental déjà accompli alors dans la raison humaine, ainsi parvenueà considérer enfin, sous un simple aspect d’utilité scientifique, un ordre de.phénq- . mènes où elle n’avait si long-temps envisagé qu’un sujet de terreurs superstitieuses. A partir de cette grande époque j l’esprit géométrique, bientôt alimenté par l’heureuse invention • des sections coniques V s’élève rapidement jusqu’à

PHÏSIQtK SOCKKK. aS!)

l’ëminente perfecliou qu’rl acquiert dans le- sublime génie d’Archimède,* type éternel, à tous égards, du vrai gépraèlre, et premier créateur de toutes les .méthodes fondamentale's, d’oii devaieirt découler des immenses pi-ogrès ultérieurs, quoiqu’elles né pussent alors avoir que ce caractère de particularité, nécessairement inhérent à la géométrie ancienne. 11 ne faut pas d’ailleurs oublier la voie entièrement nouvelle ouverte, en outre, par Archimède à l’esprit mathématique, commençant à embrasser aussi un ordre de phénomènes plus compliqué, en ébauchant lâ créatiorl de la* théoiiè rationnelle de l’équilibre deâ solides, et même, à quelques égard3,'-des fluides. Enfln, en s’arrêtant encore un" peu plus à un si grand nom, bien digne d’une 'telle exception, il ne serait pas inutile, à nôtre but; philosophique, de signaler ici avec quelle plénitude l’esprifscientifique s’était alors développé, chez son plus pur et plus parfait organe, eu notant aussi l’admirable fécondité de ses applications pratiqires, et surtout la dignité vraiment caractéristique si noblement manifestée par Archimède , lorsqu’il consentit à se détourner momentanément .de ses éminens travaux pour s’occuper, dans un grave besoin public , d’un ordre de conceptions aussi secondaire, où il soutint si hautement sa supériorité,

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première indication décisive des immenses services que la science devait rendre un jour à l’industrie. Après lui , et sauf peut-être Apollonius , il n’y a plus réellement à considérer, dans .l’antiquité, sous le point de vue purement • scientifique , comme génie mathématique vraiment créateur, que le grand Hipparque, trop peu apprécié, fondateur de la trigonométrie, spontanément préparée par Archimède, ainsi que je l’ai expliqué au premier volume, et auquel sont dues toutes les principales méthodes de la géométrie céleste, dont il avait essentiellement conçu le véritable ensemble, et d’avance constitué même les relations pratiques fondamentales, soit à la connaissance des temps, ou à -celle des lieux. Hors des diverses spéculations mathématiques, il ne pouvait alors certainement .exister aucune sphère, d’activité convenablement préparée pour le véritable esprit scientifique, comme l’ensemble de ceiTralté l’a déjà surabondamment démontré , et comme l’indique d’ailleurs spontanément le nom même déjà imposé à' cette science primordiale , et qui rappelle si naïvement son exclusive positivité à cette époque. Quel que soit , en réalité, l’éminent mérite individuel manifesté, sous çe rapport , par les travaux d’Aristote sur les animaux , et même antérieurement par les éclairs du .génie médical d’Hippocrate

physique sociale. zSn

sur l’çtude générale de la vie, la situalioa foiidaraeiitale de d’esprit himiain u’en pouvait être essendelleinent changée, au point de rendre déjà vraiment possifjles.des sciences aussi profondément compliquées , dont la création systématique devait être si évidemment réservée à un avenîp alors extrêmement lointain.

Bien que la nature de notre opération doive né cessairement interdire ici toute poursuite ultérieure d’un tel développement sjiécial; j’ai cependant jugé indispensable d’insister sur ce premie'r essor caractéristique de la positivité rationnelle, pour’ y marquer- l’introduction spontanée de ce grand modificateur graduel de la philosophie pri* rnitive, avecsoo dorfble attribut,' spéculatifet abstrait, indispensaMe à son,évolutfoo ultérieure, et. déjà si purement .prônoncé dans cel essai décisif. Il importe aussi de noter, à ce sujet, le génie éminefpmentspécialqiii, dès l’origine, commence inévitablement à distinguer ce.jiouvel otdre'de spéculations , par. ' opposition aux contemplations, indéterminées de l’ancienne philosopbiê. Quoique la spécialité, devenue aujourd’hui exorbitante et excHusive, puisse être maintenant, à divers égardsj' très dangereuse pom' l’ordre social , depuis que le besoin .de généralités nouvelles est 'dircclement prépondérant, il n’en pouvait être aucunement

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