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PHYSIQUE SOCIALE. UQ
sont indistinctement provoqués, par les plus éner- . giques stimulations , à trancher journellement, avec
la plus déplorable légèreté, sans aucun guide, et sans le moindre frein , les questions politiques les plus fondamentales ! Au lieu d’être surpris de l’effroyable divergence graduellement produite par + l’universelle propagation , depuis un demi-siècle , de celle anarchique tendance , ne faudrait-il pas admirer bien plutôt que, gâces au bon sens naturel et à la modération intellectuelle de l’homme, le désordre ne soit point jusqu’ici plus complet, et qu’il subsiste encore ç.à et là quelques points ' * { vagues de ralliement sous la décomposition , toujours croissante néanmoins , des maximes sociales !
Le mal est déjà parvenu à ce point que toutes les opinions politiques, quoique uniformément pui- .* sées dans le triple. fond général que j’ai analysé, prennent aujourd’hui ma caractèreessentiellement individuel, par let innombrables nuances que comporte le mélange varié des trois ordres de principes vicieux. Excepté dans les cas d’entraînement, où les divergences radicales peuvent être momentanément dissimulées pendant la poursuite • commune d’un moyen passager, dont chacun des prétendus coalisés, conserve d’ailleurs d’ordinaire le seeret espoir d’exploiter seul la réalisation, il ,•*.
* devient maintenant de plus en plus impossible de
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faire vraiment: adhérer, même un très petit nombre d’esprits, à une profession de foi politique un peu explicite, où le vague et l’ambiguité d’un langage artificieux ne cherchent point à produire l’apparence illusoire d’un concours qui ne saurait exister. Or, il importe de noter ici, comme une évidente confirmation de ce que je viens d’indiquer sur l’égale participation inévitable des trois doctrines principales à la production de ce désordre intellectuel, que cette universelle divagation des esprits actuels n’est, certes, pas moins prononcée dans le camp purement stationnaire , et jusque dans le camp rétrograde , ainsi que je l’ai déjà montré , que dans le camp révolutionnaire proprement dit. Chacun des trois parfis, en ses instansde naïveté, a même souvent déploré, avec une profonde amertume, la discordance plus intense dont il se croyait spécialement affecté, tandis que ses adversaires n’étaient point, à vrai dire, mieux partagés : • la principale différence entre eux consistant réellement, sous ce rapport, en ce que chacun sent, f pl|js vivement ses propres misères.
Dans les pays où cette décomposition intellectuelle a été régulièrement consacrée -j des l’origine de l’époque révolittiôlinaire , au seizième siècle, par la prépondérance politique du protestantisme, ,
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les divagations, sans être moins intenses, malgré leur uniformité théologiqA, olft été encore plus multipliées qu’ailleurs, parce que l’esprit humain, alors plus voisin de l’enfance, y a surtout profité de son émancipation naissante pour se livrer aveuglément à la discussion indéfinie des opinions religieuses , nécessairement les plus vagues, et par suite les plus discordantes de toutes, quand une énergique autorité spirituelle ne comprime point sans cesse leur essor divergent. Aucun pays n’a mieux vérifié cette inévitable tendance que les Élats-Unis de l’Amérique-Nord, où le christianisme s’est dissous en plusieurs centaines de sectes, radicalement discordantes, qui se subdivisent chaque jour davantage en opinions déjà presque individuelles , dont le classement serait aussi impraticable qu’inutile, et auxquelles d’ailleurs tendent à se mêler aujourd’hui d’innombrables dissidences politiques. Mais les nations assez heureusement préparées , par l’en- » semble deleurs antécédents, pour avoir essentiellement évité, comme en f rance surtout, la halte trompeuse du protestantisme, ef thea lesquelles l’esprit humain a pu ainsi, çarune transition plus nette et plus rapide passer directement de l’état, pleinement catholique à l’ctat franchement Révolutionnaire, pc pouvaient néanmoins échapper non g
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